lundi 14 octobre 2019

Sourire d’automne


En ce jour de l’Action de Grâce, j’ai une révélation à vous faire. Cet arbre, à travers de la fenêtre de notre salle à manger, je l’ai trouvé par hasard tout près de la fondation de la maison. Il mesurait environ deux pouces. Je l’ai transplanté un peu plus loin.
Conclusion: quand on fait sa part, la nature fait le reste


Conclusion: quand on fait sa part, la nature fait le reste.
On a aussi trop souvent perdu notre capacité d’émerveillement.

samedi 5 octobre 2019

Ne pas voter, un péché?

Un péché?

Il paraît que les péchés, ça n'existe plus. Mais on a horreur du vide. On a trouvé le moyen d'en inventer d'autres comme, par exemple, le fait de ne pas voter, un droit. Selon la formule d'Abraham Lincoln la démocratie c'est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple

Pour y parvenir, il faut une condition: voter.
Mais le droit de vote ne doit pas être une fin en soi.
Actuellement, pour la plupart des pays occidentaux, le suffrage universel est la règle. Chaque vote compte et devient pratiquement une obligation pour tout bon citoyen.

Ce n'était pourtant pas le cas au début.
Pericles et la démocratie
Dans la Grèce antique, considérée comme
le berceau de la démocratie, seulement quelques citoyens étaient appelés à voter.
Il n'y avait que 500 électeurs choisis par tirage au sort. Ils devaient participer à des assemblées publiques pour bien connaître les diverses opinions de leurs concitoyens.

Les choses ont bien changé. Tous peuvent voter et sont même obligés de le faire dans certains pays. Au Canada, on n'oblige personne à le faire, mais on en fait une valeur essentielle pour être reconnus comme de bons citoyens.

J'ai beaucoup de réserves.
  • Beaucoup se présentent au urnes sans savoir pour qui voter. On dit même que plusieurs prennent leur décision dans l'isoloir. 
  • On peut difficilement avoir une opinion éclairée si on n'a aucun intérêt pour la politique. On s'informe rarement pour les sujets qui ne nous intéressent pas. La lutte contre les changements climatiques a eu au moins un bon côté: donner le goût à tous, surtout au jeunes, de s'impliquer. Les médias sociaux deviennent la plus grande source d'informations. 
  • On échange en groupes restreints à partir d'informations plus ou moins valides.
    De plus en plus de pays trouvent le moyen d'influencer le vote ici comme ailleurs. Selon un sondage récent, 60% des québécois pensent que ça peut nous arriver.


À 19 jours du vote, il semble que 47% des canadiens ne savent pas encore pour qui voter.
Ce chiffre a été dévoilé avant le débat des chefs.

Débat des chefs 2019
Les débats constituent une occasion en or pour se faire une idée. Il y a des débats en français et en anglais puisque ce sont les deux langues officielles au Canada. Mais que penser de ceux qui ne maîtrisent ni l'une ni l'autre de ces deux langues officielles? Ils ne peuvent accéder directement à l'information pertinente présentée par les partis politiques.


Il y a quand même une bonne nouvelle. Au dernier débat, il y a eu 20% de plus d'auditeurs qu'à l'élection précédente en 2015. Les jeunes ont été beaucoup plus nombreux qu'à l'habitude. Mais le problème, c'est qu'il n'y a pas vraiment eu de débat. Tout a été traité superficiellement sans que les candidats n'aient le temps d'approfondir leurs idées.

Source: TVA.

Tout est fait justement pour qu'il n'y ait pas de débat.
Débat ou chicane
Un débat, c'est la possibilité de pouvoir exposer des points de vue différents, les confronter. Au moment où l'on valorise tellement la diversité et le vivre ensemble, le caractère unique du Québec est reconnu par tous. Pourtant, tout ce que le Québec affirme de différent du reste du Canada est souvent interprété comme de la chicane.

Vous savez ce que signifie "chicane" ? C'est un mot familier québécois qui signifie "querelle, dispute".

Les québécois sont reconnus comme des êtres tolérants qui n'aiment pas la chicane. Les politiciens le savent et qualifient vite de chicane ce qui est une simple affirmation légitime du Québec liée à son caractère unique.


Rachida Azdouz

Rachida Azdouz a écrit un livre fort intéressant sur le sujet: Pas de chicane dans ma cabane

Souvent, quand on croit débattre, on expose seulement nos points de vue », affirme l'essayiste, psychologue et spécialiste des relations interculturelles à l'Université de Montréal,  Rachida Azdouz. Dans son livre , elle nous invite au dialogue et au débat public.

Un vrai débat, c'est bien. Mais il y a plus. L'intérêt véritable pour la politique, ça ne vient pas tout seul. Ça se cultive. L'intérêt doit être développé sur les bancs d'école.
Lors de mes dernières années de collège, tous les vendredi après-midi, il y avait une discussion libre sur notre conception de l'avenir du Québec et sur  les partis politiques les mieux placés pour y arriver. Les débats étaient animés.

Jean Lesage
Je me souviens tellement de la première  assemblée publique à laquelle j'ai assisté. L'orateur était Jean Lesage, chef du parti libéral du Québec de 1960 à 1966. Il  y avait de l'électricité dans l'air, une ambiance survoltée. Jean Lesage avait beaucoup de charisme et une diction qui le servaient bien. J'étais fier d'être québécois.

Cet homme savait nous charmer, nous mobiliser profondément avec des slogans accrocheurs comme:
"Maîtres chez-nous", "Qui s'instruit s'enrihit".

De nos jours, si un politicien du Québec avait comme slogan&nbsp"Maîtres chez-nous", on l'accuserait vite d'être raciste". On dirait préférer les sujets qui nous unissent au lieu de nous diviser.
Et pourtant, Jean Lesage a été à l'origine  d'un des plus grands moments de l'histoire du Québec: la révolution tranquille. Il était respecté de tous.
Il a fait sa marque, de façon magistrale, lors d'un premier grand débat des chefs face à un Daniel Johnson complètement désemparé.&nbsp
Premier débat des chef au Québec
Voir le premier débat des chefs de l'histoire du Québec en 1962.
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1065691/debat-lesage-johnson-election-quebec-archives



1962 marque la diffusion du premier face-à-face entre deux chefs de parti à la télévision canadienne. Jean Lesage, chef du Parti libéral du Québec et Daniel Johnson, chef de l'Union nationale, s'affrontent lors des élections provinciales québécoises. Cette campagne  passera à l'histoire. Le débat aura lieu en tout de fin campagne. Il y aura 4 sujets débattus pendant deux heures. Les candidats ont  donc eu le temps de confronter à fond chacune de leurs idées. Les électeurs ont eu ainsi l'occasion de se faire une idée précise des enjeux. Ils ont pu faire un choix éclairé. Quelle époque!


Conclusion:
Les citoyens ont le devoir de voter, oui. Mais ce devoir s'accompagne d'un autre:
celui de se renseigner convenablement et d'être en mesure de le faire.
La démocratie à Hong Kong
La démocratie n'a pas de prix.
Il faut se renseigner et voter.

Et si quelqu'un vous dit de rester chez vous si ça ne vous tente pas de voter, ne l'écoutez pas.
Fiez-vous plutôt à ceux qui vous disent de le faire.




dimanche 29 septembre 2019

Voter: droit ou devoir?

Votez!
Les élections approchent au Canada.
Les partis politiques cherchent à attirer le plus de votes possibles.
On fait les promesses les plus farfelues.
On promet beaucoup d'argent et des baisses d'impôt.

Le thème le plus rassembleur, et de loin, est la lutte contre les changements climatiques. Et pourtant, selon les plus récents sondages, au Canada, c'est l'économie qui préoccupe le plus les électeurs.

On constate de nouveaux phénomènes:
  • Les deux principaux partis font les mêmes promesses à quelques jours d'intervalle.
  • Une majorité d'électeurs ne savent pas pour qui voter.
  • La base de chacun des partis est de moins en moins solide.
    Les électeurs changent facilement de camp d'une élection à l'autre.
  • On dit manquer d'informations.
    En réalité, on a plus d'informations que jamais.
    On se méfie des informations de qualité qu'on qualifie souvent de fakes news et on accorde de la crédibilité à presque tout ce qu'on lit sur les réseaux sociaux.
Ajoutons un autre phénomène sensible: les réfugiés politiques dont plusieurs ne parlent pas une des langues officielles du pays, C'est une réalité. Mais il faut aborder le sujet avec une extrême prudence pour ne pas être accusé de racisme. 

Tous ces éléments doivent être considérés, au moment où l'on insiste sur le devoir de voter.

On parle d'obligation citoyenne. On souligne le combat de plusieurs sociétés où l'on réclame un droit un vote démocratique.
Le droit de vote, c'est un droit, un privilège. Mais doit-on le considérer comme un devoir?

Les opinions sont partagées. Plusieurs pays ont légiféré sur le sujet. Plusieurs ont même décidé de sanctionner les abstentionnistes.


Chacun a droit à son opinion sur le sujet. 
Chacun a ses conceptions de la démocratie.
Plusieurs chefs d'état ne pensent pas que la démocratie soit le meilleur moyen d'assurer le bien-être des citoyens. 

Qu'en pensez-vous?
J'ai mon opinion, mais je préfère attendre au prochain billet pour vous en faire part.







mercredi 25 septembre 2019

On peut m’expliquer?


Suite du billet précédent

Je ne comprends pas
On a beau se croire intelligent,
il y a bien des choses qu'on ne comprends pas.
C'est mon cas.

Exemple: Pourquoi faut-il avoir des bornes de recharge pour les autos électriques?  Depuis quand une pile d'auto ne se recharge pas toute seule quand le véhicule est en mouvement?

Il faut dire que plusieurs ont fait fortune parce qu'il nous était nécessaire de faire le plein d'essence plusieurs fois par semaine ou par mois. À la veille d'un long congé, il n'était pas rare de voir les prix de l'essence monter en flèche. Et on n'y pouvait rien.

Avec la venue des autos électriques, il fallait trouver une façon de les attirer régulièrement.
Et l'on a réussi.

Borne de recharge
La recharge des piles devenait un bon moyen. Pourtant, j'ai toujours pensé qu'une batterie d'auto ça se recharge lorsque qu'elle roule.

D'ailleurs, je viens de vivre l'expérience. Tout récemment au moment de partir pour un rendez-vous urgent, j'ai eu la surprise de constater que ma pile était complètement à plat. J'avouer que j'étais un peu découragé. Appeler un taxi était un moyen coûteux et ne permettrait pas d'arriver à l'heure.

Il y a des situations qui me  paralysent. Ce fut le cas. Je ne savais vraiment pas quoi faire. C'est le genre de situation où Laure prend le relai avec beaucoup d'efficacité. Elle est allée chez un voisin qu'on ne voit pas souvent et lui a demandé s'il pouvait nous emmener.


survolteur de poche
Ce voisin avait une autre idée: il s'est présenté avec un survolteur à peu près de la dimension d'un cellulaire intelligent ou presque.
Il a branché l'appareil sur les bornes de la pile.
Nous avons tourné la clé pour démarrer l'auto. À la seconde tentative, nous avons réussi.
Fiou! Quel bonheur!

Nous avons fait une petit tour d'auto et la batterie s'est complètement rechargée toute seule.


Alors ma question est la suivante:
'Pourquoi faut-il avoir des bornes de recharge à utiliser régulièrement?'

Autre exemple de phénomènes difficiles à comprendre: les autos hybrides.
L'industrie automobile ne manque pas d'imagination.
Pouvez-vous m'expliquer pourquoi on a mis sur le marché des autos hybrides?

L'État vous remercie pour votre visite
Un des principaux avantages des autos électriques, c'est qu'elles coûtent presque rien en entretien. En effet, plusieurs composantes de l'auto nécessaires aux autos à essence ne le sont pas pour les véhicules 100% électriques. Mais ces composantes doivent être présentes sur les auto hybrides.

Comme les autos entièrement électriques ont moins de composantes, elles coûtent moins cher d'assurance.

Les gouvernements ont avantage à nous attirer là où ils peuvent percevoir allègrement des taxes. Mais heureusement nous pouvons choisir les gouvernements pour nous représenter. Je crois sincèrement que certains sont meilleurs que d'autres. Vive la démocratie!

Au fait, est-ce un devoir de voter ?

Ce sera l'objet de mon prochain billet.
À suivre...











samedi 14 septembre 2019

L'intelligence artificielle, vraiement?

Suite du dernier billet

Résumé des deux billets précédents
  • Quel est le plus beau cadeau du Ciel? L’amour? La vie? La santé? L'espérance? C’est un peu tout ça, mais je crois que le plus précieux, c’est surtout du temps, du temps de qualité. Nous ne savons pas combien nous en avons.
  •  Il en est de même pour notre planète. Elle a eu un début comme nous, mais combien de temps lui reste-t-il avant qu'elle ne disparaisse?

La question de la survie de notre planète prend donc de plus en plus d’importance pour nous et surtout pour nos enfants. Plusieurs sont inquiets.

Hubert Reeves  croit que l’univers possède une intelligence plus forte que la nôtre. Il croit donc présentement que l'avenir de l'univers n'est pas menacée.

Mais au fait, c'est quoi l'intelligence?

Peut-on créer de l'intelligence artificielle?
Admettez que c'est un sujet bien à la mode.


Je suis toujours étonné de voir toutes les modes qui passent et viennent nous influencer jusqu'à ce que d'autres modes viennent les remplacer. Une mode finit toujours par disparaître.

On a connu des pantalons avec des jambes très larges (pattes d'éléphants) , des hot pants, des mini-jupes très mini, des nombrils bien exhibés.


La mode ne concerne pas uniquement les tenues vestimentaires ou les aspects physiques comme le percing, les tatouages de fortes dimensions visibles ou cachés près des parties intimes.





La mode peut s'observer aussi au niveau des façons de vivre ou des idées.
Pokémons

Par exemple:
  •  Un blogue
  •  L'indépendance du Québec
  •  Selfies avec JustinTrudeau
  • Chercher des pokémons
  •  Les aliments sans gluten
  •  Les régimes végétaliens
  •  L'intelligence artificielle.
Oui l'intelligence artificielle pour moi, c'est une mode.
Pourquoi? Tout simplement parce que ça ne peut pas exister. Le mot inspire et fait vendre. Pour moi, un objet ne peut être intelligent.
On aime parler de téléphones intelligents, de maisons intelligentes et pourquoi pas d'autos intelligentes. 

Pour bien comprendre ma pensée, il faut se demander c'est quoi l'intelligence. 
Est-ce que seuls les hommes et les animaux sont intelligents ? Une plante peut-elle être intelligente?



Voyons comment on peut définir l'intelligence.
Il n'y a aucun consensus sur la définition de l'intelligence. Ça se comprend. Ça peut être compromettant. Et chacun veut y trouver son compte.

Personnellement, voici le texte qui résume le plus ce que j'en pense.
Types d'intelligences

Au moins cinq composantes de l'intelligence, regroupées sous le terme de facultés cognitives sont nécessaires à l'homme pour mémoriser (apprendre), analyser (comprendre) et communiquer (partager), ... les informations externes :
Le penseur de Rodin


  • L'attention ou distinction est une faculté de faire attention et distinguer des choses ou actes existants dans l'environnement.
  • La concentration est une faculté permettant d'évaluer les distances, de se représenter volumes et mouvements par représentation mentale.
  • La conscience ou compréhension est une faculté de comprendre les problèmes et les actes le plus souvent.
  • Le raisonnement ou pensée est la faculté de planifier. Elle est aussi nommée créativité.
  • L'humour est une preuve qu'on s'adapte aisément socialement. 
Source (histophilo.com/intelligence.php)

Pour moi, le jour ou mon ordinateur se demandera d'où il vient, pourquoi il existe, je me dirai qu'il possède une intelligence artificielle.


samedi 7 septembre 2019

Le temps qu’il reste

Suite du message précédent

Dans mon dernier billet, je disais que la vie, c’était du temps en réserve. Je faisais allusion au fait que nous ne savions pas combien nous en avions. Ce temps ne s’arrête pas avec nous. Il a un peu comme une couleur d’éternité. Il dure depuis des millénaires et va se poursuivre à travers nos descendants.

Mais à notre époque, une nouvelle question se pose: le temps de survie de notre planète.
Est-ce que tout comme chacun de nous, la planète vit sur du temps limité.
On n’a pas encore trouvé de lieu habité dans toutes les galaxies de l’univers.

,
voie lactée (https://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/galaxie-y-t-il-etoiles-voie-lactee-6915/)

La question de la survie de notre planète prend donc de plus en plus d’importance pour nous et surtout pour nos enfants. Plusieurs sont inquiets.



Hubert Reeves est un astrophysicien fort intelligent qui s’est toujours passionné sur le sujet. C’est un vulgarisateur hors pair.  Il a déjà écrit qu’il ne s’inquiétait pas de la survie de la terre, mais bien plus sûr la survie de l’homme. Il croit que l’univers possède une intelligence plus forte que la nôtre. Il croit donc présentement que l'avenir de l'univers n'est pas menacée.



C'est l'opinion fort intéressante qu'il a émise lors d'un entrevue à TV5. Nous aurons toujours beaucoup plus de questions que de réponses. C'est ce qui nous permet d'avancer. C'est le cas d'Hubert Reeves.
Il croit que la nature va survivre, mais il émet une réserve: l'intelligence de l'homme qui est comme un cadeau empoisonné.

C'est comme si la nature nous avait dit:
"Je te fais un beau cadeau (l'intelligence), mais arrange-toi avec sinon tu vas périr".

Je suis confiant que l'homme va s'en sortir parce que les défis se présentent toujours quand l'homme a les moyens d'y faire face. Si les changements climatiques nous avaient menacés il y a deux siècles, nous n'aurions rien pu faire, faute de connaissances scientifiques suffisantes.

J'ai de la difficulté à imaginer que l'univers que nous connaissons est le pur résultat du hasard. Et je crois que la Nature surveille la situation. Elle nous envoie régulièrement des cris d'alarme.
Elle frappe fort, très fort au besoin.

L'ouragan Dorian est un très bel exemple.
Les dégâts sont considérables et devraient amener nos politiciens à réfléchir. Ce qui est le plus triste, c'est qu'il en faudrait beaucoup plus pour que les principaux intéressés commencent à réfléchir.. Et nous sommes les premiers à leur demander d'abord d'enrichir nos économies. On veut faire de l'argent. On brûle la forêt amazonienne.

Pire encore, on s'acharne sur les politiciens qui s'intéressent à la survie de la planète.

Catherine McKenna, ministre de l'environnement du Canada a besoin de gardes du corps pour sa sécurité parce qu'elle parle de mesures importantes et urgentes à prendre.
Voir  Une protection rapprochée pour la ministre McKenna dans la foulée de menaces

Catherine McKenna
Les menaces proférées en ligne à  l'encontre d'hommes et surtout de femmes politiques ont déjà  fait couler beaucoup d'encre. Mais tandis que les changements climatiques suscitent des tensions grandissantes, la ministre McKenna affirme que le fiel qui se déversait habituellement de manière anonyme sur internet se traduit de plus en plus par des attaques en chair et en os.

Elle raconte qu'un véhicule s'est récemment arrêté, en présence de ses enfants. On lui a crié des injures disgracieuses.

Cet incident n'est qu'une des nombreuses occasions ou la ministre s'est fait apostropher en public en compagnie de ses enfants. On l'a déjà  traité de traitre, d'ennemie et d'ordure communiste. Certaines personnes sont allées jusqu'à  leur souhaiter de contracter des maladies mortelles.

Je reviens sur cette réflexion à laquelle je faisais allusion plus haut;

C'est comme si la nature nous avait dit:
"Je te fais un beau cadeau (l'intelligence), mais arrange-toi avec sinon tu vas périr".


Il y a deux catégories de personnes: ceux qui se croient intelligents et ceux qui le sont.
Je vous crois assez intelligents pour faire la différence.

Mais au fait, c'est quoi l'intelligence?
Peut-on créer de l'intelligence artificielle?
Admettez que c'est un sujet bien à la mode.

Ce sera l'objet de mon prochain billet
À suivre...






mercredi 4 septembre 2019

Le plus beau cadeau du Ciel


D’après vous, quel est le plus beau cadeau du Ciel? 
  • L’amour?
  • La vie?
  • La santé?
  • L'espérance?
C’est un peu tout ça, mais je crois que le plus précieux, c’est surtout du temps, du temps de qualité. Nous ne savons pas combien nous en avons. Mais il nous faut toujours chercher comment l’utiliser le mieux possible, sans savoir combien il nous en reste.

Laure et moi, c'est notre 52è anniversaire de mariage aujourd'hui, le 4 septembre. Ce jour-là, c'est comme si nous avions l'impression que nous avions presque toute une éternité devant nous. Nous réalisons que le temps nous glisse vite entre les doigts. Un de mes derniers billets concernait notre 51è anniversaire. Il me semble que je viens de le publier.



La vie, c'est du temps en réserve, avec son lot de joies et d'épreuves à partager. Je  trouve que c'est une chance en or de pouvoir le faire, avec la même personne. Je parle de chance, parce que l'on ne peut contrôler ce que nous serons, avec le temps. L'amour, ça ne se commande pas. Le temps peut faire en sorte que la chimie qui nous unissait ne fasse plus son effet.

Avec le temps, vient l'attachement. c'est un bien très précieux. Et c'est ce que je vis de plus en plus tous les jour. Merci la vie!



jeudi 13 septembre 2018

Complot no.3: cultiver l'ignorance et l'indifférence

Les hommes préfèrent toujours subir des malheurs supportables 

plutôt que se redresser et abolir les formes de  gouvernement auxquels ils sont habitués. (Denys Arcand, Le confort et l'indifférence, ONF 1981)



Ce film de Denys Arcand (auteur de La chute de l'Empire américain, Les Invasions Barbares, etc ...) Le confort et l'indifférence est un véritable petit bijou que je vous recommande fortement. Il est très d'actualité même s'il date de 1981. Il est peut-être un peu long, mais regardez au moins le début.

Nous sommes en campagne électorale. À mon avis, les idées débattues sont riches et diversifiées.
Certaines émissions d'information sont très bien faites. Ce que j'ai un peu de difficultés à comprendre, c'est que plusieurs chroniqueurs n'y voit rien, ont l'impression que les véritables débats de fond n'ont pas lieu. Et pourtant!

Une chose me frappe: les jeunes sont beaucoup moins mobilisés et renseignés, d'après ce que nous rapportent les médias. Plusieurs ont dit à la caméra ne pas vouloir voter parce qu'ils manquaient d'informations. Pourtant, il me semble que nous n'avons jamais eu autant d'informations. Je crois que ce ne sont pas les idées qui manquent, mais notre confiance en ceux qui les expriment.
Gertrude Bourdon, celle qui porte bien son nom (Côté, Le Soleil)
Le Journal de Montréal a récemment demandé à ses chroniqueurs : « De quelle idée le Québec a-t-il besoin pour retrouver sa fierté ? ». 
Au total, tout récemment 14 candidats sont passés d'un parti à un autre aux idées et aux valeurs totalement opposées. Ils sont des transfuges dont on peut douter des convictions.

"Speed dating politique
Oui, ce speed dating (site de rencontres)  à la sauce politique renforce le cynisme ambiant. C’est clair. 
Mais, il donne surtout raison aux jeunes qui pensent que la politique « c’est du pareil au même », « que c’est toute la même chose » et « que de toute façon, mon vote ne changera rien ».  Et pourtant! Jamais, on a eu tant de diversités si bien expliquées. 
On a beau prendre n’importe quelle mesure pour faire participer les jeunes, mais il y a rien de plus décourageant que de voir les partis s’échanger des candidats comme on s’échange des joueurs d’hockey. Où sont passés les idéaux et les projets de société ? "
(Le magasinage de convictions) Le Journal de Montréal, 1 septembre 2018)
Nous avons beaucoup d'informations, mais... voici quelques aspects un peu troublants:
  1. Les heures de diffusions: les meilleures émissions télévisuelles passent au milieu de l'après-midi ou après 23 heures. L'émission 24/60 de Radio-Canada est rediffusée à minuit.
    L'émission La Joute est un véritable petit bijou; les invités sont remarquables, compétents, crédibles et engagés. L'émission passe de 15h à 17h, puis de 23h à minuit. Nous pouvons l'écouter le  soir parce que nous sommes retraités.
  2. Aux heures de grandes écoutes, on dirait qu'on fait tout pour rapporter le moins possible d'informations qui nous touchent. Il n'y a pas plus d'une demi-heure de nouvelles, en excluant les commanditaires. Beaucoup de nouvelles sont des documentaires préparés à l'avance, les invités pour commenter l'actualité n'ont pas toujours la compétence souhaitée, ont la langue de bois, ont pour mission de ne pas trop faire grimper les statistiques de plaintes. On traite beaucoup d'informations en quelques secondes, en évitant les analyses approfondies. De toute façon, on n'aurait pas le temps.
    Jean-François Lisée
  3. Selon Joseph Facal pour qui j'ai toujours eu le plus grand respect, c'est Jean-François Lisée qui fait la meilleure campagne. Mais il faut aller aux rencontres partisanes pour entendre ses idées. Les médias en parlent peu. On préfère mousser la polarisation entre le Parti Libéral et La Coalition Avenir Québec. Selon Joseph Facal, le meilleur ne gagne pas toujours. Voir Le Journal de Montréal.
     
  4. L'immigration est un sujet tabou dont il ne faut surtout pas parler sans se faire traiter de racistes, d'esprits étroits.
  5. Les nouveaux arrivants sont acceptés sans même comprendre ni le français, ni l'anglais.
    Les règles d'intégration sont défaillantes et on juge très sévèrement toute démarche pour bien informer les nouveaux arrivants des valeurs de la société, comme si c'était un crime de vouloir en parler.
  6. Les informations ne sont pas toujours fiables: "«Plus le mensonge est gros, plus le peuple le croira», disait le sinistre Joseph Goebbels."
    Ça vous fait penser à quelqu'un?
L'indifférence

Il n'y a pas si longtemps, beaucoup de sujets étaient sacrés. La langue, la fierté liée à l'identité de la communauté, il fallait les respecter. Sinon, la mobilisation était forte et efficace. L'indignation était une arme de résistance dont nos élites, Michel Chartrand par exemple, savaient s'en servir pour préserver nos valeurs fondamentales.

Certains phénomènes récents vont dans une toute autre direction
  1. Plusieurs montrent un ouverture à une moins grande importance du français.
    Non seulement on ne croit plus que le français peut être menacé, on ne voit plus de raisons de le protéger. Il faut savoir que le Québec est le plus grand territoire géographique où la langue parlée est le français. C' est la langue officielle. C'est la seule langue officielle, afin de la protéger dans un océan d'anglophones. Mais pour combien de temps? L'an dernier, 58% des nouveaux réfugiés et des immigrants ne parlaient pas français. Et on manque de monde pour leur enseigner.
  2. Le sentiment d'identité et la fierté nationale n'attirent plus. Au contraire! C'est mal vu. On identifie ces sentiments à de la fermeture d'esprit.
  3. On a perdu cette belle combativité qui permettait de débattre avec vigueur de ses convictions, ce droit à l'indignation qu'on reconnaissait comme une vertu. Michel Chartrand en était notre meilleur ambassadeur.
    Voir vidéo de l'ONF " Un homme de parole.

    Dénoncer l'inacceptable est maintenant vu comme un vice. Une opposition qui n'a plus le droit de s'opposer, c'est le propre d'un système politique qui s'appelle "une dictature". On veut "des campagnes propres", donc perdre le droit de dénoncer l'inacceptable, ne pas avoir toute l'information pour voter selon nos valeurs.
On n'enseigne plus l'histoire de façon à ce que les jeunes générations puissent comprendre, d'où nous venons et qui nous sommes. Des journalistes ont demandé aux jeunes, 10 ans après le référendum sur l'indépendance, quels étaient leur opinion sur le sujet. La plupart ne savaient même pas qu'il y en avait eu un et que le résultat avait été très serré: 51% pour le maintien du Québec dans le Canada et 49% pour la souveraineté. Ce n'est pas rien. Le Canada a failli perdre une bonne partie de son territoire.

Plusieurs même n'avaient jamais entendu parler le l'attaque des tours du Wal-Trade center, n'avaient jamais entendu parler de Ben Laden ou d'Al-Qaïda.