lundi 9 février 2009

L'auto, la neige, la nature et la mer.


Quatre grandes personnalités ont retenu mon attention depuis mon arrivée ici, à Havre Saint-Pierre, il y a déjà plus de trois semaines:

L'auto, la neige, la nature et la mer


Si j'avais à choisir une seule d'entre elles comme personnalité du mois, laquelle pensez-vous que je choisirais ? Sans contredit, c'est l'auto. Le choix n'est peut-être pas romantique. Il est pratique, clair et sans équivoque. Il n'a rien à voir avec le fait que je suis, également sans contredit, de sexe masculin. Les hommes aiment autant les dames que les autos.


Pourquoi l'auto? C'est elle qui a fait couler le plus d'encre, suscité les plus grandes émotions, les plus grandes craintes, les plus grandes attentes, les plus grandes espérances. Chaque matin je pense à elle en premier en me levant: va-t-elle partir? Va-t-elle s'arrêter? Ensuite, je pense à Laure. Va-t-elle bien? A-t-elle passé une bonne nuit? À quelle heure va-t-elle partir? Va-t-elle s'arrêter au magasin ce soir quand je vais aller la chercher? Va-t-elle me laisser longtemps seul dans la fourgonnette ?

Revenons à la fourgonnette elle-même, à mon attachement pour elle. Il ne faut pas se le cacher, la vie c'est comme ça. Ce qui est acquis trop facilement n'a jamais la même importance que ce qui nous fait suer.

C'est comme l'histoire de l'enfant prodigue. Vous avez un petit monstre à la maison, vous vous inquiétez pour lui, vous vous faites du souci comme c'est pas possible. Le moindrement que vous sentez un geste de bonne volonté, vous oubliez tout. Vous ressentez de l'attachement très fort. Pour ma fourgonnette, c'est comme ça.

Comme chantait Willie Lamothe, le chanteur Wester: J'aimerais mieux voir mourir ma femme que voir mourir un de mes beaux boeufs. J'imagine qu'il avait du trouble avec ses boeufs.

Je n'oublierai jamais cette fourgonnette connue maintenant presque internationalement via mon blogue. Cette fourgonnette m'aura permis d'apprécier ma vraie auto comme jamais. C'est le coeur plein d'émotions que je me prépare à faire 2200 kilomètres pour aller récupérer cette auto restée à Sherbrooke. Reste à voir si de nouvelles aventures seront au rendez-vous.


Cette maison fait face à l'océan. Elle se trouve à l'endroit où j'ai photographié la mer. J'aimerais savoir si elle est à vendre.

samedi 7 février 2009

L'Hopital et la mer

Cliquez sur la photo pour mieux voir.

Vous avez remarqué la neige sur le pare-choc arrière? Elle se ramasse là quand je recule pour arrêter et que les freins ne fonctionnent pas. Subtile!

Bon! OK! Vous avez reconnu ma fourgonnette, mon numéro de plaque, le fait que je suis stationné dans un espace réservé aux personnes handicapées? D'accord! L'auto est volée, j'ai tué le propriétaire de l'auto, Les parties du corps sont dans des sachets en plastique dans le valise arrière. (Voir billet un peu plus bas sur la dame âgée et l'officier). Revenons aux choses sérieuses.


Laure me disait hier: J'ai l'impression que c'est très rare un hôpial situé directement sur le bord de la mer. Pourtant, imagine le bienfait que peut ressentir un malade, assis sur le bord de la fenêtre avec vue sur l'océan.

Sa réflexion a capté mon attention. Je me suis rappelé l'histoire de ce voisin de chambre d'hôpital démoli par la nouvelle brutale de son cancer incurable. Ses larmes. Les plus belles discussions avec lui, je les ai eu sur le bord de la fenêtre donnant sur le majestueux Mont Orford. J'étais très conscient des effets bénéfiques du paysage. Et volontairement, je m'en approchais lorsque je sentais l'athmosphère un peu lourd.

Face à l'adeversité, ce sont les amis qui peuvent faire la différence entre s'écrouler ou trouver le courage de supporter le pire. Et je compte la nature parmi mes amis. Je ne suis jamais seul dans la nature. La nature me parle, me trace une voie, m'aide à aimer la vie mais quand ce ne va pas.

Photo Parc du Mont-Orford.

Face à tout ce qui m'arrive, j'ai des sentiments, des réactions. La nature aussi en a. Elle en voit de toutes les couleurs, des plus sombres aux plus vives. Elle a des réactions des plus calmes aux plus déchainées. Elle s'exprime, s'affirme, réclame d'être respectée. Si on ne la comprend pas, elle trouve des moyens de se faire entendre. On appelle ça du réchauffement, des tsunamis, des inondations, des ouragans... Elle veut bien nous aider, en autant qu'on lui permette de le faire.

La nature est notre amie. Il faut s'en faire une alliée surtout dans les épreuves les plus difficiles. Un hôpital sur le bord de la mer, en pleine nature, c'est comme une mère qui nous tend les bras, surtout si elle nous sent plus fragiles. Je salue le génie de ceux qui ont choisi le site de l'Hôpital de Havre Saint-Pierre. Il faut parfois si peu pour faire la différence: un peu de poésie dans le coeur. Tout simplement!

Le terme Havre est bien choisi. Et le mot Saint-Pierre, savez-vous pourquoi on l'a choisi? Saint Pierre était pêcheur. C'est le patron des pêcheurs. Autrement dit Havre Saint-Pierre signifie le repos du pêcheur.

Remarquez que moi, je ne porte pas encore d'auréole comme lui, par humilité, bien sûr. Vous me voyez portant une auréole au bord de la plage de Havre Saint-Pierre en hiver? Le poste de télévision communautaire en ferait tout un reportage. Ça me gênerait un peu.

Si vous n'avez pas eu l'occasion de voir le billet précédent Havre Saint-Pierre, le matin, je vous invite amicalement à le faire. C'est une brève visite guidée qui donne un aperçu rapide des lieux. Vous ne pourrez probablement résister ensuite à la tentation de venir voir sur place. À moins que comme Caro et cie vous ne l'ayez déjà fait.

vendredi 6 février 2009

Havre Saint-Pierre, le matin

Ce matin, je veux partager avec vous les instants de bonheur d'un matin comme les autres. Remarquez que je veux niaiser personne. C'est comme ça. C'est gratuit.

Tout d'abord voici le décor que je vois de la fenêtre de cuisine quand je fais la vaisselle. Il y a un lave-vaisselle. Mais pourquoi se priver du plaisir de se dégourdir les mains dans l'eau chaude devant un si beau coin de paradis.


Ici, c'est le salon. Je le longe un peu.

J'ouvre la porte à la droite du salon. Le soleil se lève. je vais mettre l'auto en marche. Je ne veux pas niaiser personne, mais l'auto elle ne se gêne pas: elle me niaise. Tous les matins. J'aimerais mieux une meute de chiens qui lèvent la patte devant tous les poteaux.

J'ai cru un bon moment qu'elle refuserait de partir. Je fais le test tous les jours pour être sur que Laure n'aura pas besoin d'appeler un taxi. Je laisse tourner le moteur un peu pour le dégourdir.



J'ai laissé Laure à la porte de l'Hôpital. Vous voyez la charmante terrasse? On peut imaginer de quoi tout ça a l'air l'été. Il ne faut pas oublier que c'est sur le bord de la mer. On entend surement le bruit des petits oiseaux, des vagues et des moteurs de bateaux.

On peut agrandir toutes les photos en cliquant dessus



Juste à côté de l'Hôpital, la poissonnerie directement sur le bord de l'océan. Les poissons et les crabes sont tellement proches qu'on pourrait ouvrir la porte et les laisser entrer sans être obligés d'aller les chercher. On n'a pas ça à Sherbrooke!


Au large, ce qu'on voit, ce sont les Iles Mingan. Un archipel qu'il ne faut pas manquer de visiter.



Voici un lien laissé par Linda dans les commentaires: Les Iles Mingan

Entre l'hôpital et la poissonnerie, au bord de la mer, il y a ce magnifique édifice fédéral: un Centre d'interprétation permettant de bien se documenter sur l'archipel des Iles Mingan. Un joyau en soi!


Tout près, sur le bord de la mer, perdue dans la neige, une chaloupe attend la venue du beau temps. Les petits poisseaux nagent en paix... Et moi je prends des photos. Vous, vous cliquez dessus.

Toutes ces photos ont vraiment été prises ce matin en allant conduire Laure au travail.



Si vous n'avez pas lu le billet précédent sur la dame agée et l'officier, je vous le recommande. De quoi mettre de bonne humeur.
Juste en dessous de ce billet, il y en a un autre que je vous recommande: La leçon de Sarkosy. De quoi mettre de mauvaise humeur. Encore plus bas, il y a le récit de ma rencontre avec un témoin du drame de polytechnque. De quoi faire vivre des émotions, mais aussi de l'espoir.

jeudi 5 février 2009

Une vieille dame, deux officiers


Doit-on se méfier des personnes âgées au volant? Tout un débat!

Suis-je dangeureux au volant? Certainement! Et plus qu'on pense! . Certains disent qu'il est préférable que ma fourgonnette ne parte pas. Elle a plus de difficulté à arrêter qu'à partir.

Si un homme âgé est un danger au volant, imaginez une dame âgée. Surprenant!

Une dame âgée se fait arrêter par la police.

LA FEMME ÀGÉE : Y a-t-il un problème, officier ?

OFFICIER: Oui madame. J’ai bien peur que vous alliez a une vitesse excessive.
LA FEMME ÂGÉE : Ah oui??

OFFICIER: Est-ce que je peux voir votre permis de conduire, svp ?
LA FEMME ÂGÉE : Bien, je te le donnerais mais j’en ai pas.

OFFICIER: Vous en avez pas ?
LA FEMME ÂGÉE : Non. Je l'ai perdu il y a 4 ans pour conduite en état d'ivresse.

OFFICIER: Je vois… Est-ce que je peux voir vos papiers d'immatriculation.
LA FEMME ÂGÉE : Je ne peux pas cela non plus.

OFFICIER: Pourquoi donc ?
LA FEMME ÂGÉE : J’ai volé cette voiture.

OFFICIER: Vous l’avez volée ?
LA FEMME ÂGÉE : Oui, et j’ai tué et enterré le propriétaire.

OFFICIER: Vous avez fait quoi! ?
LA FEMME ÂGÉE : Les parties du corps sont dans des sachets en plastique dans le valise arrière si vous voulez les voir?

L’officier regarde le femme et se retire lentement dans sa voiture tout en réclamant du support. Après quelques minutes 5 voitures de police entourent la voiture. Un cadre supérieur approche lentement la voiture, tenant son pistolet.

OFFICIER 2 : Madame, veuillez faire un pas hors de votre véhicule !

La vieille dame sort de son véhicule.

LA FEMME ÂGÉE : Y a-t-il un problème, officier ?

OFFICIER 2 : Mon collègue ici me dit que vous avez volé cette voiture et avez assassiné le propriétaire.
LA FEMME ÂGÉE : Assassiné le propriétaire ? Etes vous sérieux ? !

OFFICIER 2: Oui, pourriez vous svp ouvrir la valise de votre voiture?
La femme ouvre le valise n'indiquant rien de plus qu’une valise vide.

OFFICIER 2 : Est-ce votre voiture, madame ?
LA FEMME ÂGÉE : Oui, voici les papiers d'enregistrement. Le 1er officier est tout fait surpris.

OFFICIER 2 : Mon collègue me dit que vous n'avez pas de permis de conduire.
La femme fouille dans son sac main retire son permis et le donne à l’officier. L’officier examine le permis attentivement.

OFFICIER 2 : Merci madame ; mais moi je suis un peu confus, car j'ai été averti par l’autre officier que vous n’aviez pas de permis, que vous aviez volé cette voiture, et que vous aviez assassiné et enterré le propriétaire !
LA FEMME ÂGÉE : Je gage que le maudit menteur vous a aussi dit que j’allais trop vite.




Mefis toi des dames matures !

dimanche 1 février 2009

Pourquoi sont-ils restés ?

Le Portage est présentement jumelé à Pons en France. L'évènement a été commomémoré le 16 juillet 2008. Pour plus de détails, cliquez sur la photo.

Dans mon dernier billet, je faisais référence aux raisons qui ont motivé les Français dans ce qui allait devenir une des premières seigneuries de Nouvelle-France. Comment peut-on resister à la tentation de fuir un lieu de misères et de souffrances?

L'Adieu aux Armes d'Ernest Hémingway y répondait un peu à sa façon, par l'absurde de la fuite. La vie des premiers colons français nous donnent une leçon de courage et de vie. Comme disait un Grand Général:Vive Montréal ! Vive le Québec !
Vive le Québec libre!
Vive le Canada français ! Et vive la France !

Whoops! Excusez, je m'emporte un peu sous le coup de l'émotion.

On ne peut saisir la vie pénible qu'ont dû connaître les premiers colons français, anciens soldats devenus défricheurs et agriculteurs. Pour bien comprendre l'histoire, il faut avoir la capacité de vivre des émotions qui finissent par disparaître du récit qu'on en fait par la suite.

Je me colle sur le texte original du livre sur la naissance de L'Assomption (ancien nom Le Portage. Le texte donne un aperçu de l'immense misère des premiers colons français. Ils auraient pu partir. Rien ne les forçait à rester là, dans la pauvreté, la misère, le froid, la souffrance, en danger de mort. N'oublions que ces gens étaient tous français. Qui a dit que les français rouspétaient pour rien?

Pourquoi sont-ils restés?

Parce que, les uns, les autres, ils se sont aimés vraiment! Voici une photocopie du texte original.

Cliquez pour agrandir le texte


Elle est très belle l'histoire de la Nouvlle-France. Elle est pour moi une source d'inspiration. Tout ce que mes ancêtes ont bâti ici, à force de courage en pensant aux généarions futures, c'est un devoir pour moi de le perpétuer.

Mais 30 ans après les événements dont je viens de parler, la Nouvelle-France a perdu une bataille stratégique à Québec. Ils ont dû capituler sur les Plaines D'Abraham. Le Présent gouvenrment du Canada prépare un grand spectable pour célébrer la victoire des anglais sur les Français en 1760. À renfort de publicité on invite les Américains, les Anglais du reste du Canada à venir voir ça et fêter. Monsieur Regis Labaume, maire de Québec ne comprend pas pourquoi les Québecois s'offusquent de l'événement.

Pour plus de détails, cliquez ICI.

Vous voyez ça, fêter notre défaite par un grand spectacle reproduisant la batalle où nous avons été vaincus sur les Plaines d'Abraham à Québec? Faut-il fêter ou pleurer ?



Montcalm le Général françait dit cette phrase célèbre avant de mourrir:Je meurs content car je ne verrai pas les anglais entrer dans Québec!



Pour plus de détails sur les célébrations de la défaite des Plaine d'Abraham qui ont fait de la Nouvelle-France une colonie anglaise, cliquez ICI

vendredi 30 janvier 2009

Ils sont venus de là

C'est fascinant Havre Saint-Pierre! Je n'arrête pas de m'émerveiller. Je n'ai qu'une toute petite randonnée à faire pour me retrouver ici, sur le bord de la mer. Il y a de quoi être ému.

Il y a plus que le décor! C'est par là que, en 1665, est passé un bateau avec mon ancêtre à bord. Venu de Rodez dans le sud de la France, il s'était enrôlé comme soldat du Régiment de Carignan. À cette époque, la ville de Montréal ne comptait que 50 colons français. Moins de 10 ans après sa fondation, la ville agonisait. Louis XIV, roi de France acceptat d'envoyer des soldats pour défendre la jeune colonie.

Avec un peu d'imagination, je peux voir sur l'eau un grand bateau transportant une centaine de soldats très courageux, voguant entre les baleines, sous l'oeil intrigué des crabes des neiges les surveillant de la côte.


Résumons un peu ce que je vous ai déjà raconté sur le sujet.


Jean Dalpé dit Parisot 1647-1690 était originaire de Rodez dans l'Aveyron. Jacques Parizeau, ancien premier ministre du Québec, est descendant de ce même ancêtre.


L'origine du régiement de Carignan:
Le régiment de Carigan avait été fondé, semble-t-il, dans la lignée de certains croisés, tous catholiques, en quête de missions d'inspiration chrétienne. L'évangélisation de nouvelles colonies, en Amérique allait leur en donner l'occasion. Soit dit en passant, je ne veux pas me mêler des intentions passées de mes ancêtres. Je m'en dissocie pour éviter toute représaille (sourire).Recevant un jour Mgr de Laval à Versailles, Louis XIV lui promet d'aider militairement la Nouvelle-France.

Un régiment de l'armée royale avait pris part à toutes les guerres de la monarchie, depuis plus de vingt ans, et s'était couvert de gloire en combattant les Turcs. C'était le Régiment de Carignan.

Le premier contingent était arrivé à l'automne 1953 après bien des aventures. L'ancêtre de ma conjointe Laure, Pierre Desautels, était du nombre. Le mien arriva en 1665. Et les deux devinrent beaux-frères. Après le traité de paix conclu avec les Iroquois, 400 soldats du régiment de Carignan étaient restés au pays. C'était le désir du roi que certains restent pour protéger et faire grandir la colonie. En plus d'octroyer des terres à ces anciens soldats devenus agriculteurs, il fallait offrir des filles à marier. Un bateau de filles du roi fit la joie des soldats. Des 1000 filles qui avaient entrepris le voyage, seulement 800 arrivèrent en Nouvelle-France. Pour plus de détails cliquez sur les filles du roy.

Filles de petite vertu ces jeunes femmes arrivées en 1665 pour peupler la Nouvelle-France? Certains disent que oui. D'autres rappellent qu'elles avaient été sélectionnées une à une par les religieuses et qu'elles étaient en bonne santé. La preuve? Vingt ans plus tard, elles avaient fait tripler la population.
En peu de temps on passa à 4000 résidents, puis à 6000. Il était d'ailleurs très mal vu à cette époque qu'une dame reste veuve longtemps.

Mon ancêtre, Jean Dalpé s'établit à Verchères. En 1690, 25 Français, dont mon ancêtre, attaquent une centaine d'Iroquois. Il fut tué à l'âge de 43 ans. Il n'avait que 18 lorsqu'il arriva en Nouvelle-France.

Ils étaient heureux et eurent de nombreux enfants.
Mais bientôt un problème se posa. Les enfants apprirent vite qu'il était plus payant de partir courir les bois et faire la traite de la fourure. Je ne sais pas si on faisait à l'époque des mitaines de castor et des bottes de loup marin. Mais les européens raffolaient de la fourrure.

Son petit fils s'installa dans un endroit portant le nom de Le Portage. C'était effectivement une zone où l'on devait porter son canot d'un cours d'eau à l'autre. C'était un sentier fort fréquenté par les amérindiens et les courreurs de bois. Cet endroit devint une des premières seigneurie en Nouvelle-France.

Cliquez sur l'image



À suivre...

mercredi 28 janvier 2009

Un marsien dans la ville

Voici de quoi j'avais l'air ce matin en prenant ma marche. J'ai pris la photo juste avant de partir. Je le jure! Courageusement, j'ai marché d'un pas alerte, n'hésitant pas à faire quelques détours au hasard pour mieux apprécier la nature.

Lorsque, une heure plus tard, je suis arrivé au bureau de poste, il y a avait un colis. Je me suis adressé à la réception. La dame m'a regardé, a regardé à terre, puis elle a pouffé de rire. Vous n'êtes pas habitué au froid vous monsieur? J'ai remarqué que personne n'était déguisé comme moi.

J'ai dit: Je pensais que c'était toujours froid comme les autres journées ici. Elle n'a pu s'empêcher de rire à nouveau, l'air de dire: le Pôle Nord, c'est plus haut monsieur!

Cliquez sur la photo
La marche m'a fait du bien. J'avais l'impression de marcher, côte à côte, avec le bonheur, le vrai celui qui nous suit partout. Quand on est seul, on pense.

Je me rappelais ce fameux livre d'Ernest Hemingway "Farewell to arms". Le film que j'ai vu dans mon adolescence, je m'en souviens encore.
C'est l'histoire d'un américain malheureux chez lui dans sa maison familiale.

Il s'enrôle dans l'armée pour l'aventure, se refaire une vie. Il est blessé et doit être amputé. Le titre Farewelle to arms est un jeu de mots. On pourrait le traduire par Adieu aux armes ou Adieu aux bras. Il réalise un peu tard que le malheur il n'est pas autour de lui mais en lui. Il revient chez lui. Son père est mort.

Il est nostalgique. Il prend conscience du fait qu'il aurait dû apprécier chercher son bonheur plus près au lieu de fuir. Vous savez sans doute qu'Ernest Hémingway s'est suicidé avec un fusil de chasse.

Je n'en suis pas là. Laure et moi, nous sommes aussi partis au loin pour l'aventure. Nous sommes gâtés. Contrairement à Hemingway, le bonheur était déjà en moi lorsque je suis parti de Sherbrooke à Havre Saint-Pierre, 1100 Kilomètres plus loin.

Je crois que ce n'est pas pour trouver le bonheur qu'il faut s'éloigner de chez soi. Il faut l'avoir dans ses bagages avant de partir. C'est dans ces conditions qu'il nous est le plus fidèle et qu'il peut grandir, en dépit des circonstances. C'est ce que je me disais la tête bien au chaud dans mon casque de foururre de renard.

Perdu dans mes pensées, j'ai vu tout à coup que j'étais près de la mer. Une vraie jouissance! Et j'ai pensé èncore à ma chance. Heureusement que mon auto ne partait pas. Imaginez si elle avait démarré. Si j'avais été dans son intérieur, au lieu de marcher. J'aurais pu manquer de frein, tomber droit dans la mer et être avalé par une baleine! Plouff! Plus de Jackss! Fiou! Quelle chance j'ai eu !

Le Jacks dans la baleine disait
Je voudrais bien m'en aller papoum, papoum (bis)

Je vais m'arrêter avant que vous me demandiez... le nom de mon pusher.

mardi 27 janvier 2009

Poc cop!

J'avais pensé ne plus vous parler de mon auto. Pour un gars, paler sans arrêt de son auto, ça fait un peu macho! Mais, que voulez-vous, il faut au moins que je vous en parle un peu. J'ai déjà signalé'un petit détail qui est passé inaperçu.

Au départ de Sherbrooke, si vous vous souvenez, il faisait tellement froid que je n'avais pas réussi à verouiller la porte arrière. Après un certain temps, j'avais entendu : Pop! Poc! J'ai sursauté, froncillé un sourcil. Ouf! C'était pas la porte arrière. Elle était fermée. Puis une autre fois: Pop! Cop! Mon Dieu! que je me suis dit. Ça va pas. J'ai stationné l'auto sur le bord de l'autoroute. Je suis sorti. J'ai examiné l'arrière. Tout était normal. Ou presque...

Un peu plus loin: Poc! Pop! Toc! Nous avons pensé que c'était de la glace qui décolait du toît. Mais après 800 kilomètres...l'hypothèse ne tenait plus. On s'était habitué aux Pop! Cop! Toc!

Arrivés à Havre Saint-Pierre, nous avons été logés à l'hôtel pendant 2 jours en attendant que notre appartement (studio) ne soit prêt. Puis j'ai déménagé une partie de mes effets à la mauvaise place parce qu'on m'avait donné la mauvaise clé. Quand j'ai eu la bonne clé, j'ai tout sorti de l'auto. C'est là que j'ai découvert la clé du mystère. Le Pop! Pop! Toc! mystérieux, c'étaient les bouchons des bouteilles de vin qui sautaient. Nos vêtements et certains bien précieux sentent le vin. Rouges de colère? Mais non, il faut être philosophes dans les pays nordiques. On a moins le sang chaud.

Cliquez pour mieux voir.
Pas d'auto? Il y a une solution écologique: l'autobus. Ça tombe bien, devant la maison, il y a un arrêt d'autobus: l'autobus no.18. C'est un drôle de hasard. C'est exactement comme à Sherbrooke. Le même numéro de circuit en plus! Nous avons un arrêt d'autobus devant la maison. Sauf qu'ici, je n'ai jamais vu d'autobus. Au dessus, il y a aussi une pencarte: Route des baleine. Ils sont rigolos: je n'ai jamais vu de baleine non plus devant ma maison. Il faut dire que les baleine ne savent pas lire.

Bon! Même si un gars aime parler des autos, parlons d'autre chose. La température. C'est incroyable un froid pareil. Une température de -43 degrés Celsius. C'est quelque chose. Il faut être bien habillé. J'essai de penser comment Pais Hilton aurait pu passer au travers un temps pareil.

Voilà, j'ai réussi à parler de mon auto, de la température, de jolie femme. De parle je parle maintenant?

Aujourd'hui, c'est la journée des vidanges. C'est plus simple qu'en ville, je veux dire Sherbrooke. Il n'y a qu'un seul bac à mettre au chemin. Les bacs verts pour la récupération et bruns pour le composte, ici ça ne fonctionne pas.

Qui a dit que je m'ennuierais à Havre Saint-Pierre en hiver ?

Autre observation: Les photos ci-haut ont été prises ce matin. Avez-vous remarqué que, sur toutes mes photos, le ciel est toujours d'un beau bleu et sans nuage. Pas de pollution! L'air est bon à respirer. Pourquoi un jour ça ne serait pas comme ça partout?