vendredi 30 janvier 2009

Ils sont venus de là

C'est fascinant Havre Saint-Pierre! Je n'arrête pas de m'émerveiller. Je n'ai qu'une toute petite randonnée à faire pour me retrouver ici, sur le bord de la mer. Il y a de quoi être ému.

Il y a plus que le décor! C'est par là que, en 1665, est passé un bateau avec mon ancêtre à bord. Venu de Rodez dans le sud de la France, il s'était enrôlé comme soldat du Régiment de Carignan. À cette époque, la ville de Montréal ne comptait que 50 colons français. Moins de 10 ans après sa fondation, la ville agonisait. Louis XIV, roi de France acceptat d'envoyer des soldats pour défendre la jeune colonie.

Avec un peu d'imagination, je peux voir sur l'eau un grand bateau transportant une centaine de soldats très courageux, voguant entre les baleines, sous l'oeil intrigué des crabes des neiges les surveillant de la côte.


Résumons un peu ce que je vous ai déjà raconté sur le sujet.


Jean Dalpé dit Parisot 1647-1690 était originaire de Rodez dans l'Aveyron. Jacques Parizeau, ancien premier ministre du Québec, est descendant de ce même ancêtre.


L'origine du régiement de Carignan:
Le régiment de Carigan avait été fondé, semble-t-il, dans la lignée de certains croisés, tous catholiques, en quête de missions d'inspiration chrétienne. L'évangélisation de nouvelles colonies, en Amérique allait leur en donner l'occasion. Soit dit en passant, je ne veux pas me mêler des intentions passées de mes ancêtres. Je m'en dissocie pour éviter toute représaille (sourire).Recevant un jour Mgr de Laval à Versailles, Louis XIV lui promet d'aider militairement la Nouvelle-France.

Un régiment de l'armée royale avait pris part à toutes les guerres de la monarchie, depuis plus de vingt ans, et s'était couvert de gloire en combattant les Turcs. C'était le Régiment de Carignan.

Le premier contingent était arrivé à l'automne 1953 après bien des aventures. L'ancêtre de ma conjointe Laure, Pierre Desautels, était du nombre. Le mien arriva en 1665. Et les deux devinrent beaux-frères. Après le traité de paix conclu avec les Iroquois, 400 soldats du régiment de Carignan étaient restés au pays. C'était le désir du roi que certains restent pour protéger et faire grandir la colonie. En plus d'octroyer des terres à ces anciens soldats devenus agriculteurs, il fallait offrir des filles à marier. Un bateau de filles du roi fit la joie des soldats. Des 1000 filles qui avaient entrepris le voyage, seulement 800 arrivèrent en Nouvelle-France. Pour plus de détails cliquez sur les filles du roy.

Filles de petite vertu ces jeunes femmes arrivées en 1665 pour peupler la Nouvelle-France? Certains disent que oui. D'autres rappellent qu'elles avaient été sélectionnées une à une par les religieuses et qu'elles étaient en bonne santé. La preuve? Vingt ans plus tard, elles avaient fait tripler la population.
En peu de temps on passa à 4000 résidents, puis à 6000. Il était d'ailleurs très mal vu à cette époque qu'une dame reste veuve longtemps.

Mon ancêtre, Jean Dalpé s'établit à Verchères. En 1690, 25 Français, dont mon ancêtre, attaquent une centaine d'Iroquois. Il fut tué à l'âge de 43 ans. Il n'avait que 18 lorsqu'il arriva en Nouvelle-France.

Ils étaient heureux et eurent de nombreux enfants.
Mais bientôt un problème se posa. Les enfants apprirent vite qu'il était plus payant de partir courir les bois et faire la traite de la fourure. Je ne sais pas si on faisait à l'époque des mitaines de castor et des bottes de loup marin. Mais les européens raffolaient de la fourrure.

Son petit fils s'installa dans un endroit portant le nom de Le Portage. C'était effectivement une zone où l'on devait porter son canot d'un cours d'eau à l'autre. C'était un sentier fort fréquenté par les amérindiens et les courreurs de bois. Cet endroit devint une des premières seigneurie en Nouvelle-France.

Cliquez sur l'image



À suivre...

mercredi 28 janvier 2009

Un marsien dans la ville

Voici de quoi j'avais l'air ce matin en prenant ma marche. J'ai pris la photo juste avant de partir. Je le jure! Courageusement, j'ai marché d'un pas alerte, n'hésitant pas à faire quelques détours au hasard pour mieux apprécier la nature.

Lorsque, une heure plus tard, je suis arrivé au bureau de poste, il y a avait un colis. Je me suis adressé à la réception. La dame m'a regardé, a regardé à terre, puis elle a pouffé de rire. Vous n'êtes pas habitué au froid vous monsieur? J'ai remarqué que personne n'était déguisé comme moi.

J'ai dit: Je pensais que c'était toujours froid comme les autres journées ici. Elle n'a pu s'empêcher de rire à nouveau, l'air de dire: le Pôle Nord, c'est plus haut monsieur!

Cliquez sur la photo
La marche m'a fait du bien. J'avais l'impression de marcher, côte à côte, avec le bonheur, le vrai celui qui nous suit partout. Quand on est seul, on pense.

Je me rappelais ce fameux livre d'Ernest Hemingway "Farewell to arms". Le film que j'ai vu dans mon adolescence, je m'en souviens encore.
C'est l'histoire d'un américain malheureux chez lui dans sa maison familiale.

Il s'enrôle dans l'armée pour l'aventure, se refaire une vie. Il est blessé et doit être amputé. Le titre Farewelle to arms est un jeu de mots. On pourrait le traduire par Adieu aux armes ou Adieu aux bras. Il réalise un peu tard que le malheur il n'est pas autour de lui mais en lui. Il revient chez lui. Son père est mort.

Il est nostalgique. Il prend conscience du fait qu'il aurait dû apprécier chercher son bonheur plus près au lieu de fuir. Vous savez sans doute qu'Ernest Hémingway s'est suicidé avec un fusil de chasse.

Je n'en suis pas là. Laure et moi, nous sommes aussi partis au loin pour l'aventure. Nous sommes gâtés. Contrairement à Hemingway, le bonheur était déjà en moi lorsque je suis parti de Sherbrooke à Havre Saint-Pierre, 1100 Kilomètres plus loin.

Je crois que ce n'est pas pour trouver le bonheur qu'il faut s'éloigner de chez soi. Il faut l'avoir dans ses bagages avant de partir. C'est dans ces conditions qu'il nous est le plus fidèle et qu'il peut grandir, en dépit des circonstances. C'est ce que je me disais la tête bien au chaud dans mon casque de foururre de renard.

Perdu dans mes pensées, j'ai vu tout à coup que j'étais près de la mer. Une vraie jouissance! Et j'ai pensé èncore à ma chance. Heureusement que mon auto ne partait pas. Imaginez si elle avait démarré. Si j'avais été dans son intérieur, au lieu de marcher. J'aurais pu manquer de frein, tomber droit dans la mer et être avalé par une baleine! Plouff! Plus de Jackss! Fiou! Quelle chance j'ai eu !

Le Jacks dans la baleine disait
Je voudrais bien m'en aller papoum, papoum (bis)

Je vais m'arrêter avant que vous me demandiez... le nom de mon pusher.

mardi 27 janvier 2009

Poc cop!

J'avais pensé ne plus vous parler de mon auto. Pour un gars, paler sans arrêt de son auto, ça fait un peu macho! Mais, que voulez-vous, il faut au moins que je vous en parle un peu. J'ai déjà signalé'un petit détail qui est passé inaperçu.

Au départ de Sherbrooke, si vous vous souvenez, il faisait tellement froid que je n'avais pas réussi à verouiller la porte arrière. Après un certain temps, j'avais entendu : Pop! Poc! J'ai sursauté, froncillé un sourcil. Ouf! C'était pas la porte arrière. Elle était fermée. Puis une autre fois: Pop! Cop! Mon Dieu! que je me suis dit. Ça va pas. J'ai stationné l'auto sur le bord de l'autoroute. Je suis sorti. J'ai examiné l'arrière. Tout était normal. Ou presque...

Un peu plus loin: Poc! Pop! Toc! Nous avons pensé que c'était de la glace qui décolait du toît. Mais après 800 kilomètres...l'hypothèse ne tenait plus. On s'était habitué aux Pop! Cop! Toc!

Arrivés à Havre Saint-Pierre, nous avons été logés à l'hôtel pendant 2 jours en attendant que notre appartement (studio) ne soit prêt. Puis j'ai déménagé une partie de mes effets à la mauvaise place parce qu'on m'avait donné la mauvaise clé. Quand j'ai eu la bonne clé, j'ai tout sorti de l'auto. C'est là que j'ai découvert la clé du mystère. Le Pop! Pop! Toc! mystérieux, c'étaient les bouchons des bouteilles de vin qui sautaient. Nos vêtements et certains bien précieux sentent le vin. Rouges de colère? Mais non, il faut être philosophes dans les pays nordiques. On a moins le sang chaud.

Cliquez pour mieux voir.
Pas d'auto? Il y a une solution écologique: l'autobus. Ça tombe bien, devant la maison, il y a un arrêt d'autobus: l'autobus no.18. C'est un drôle de hasard. C'est exactement comme à Sherbrooke. Le même numéro de circuit en plus! Nous avons un arrêt d'autobus devant la maison. Sauf qu'ici, je n'ai jamais vu d'autobus. Au dessus, il y a aussi une pencarte: Route des baleine. Ils sont rigolos: je n'ai jamais vu de baleine non plus devant ma maison. Il faut dire que les baleine ne savent pas lire.

Bon! Même si un gars aime parler des autos, parlons d'autre chose. La température. C'est incroyable un froid pareil. Une température de -43 degrés Celsius. C'est quelque chose. Il faut être bien habillé. J'essai de penser comment Pais Hilton aurait pu passer au travers un temps pareil.

Voilà, j'ai réussi à parler de mon auto, de la température, de jolie femme. De parle je parle maintenant?

Aujourd'hui, c'est la journée des vidanges. C'est plus simple qu'en ville, je veux dire Sherbrooke. Il n'y a qu'un seul bac à mettre au chemin. Les bacs verts pour la récupération et bruns pour le composte, ici ça ne fonctionne pas.

Qui a dit que je m'ennuierais à Havre Saint-Pierre en hiver ?

Autre observation: Les photos ci-haut ont été prises ce matin. Avez-vous remarqué que, sur toutes mes photos, le ciel est toujours d'un beau bleu et sans nuage. Pas de pollution! L'air est bon à respirer. Pourquoi un jour ça ne serait pas comme ça partout?

lundi 26 janvier 2009

Vive le vent, vive le vent du Nord!

Finalement, j'ai marché pendant tout près de 3 heures...
Température: - 29 degrés Celsius
Avec le facteur éolien: - 43 degrés.

J'ai marché un peu plus d'une demie-heure, sans escale. Puis comme me l'avait conseillé hier notre amie Delphinium, je me suis arrêté à plusieurs endroits pour me réchauffer. J'en ai profité pour faire connaissance et essayer d'impressionner en disant que je venais de Sherbrooke. Je n'ai impressionné personne.

Tenez! Voici un bon exemple: un magasin de vêtements sports. On m'avait vanté ce commerce en me disant que je venais de manquer la vente de 50 à 75%. Par temps froid, à ce qu'on m'avait dit, c'était la place pour bien se vêtir. On m'avait vanté les mitaines en peau de castor, les bottes de loups-marins (phoques).

J'entre. Je regarde. Je remarque que les dames à l'acceuil ont du charme. Sans perdre de temps, je vais droit au but: Je viens de Sherbrooke. Il fait froid. Je veux des vêtements chauds. La jolie dame me répond du tac au tac: Sherbrooke est une ville plus froide que Havre Saint-Pierre. Et vlan! Elle trouve que je suis bien équipé pour faire face au froid: chapeau de fourrure de renard qui me couvre la tête, les joues, le cou, bon manteau Kanuk, grosses mitaines, grosse bottes au genou rembourrées de fourrures.

La dame me dit qu'elle vient de Sherbrooke où habite encore sa mère, plusieurs membres de sa famille. Elle y vient souvent. Pour elle, Sherbrooke c'est pas si loin. Sherbrooke, c'est plus froid parce que plus humide. Whoops! À l'avenir je vais me calmer et modifier ma façon de me présenter.

Je réoriente la discussion: les vêtements typiques du coin. Je demande:
- Vous avez des mitaines de castor?
- Oui. Ici. (elle me montre une boîte sur le comptoir)
- Très belles! Combien ?
- 300$
- Bon! Au fond, les miennes font l'affaire.
Vous avez des bottes de loups-marins ?
- Oui.
- Combien ?
- 700$
- Je vais en parler à Laure, ma copine.
C'est elle qui aime les bottes de loups-marins.

Cliquez sur se protéger du froid (lien intéressant)

Autre station: le garage où je dois faire réparer ma fourgonnette. En entrant, le proprio m'accueille avec un large sourire:

- Bonjour monsieur D. Comment allez-vous ce matin ?
Imaginez, il se souvient de mon nom, m'accueille avec le sourire. Un peu plus et il me sautait dans les bras.
Il ne faut vraiment pas se fier à sa première impression.
Je lui dis que je suis renversé par sa gentillesse.

Conclusion: Le froid est sec. Bien vêtu, on peut marcher pendant des heures. Face au vent, je ressentais comme un petit pincement aux joues, sans plus. C'était agréable. Si j'avais le choix du lieu où finir mes jours, c'est ici que je voudrais être.

Je serais bien malheureux dans un pays sans neige. Quand vient le printemps, j'éprouve toujours un peu de nostalgie en voyant partir la neige. Sauf que, souvent elle a perdu de sa blancheur. Dans les villes que j'ai connues jusqu'à maintenant, on recouvre les rues de sable pour les rendres moins glissantes.

Ici, j'aime le respect qu'on a pour la neige. J'aime la façon de déblayer les rues. Dans les grandes villes, quand la charrue passe, elle obstrue les entrées de cour. La neige qu'on y laisse est lourde et dure à envlever. Ici, d'énormes souffleuses suivent la charrue et envoie la neige dans les cours des maisons en orientant le jet qui propulse la neige à la bonne place. Ainsi on respecte à la fois la neige et les citoyens.

Photo prise de la fenêtre de notre chambre à coucher . Remarquez le ciel encore tout bleu! Chacun a droit à son petit tas de neige immaculée dans sa cour. Ça me fait penser aux paysages de mon enfance.

J'ai déjà eu le plaisir de me trouver en Alsace et en Belgique à l'automne 1997. Il faisait environ -5 C. Pas très froid. Mais à cause de l'huminidité, nous étions incapable de rester dehors. Je support plus facilement une -45 degrés sans humidité qu'un - 5 degrés avec humidité.

Un voyage comme celui-ci apporte beaacoup au plan de la nature, nos liens avec le côté sauvage de la nature, ces petites bêtes qui qui vivent en harmonie avec elle. Est-ce vrais que les bêtes sentent quand on les aime et qu'il nous le rendent bien ?

Si je rencontre un loup dans la nature, qu'il me fascine, est-ce que je peux aller le flatter sans danger? Le prendre dans mes bras, le bercer ? Est-ce que les loups les plus gentils vont au ciel ? Si les avocats y vont, pourquoi pas eux ? (sourire).

Quand je pense à l'avocate qui réclame 50 millions pour cette jeune sud-américaine... Sa fameuse phrase sur les femmes qui sont des vaches à produire des veaux...ça se passe de commentaires... Et les enfants dans tout ça? Ils sont maintenant identifiés. Le droit familial ne s'est pas anobli avec cette cause.


Beaux yeux!
Beau sujet pour une toile de Encre.

Le loup, il vous fait penser à quelqu'un?

dimanche 25 janvier 2009

Plus besoin de freins

Je n'ai plus besoin de freins. L'auto ne part plus. À quoi ça sert des freins quand l'auto ne part pas? J'avais découvert un truc: foncer dans un banc de neige pour arrêter. Plus nécessaire!

La fourgonnette est comme un cheval rétif. Mais je la comprends. Mettez-vous à sa place. À chaque fois que j'ai de la difficulté à freiner, elle se retrouve le nez dans un banc de neige. Pas folle, elle refuse de partir.

Cette situation présente de nouveaux avantages. Tenez! Je dois absoluement passer à la banque demain. Je n'ai pas le choix: je devrai marcher.

Il parait qu'il n'y a rien de plus écologique et de meilleur pour la santé. J'y prendrai peut-être goût. Peut-être que je ne voudrai plus me déplacer qu'à pieds. Le fait de consommer moins d'essence contribuera à faire baisser le prix de l'essence.

Un prix d'essence trop élevé augmente l'appétit des pays producteurs. Il s'en suit des guerres, des tortures, des enfants soldats. Il parait même que la soif du pétrole a rendu fou un ancien président des États-Unis d'Amérique. On dit même qu'au Canada...
Je vous laisse le soin de deviner la suite.

Faites de la marche et non la guerre!




Je m'emballe un peu. Je sais. Je n'irai pas jusqu'à prôner le retour des chevaux ni des traîneaux à chiens. Mais j'en suis un peu nostalgique.


Demain, c'est la marche, la vraie marche. Depuis que je suis arrivé, ce qui m'impressionne le plus, c'est le bleu d'un ciel sans nuage. Pas de smog. Respirer l'air pur, c'est une sensation très agréable. On a le goût de prendre de profondes respirations.


Demain, je prends l'air. À pieds. Du moins, j'en ai l'intention. Avec le facteur refroidissement, on annonce - 41 degrés Celsius. Si vous voulez savoir de quoi a l'air un Sherbrookois qui prend de longues marches à une telle froidure, revenez visiter ce blogue... Invitez vos amis à venir le lire avec vous. (sourire)

Pendant que j'affronterai avec courage le froid dans ce qu'il a de plus cruel, Laure sera à son travail dans ce magnifique hôpital sur le bord de la mer. Elle voit la mer de sa fenêtre...

samedi 24 janvier 2009

Moyen détour!

Mon blogue porte bien son nom: détour improvisé.
J'avais commencé à vous parler des premiers colons de Nouvelle-France en général, de mes ancêtres en particulier.

J'ai ensuite fait un premier détour pour vous parler de mon déménagerment de Sherbrooke à Havre Saint-Pierre sur 1100 kilomètres de long. J'ai parlé de mon voyage, mon nouveau milieu de vie, les premiers problèmes d'adaptation. J'avais intitulé le dernier billet: Des regrêt?

Suite à la question de Julie, j'ai fait un autre détour pour parler avec passion de ma région d'origine: Sherbrooke, la Reine des Cantons de l'Est du Québec.
Cliquez sur la phto pour plus de détails

J'ai fait un autre détour pour vous parler de l'aventure de mon fils à Sherbrooke, aventure médiatisée dans La Tribule, le Journal de Sherbrooke.

Voilà bien des détours improvisés. Permettez-moi de faire le parcours à rebours jusqu'à mon premier détour où j'ai laissé mes ancêtres dans la neige, la misère, le froid.

Des regrets ? La suite...

Non, rien de rien, non je ne regrette rien. Cliquez pour entendre Piaf.

Nous n'avons rien perdu de notre excitation du départ. Je le suis peut-être même encore plus. Je vous expliquerez pourquoi dans mon prochain billet. Si vous connaissez la région, vous pouvez tenter un explication. Même si vous ne la connaissez pas, vous pouvez dire en quoi une expérience comme la mienne, loin des grands centres, pourrait vous attirer:

la forêt ? la mer? les sport d'hiver?, les fruits de mer? le dépaysement, la mentalité des gens, la proximité d'une culture autochtone ?

Pour vous inspirez, je vous donne un aperçu du déneigement. Plus simple qu'à Montéal. On ne laisse jamais la neige s'accumuler. Pas d'abrasif. On laisse la neige en bordure de la route. Pas besoin de l'enlever. Et lorsqu'on n'a plus de frein, pas de problème. On n'a qu'à choisir le banc de neige où on veut foncer.


Nous demeurons sur cette rue, côté gauche

Nouveaux médicaments miracles

Il y a toutes sortes de nouveaux médicaments de nos jours. Pour la liste complète des médicamnts, leurs particularités, leurs effets, cliquer sur médicaments.

Il y en a pour tous les goûts: les anti-dépresseurs le viagra les pilules anti-conceptionnelle les pilules de lendemain les pilules du viol les boissons energisantes les boissons dégrisantes les analgésiques les somnifères les hallucinogènes le contrôle de défaillance en santé mentale l'acidité de l'estomac les migraines les pilules pour faire disparaître la mémoire, les inhibitions les anti-convulsifs les pilules du désir

Depuis 1985, la part des médicaments dans les dépenses totales de santé au Canada n'a cessé de grimper. En 2007, les dépenses en médicaments auront atteint 26,9 milliards de dollars, soit 16,8 % des dépenses totales de santé. Parmi les principales catégories de dépenses de santé, les médicaments représentent la deuxième part en importance, après les hôpitaux. Voir la suite

Un nouveau médicament infaïble vient d'être développé
Un nouveau médicament vient d'être découvert par Pfizer. Il est, semble-t-il, merveilleux pour sauver les couples et il a peu d'effets secondaires. Je vous passe le tuyau et vous transmets le nom: « DICOMEL » Essayez-le. Vous m'en reparlerez. DICOMEL = "Dis comme elle"

Ce vidéo m'a été envoyé par le rêveur. Il est l'auteur du montage. Bravo!
video

mercredi 21 janvier 2009

Des regrêts?

Julie a dit...
Je souris...Je cherche où se trouve l'Estrie car je n'ai jamais (désolée) entendu parler de cette région et je découvre qu'Estrie veut dire Canton de L'est...Sache cher Jacks que j'habite un petit coin de Belgique qui s'appelle aussi Canton de l'Est.Le hasard est bizarre,non???

J'ai trouvé le commentaire de Julie suffisamment intéressant pour prendre le temps d'en faire un billet. Pour voir le trajet que nous avons emprunté de Sherbrooke à Havre Saint-Pierre, cliquez sur Carte

Vous voyez la ville d'où je viens Sherbrooke , la ville la plus importantes des Cantons de L'Est, située près du Vermont et du Maine aux États-Unis. Ce n'est pas un hasard. J'y reviendrai.
La ligne bleue en gras vous montre la route que nous avons suivie. Vous voyez le trajet que nous avons fait en traversier de Matane à Godbout sur la Côte Nord. De Godbout à Havre Saint-Pierre, c'est de la forêt à perte de vue. Havre Saint-Pierre est une toute petite municipalité de 3600 habitants. Et pourant, c'est la plus grosse municipalité à des centaines de kilomètres à la ronde.

Les gens viennent de loin pour y trouver des services de base. Un exemple éloquent: Pour accoucher, une femme doit aller à l'avance à Sept-Ils à 225 kilomètres de Havre Saint-Pierre. Elles s'y rendent normalement 2 semaines avant la date prévue de l'accouchement.

Sherbrooke est aussi une des villes les plus importantes du Québec. On a vraiment de tout. Il y a une université reconnue mondialement. Le lien suivant permet de voir un vidéo très intéressant sur l'université de Sherbrooke. Vous pourrez y voir aussi de belles images de la ville elle-même. À voir! Vous voudrez y vivre!

Le vidéo précédent parle de l'Université francophone. Il y a aussi une université anglophone qui ne manque pas de charme. Cette université forme aussi des joeurs de football. On vient de plusieurs provinces du Canada pour étudier là.


Nous avons quitté l'une des villes les plus convoîtées au Québec: Sherbrooke (Cliquez sur le lien pour plus de détails). Il y a 250 000 habitants, des décors de rêves, à 30 minutes de la frontière américaine. Sherbrooke a souvent été classée comme la ville ayant la meilleure qualité de vie au Canada: coût le la vie raisonnable, bas taux de criminalité, ressources culturelles, administratives, sociale, etc.

Je vous invite fortement à voir le lien Cité des Rivières.




Comme je viens de le mentionner, les Cantons de l'Est aussi appelés L'Estrie ont été peuplés par des américains loyalistes, restés fidèles à la Couronne britannique peu après la déclaration d'indépendance des États-Unis.

Curieusement, de l'autre côté de la frontière aux États-Unis, dans la région qu'on appelle La Nouvelle Angleterre, il y a beaucoup de descendants en provenance du Québec (Canada français). Il y a là plusieurs patriotes canadien français qui s'y sont réfugiés après la rébellions des patriotes en 1837. Il y a là de mes ancêtres.
Plusieurs personnalité connus viennent d'ailleurs du Québec et avant de la France. Madona, par exemple avait une grand-mêre Fortin originaire de la vallée du Richelieu au Québec, près de Montréal. La mienne aussi est une fortin. Hihi! Hilary Clinton a des origines québecoise. Il y a beaucoup de Dalpé (mon nom) en nouvelle angleterre. Mes ancêtres étaient des patriotes assez batailleurs. J'en reparlerai.

Les loyalistes anglais qui ont d'abord développé la région lui ont donné une architecture et une nature sans pareil. Les fôrets du Québec ont été presque totalement dévastés par les américains qui sont venus y chercher le bois franc de meilleure qualité. Il s'agissait d'arbres centenaires. Des lois défendaient aux américains d'abattre ce types d'arbre de leur côté de la frontière.Les Cantons de l'Est (Eastern township) ont échappé à la catastrophe parce que les habitants d'origine anglaise possédaient d'énormes terres et défendaient jalousement leur territoire. L'Estrie est réputée pour ses montagnes, ses lacs, sa vie culturelle et sportive.

Il y a plusieurs attraits touristiques savoureux en Estrie. Permettez-moi d'en présenter un: l'Abbaye St-Benoit-Du-Lac .

Cliquez sur l'image Lien fort intéressant!
L'endroit est magnifique. Je ne sais pas si c'est encore comme ça aujourd'hui, mais à l'époque, on pouvait réserver une chambre gratuitement et avoir trois repas pour le même prix. L'accueil des voyageurs, ça faisait partie des coutumes des moines de St-Benoit-du-lac, les bénédictins.

Lorsque j'étais jeune étudiant, on ne pouvait vivre à Sherbrooke sans parler anglais. C'était la lange de la majorité. Mais le nationalisme québecois a fait son oeuvre. Aujourd'hui les seuls anglophones qui restent parlent français. Les deux communautés vivre en parfaite harmonie, ont de l'admiration l'une pour l'autre.

Lorsque Laure a fait application pour travailler sur la basse Côte-Nord, le directeur qui lui a fait passer son entrevue de sélection lui en demandé: Comment pouvez-vous faire pour quitter la belle région de l'Estrie et vivre ici?

C'est vrai qu'ici, à Havre Saint-Pierre, c'est un tout autre monde. Les petites aventures s'accumulent. Nous n'avons plus de véhicule. Nous n'avons aucune idée quand on pourra le réparer.

Pensez-vous que nous regrettons notre choix? Ça nous donne quoi d'être ici?

A suivre...


mardi 20 janvier 2009

Étoiles de neige

Notre gîte, vue avant. En fait c'est un duplex. L'extérieur est d'apparence modeste. Mais l'intérieur est très chic et surtout très bien équipé.


Vue arrière.


C'est l'extase! Il m'est arrivé souvent de croiser le bonheur. Plus j'avançe en âge, plus je le rencontre souvent. Un hasard? Mais je n'aurais jamais cru pouvoir m'installer chez lui. Ici. Il faut dire qu'il était bien caché. Il faut rouler longtemps pour arriver ici. On se demande même si on n'a pas dépassé la frontière de la civilisation telle qu'on la connaît.

Dans mes récents billets, j'avais trouvé un lien extraordinaire sur les premières nations. Havre Saint-Pierre où je me trouve s'appelait autrefois La pointe aux Esquimaux. Il y en a beaucoup ici. On les appelle mainenant les Inuits.

ESQUIMAUX ( Ayaskimeow : mangeurs de chair crue), nom générique appliqué aux Sauvages du Groenland, de Terre-Neuve, du Labrador et du pôle arctique du Canada.

Ces tribus, considérées comme les plus misérables du globe, ont été les premières visitées par les explorateurs européens, ensuite par les pêcheurs de Terre-Neuve et par les commerçants de fourrures. Pendant près de 400 ans, le passage du Nord-Ouest en Chine a hanté les rêves des navigateurs anglais, espagnols, portugais, français, danois : l'entreprise a été couronnée de succès, par M. Roald Amundsen en 1903-1906. Mais la plus belle découverte a été celle des Esquimaux, que l'on rencontrait à chaque voyage et sur chaque point du pays dont on explorait seulement le littoral. Pour la suite de ce texte, cliquez sur Esquimaux.
Pour bien connaitre ce peuple faisant partie des premières nations, Laure aura une formation donnée par un de leurs représenants. Une chance inouîe.

Je suis au 7è ciel. C'est ce que je me disais en me levant ce mation. J'ai été reconduire Laure dans ce magnifique hôpital face à la mer. On dit que Dieu éprouve ceux qu'il aime. Je ne peux me prononcer sur cette affirmation. Mais je pense que le bonheur lui le fait. Il éprouve ceux qui l'aiment. C'est comme nous donner le moyen de savoir si on peut rester avec lui même quand ça va mal. Le test!

À suivre...

lundi 19 janvier 2009

Le Jour J

Aujourd'hui est un jour mémorable dont je vais me souvenir toute ma vie. C'est le 19 janvier 2009. Barack Obama fait son entrée à la Maison Blanche et Laure fait son entrée au CSSS de la Minganie, au bord de la mer, à Havre Saint-Pierre.

Et il y a de l'action. On ne sait jamais ce qui nous attend d'une minute à l'autre. Tenez hier, par exemple. Au moment où nous voulions aller souper, je me rends compte que la fourgonnette ne veut pas démarrer. Le froid la dérange. Comme par hasard, un nouveau client se présente dans le stationnement de l'hôtel en même temps que le propriétaire de l'hôtel.

Nous parlons de notre problème. Nous voulons prendre un taxi. Pas taxi à Havre Saint-Pierre. Pour être plus précis, il y en a un. Mais il ne travaille pas tout le temps. Le nouveau client nous offre de nous amener au restaurant La Promenade, sur le bord de la mer. Nous prenons le repas avec lui. C'est un ingénieur minier qui se trouve là par affaire. Il est chimiste. Pas facile pour lui actuellement, il a eu congédier des travailleurs à cause de la situation économique. Il doit composer avec les pleurs, le découragement, l'incompréhension. Très belle rencontre. Il nous ramène à l'hôtel.

Ce matin, la fourgonnette refuse toujours de partir. Par chance, nous rencontrons une nouvelle cliente. Le hasard fait bien les choses. Elle a tout ce qu'il faut pour redonner de la vigueur à la batterie. J'avais peur que ce soit plus grave. Jusqu,ici, chaque fois que nous avons un problème, c'est une occasion de nous lier à quelqu'un d'intéressant. On dirait qu'il y a comme une pépinière d'amitiés fécondés par des petits malheurs. Alors, emmenez-en des malheurs!

Je me prépare à me rendre dans notre appartement. J'ai hâte de voir si je vais avoir accès encore à Internet. Sinon, je me ferai d'autres amis.

Pendant ce temps, Laure est au travail. C'est vrai j'ai oublié de vous montrer l'hôpital oû elle travaille.


Imaginez,hier j'ai rencontré par hazard une infirmière qui prenait une marche devant l'hôtel. Elle m'explique qu'il manque cruellement d'infirmières. Pourtant, ce n'est ni le décor ni la chaleur des habitant de la place qui font défaut! Comment expliquer?

Comment expliquer aussi que dans d'autres parties du monde des décors paradisiaques soient transformés en enfer ?

dimanche 18 janvier 2009

La mer promise

Le premier soir, nous nous sommes arrêtés à Matane.
Au Quality Inn, plus précisément. C'est là qu'un problème a réussi à en créer un autre.

Ma fourgonnette était chargée de bagage à pleine capacité. Je ne pouvais toujours pas verrouiller ma porte arrière. Une conséquence du froid intense depuis plusieurs jours. Il faisait - 27 dégrés sans tenir compte du facteur vent qui était important. Ça m'a rassuré. Je me suis dit qu'avec un froid pareil, il n'y avait personne d'assez fou pour voler quelque chose. Donc, pas nécessaire de verouiller les portes.

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Le lendemain, lorsque je suis entré dans la fourgonnette, il n'y n'avait pas de temps à perdre. Nous avions réservé une place sur le traversier de Matane. Il fallait être là pour 7h15 A.M. C'était le seul avant le lendemain après-midi. Au moment de démarrer l'auto, le démarreur ne fonctionnait pas. Avec un froid pareil, il y a des problèmes auxquels il faut s'attendre. Après quelques tentatives, la fourgonnette se mit en marche.

Traverse de Matane




Le trajet en traversier se fit en 2 1/2 heures. En sortant, j'ouvre ma fenêtre. Impossible de la refermer. Vous comprenez le problème? Imaginez, faire 500 kilomètres, la fenêtre ouverte à - 23 degrés. A force d'essayer, nous avons fini par régler le problème. Ouf!

Le trajet m'a impressionné. J'ai pris la mesure de l'étendue du territoire. Durant tout le trajet, on ne rencontre que deux villes: Port Cartier et Sept-Iles. Cette dernière est une grande ville digne de ce nom avec Mac Do, Wal-Mart, etc. Puis, il y a des épînettes, des épinettes, des épinettes. De temps à autres, on croise un autre véhicule. Ils sont très rares. Les centaines de kilomètres se succèdent. De temps à autre, dans une courbe, on aperçoit la mer que l'on peut suivre pendant quelques kilomètres avant de disparaître. C'était le bonheur total. Un détail m'a frappé. À 15h45, la noirceur était très avancée. Je me suis demandé si c'était dû au fait que nous étions au nord du 50è parallèle.

Quand nous sommes arrivés à Havre Saint-Pierre, nous étions émus, le coeur en émoi. Nous étions arrrivés à bon port, tout excités de voir la nature de l'appartement qui nous attendait. Notre nouveau nid d'amour. Nous nous sommes rendus au Centre de Santé où Laure doit travailler. L'endroit nous faire rêver. Le Centre se trouve directement sur le bord de la mer.

Au lieu de nous remettre une clé, on nous remet une enveloppe. Le contenu comprend un message nous informant que notre appartement ne sera près que lundi en après-midi. Petite déception! On nous réfère à l'Hôtel du Havre. Nous sommes les seuls clients.

Voici notre camionnette seule dans le stationnement de l'Hôtel.




Et voici le décor en face de l'hôtel.
Aujourd'hui dimanche, nous avons regardé la télé, le spectacle de l'entrée en fonction de Barack Obama. J'ai eu les larmes aux yeux en regardant le spectacle. Voir tellement de gens heureux, plein d'espoir m'émouvait. Quand je parle d'avoir eu des larmes, ce n'est pas un jeu de mot.

Mais, juste après l'émission, j'ai eu une occasion de pleurer. Mais cette fois-là, c'était sur notre propre sort. Un autre imprévu... On ne peut pas être chanceux tout le temps...

À suivre...