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vendredi 24 octobre 2008

Destin tragico-magique

Les uns,
Sont guidés. Ils savent quel route prendre,
Ils suivent sans peur leur chemin,
Avec confiance sans attendre,

Des âmes les entourent, les escortent,
Dans chaque couloirs de leur existence,
Á la moindre chute, ils ont un réconfort,
Ils ignorent la fatigue malgré l'exigence, ils avancent,

Leur volonté est un courage,
Même si la constance est un lourd tribut,
Il faut avoir une furieuse rage,
C'est comme cela qu'ils atteignent, convaincus, leur but.

Sueanne

Cette perle vient d'un blogue que je viens de découvrir: Courrier Noir Je l'ai découvert par hasard. J'ai été renversé de voir comment il convenait à ce passage. Hasard ou coîncidence?

Ce billet fait suite aux deux précédents
Elle ferma les yeux et pria de toutes ses forces pour que Dieu lui vienne en aide pour prendre la bonne décision et l'aider si elle décidait de courir vers la sortie. Quand elle ouvrit les yeux, elle vit 3 cubains qui avaient l'air de comploter. Elle s'adressa à eux en espagnol. Elle leur demanda ce qu'ils faisaient près des portes. Ils dirent qu'ils pensaient s'enfuir. En partant à courir en même temps, ils avaient plus de chance de réussir. Elle ne prit pas une seconde de réflexion et dit: Je suis partante moi aussi. L'adrenaline leur donna des ailes. Et l'évasion fut réussie.

L'avion repartit de Toronto sans Kim


Kim dit avoir éprouvé un sentiment unique dans sa vie. Elle était libre, libre, libre. Jamais dans toute sa vie elle n'aurait osé espérer un tel bonheur. J'ai eu la chaire de poule en l'entendant parler de la liberté. Et pour la première fois, j'ai pris conscience de cette chance inouïe que l'on prend pour acquise, sans même réaliser notre chance.

Je voudrais vous faire partager un vidéo que j'ai trouvé sur YouTube. Je viens de le découvrir. C'est un film que Kim nous a montré lors de sa conférence. Il est saisissant, mais il montre l'importance du drame vécu par Kim. Elle-même nous l'a montré pour nous faire réaliser ce qu'elle a surmonté. Ce qu'elle est devenu est d'autant plus impressionnant. Moi, ce qui m'a étonné, c'est la capacité de l'être humain de surmonter à peu près n'importe quelle épreuve.
Cliquez sur le lien suivant: Bombardement de Trang Bang.

La partie la plus émouvante de sa présentation fut la rencontre qu'elle a eu à l'occasion d'une conférence qu'elle a donnée devant des vétérans de la guerre du Vietnam. Elle nous a montré un reportage où on voit celui qui a collaboré à l'ordre du bombardement dont a été victime Kim.

Dans son allocution aux vétérans, Kim a dit : Si je pouvais retrouver l’homme qui a bombardé mon village, je lui dirais que nous ne pouvons pas changer le passé mais que nous devons faire de notre mieux pour pardonner au présent et promouvoir la paix du futur. ’

Étrange hasard, relate-t-on : John Plummer, le pilote qui a bombardé au napalm Trang Bang, le village où vivait Kim Phuk est présent. ‘

Qui est cette femme? ’ demande-t-il à son voisin.
C’est la gamine de la photo.
Bouleversé John Plummer lui a fait passer un mot :
Je suis cet homme, Kim.

Elle se dirige alors vers lui, les bras ouverts. Il éclate en sanglots : ‘

- Je suis désolé. ’ ‘
- Tout va bien, John, j’ai pardonné. ’

Kim nous a parlé de lui avec une grande émotion. Elle nous a montré sa photo, un film pris en sa compagnie. C'est un type très sympathique, bel homme, avec beaucoup de charisme. À le voir, il n'a vraiment pas l'air du monstre qu'on peut imaginer. Il a cependant dit à Kim qu'il ne tenait plus en place lorsqu'il sut qu'elle était là, prête à pardonner. Il avait besoin de se faire pardonner. Sa vie à lui s'était arrêter le jour du bombardement. Il se sentait tellement coupable. Depuis ce temps, buvait sans arrêt pour ne plus penser à ce qu'il avait fait.

Les voir ensembles (Kim et John), sourire, discuter avec une grande complicité nous montre jusqu'à quel point les circonstances (la guerre) peuvent dénaturer des humains. Il a dit plus tard à Kim que sa rencontre et son pardon lui avaient permis de revenir à la vie. John Plummer est devenu par la suite pasteur méthodiste.

J'ai trouvé une partie des dialogues que je viens de citer dans un extrait de l'émission Par quatre chemins sur le cite de Radio-Canada. Pour y avoir accès, cliquez ICI.

On parle dans le même extrait des étapes du pardons. On en parle en détail dans le lien précédent, je me contenterai ici de les énumérer:

Pardon en 6 étapes
1ère étape : prendre conscience que l’on a mal.
2è étape : arrêter de se blâmer soi-même.
3è étape: sortir du rôle de victime.
4è étape : exprimer son indignation et sa colère.
5è étape: se confronter à l’autre.
6è étape: le pardon
Kim Phuc habite aujourd'hui Toronto. Elle est ambassadrice de la paix pour l'Uesco. Elle est grand-mère. Son sourire est resplendissant. Sa vie est consacrée à la paix et à Dieu. Elle donne des conférences partout.

Voir Kim Phuc viste les grands brûlés de Québec

Personnellement, je crois que Dieu existe. Du moins, j'aime y croire. Je prends la chance que ce soit le cas.Mais une question me hante toujours: Pourquoi tant de souffrance est-elle possible?

Je ne comprends toujours pas que Dieu et la souffrance puissent co-exister.

dimanche 19 octobre 2008

Un mariage solide: trucs ou coïncidences

Ces couples qui durent
Avant de donner le résultat du sondage, voici un autre coup du hasard.
Aujourd'hui même, sur la page d'accueil de Sympatico, on annonçait un article sur Ces couples qui durent. Cliquez sur le lien précédent pour avoir accès à l'article. On parlait aussi du coup de foudre (Voir dans le Blogue de Sourcil Jaune, son lien est à droite)

Résultats du sondage:
Qu'avaient en commun les couples qui avaient célébré leur 40è anniversaire de mariage, selon le curé qui en a été le célébrant?

  • Le hasard: 25%
  • L'amour: 8%
  • Les mêmes valeurs: 25%
  • Savoir pardonner: 25%
  • Capacité d'évoluer dans la même direction: 16%
Bien sûr, on aurait pu dire: toutes ces réponses ou en ajouter. Par exemple, grandir en couple en protégeant chacun sa bulle. J'ai adoré tous les commentaires que vous avez faits. C'est vrai, j'ai trouvé ça touchant pour ne pas dire émouvant. On aspire tous au bonheur, au grand amour qui dure toujours. Voir l'amour autour de soi peut autant être source d'espoir que de tristesse.

Mais quelle réponse a donné le curé à l'occasion d'un 40è anniversaire de mariage à la question : Tous ces gens avaient quoi en commun ? savoir pardonner.

Cliquez sur l'image
Tous, tant que nous sommes, même si nous sommes très attachés l'un à l'autre, un jour ou l'autre on va dire une parole ou poser un geste qui va blesser. C'est inévitable. Je dirais même que plus on aime, plus la blessure risque d'être douleureuse.

La relation amoureuse pourra avoir toute les qualités du monde, le lien ne tiendra pas si on ne sait pas pardonner. Un poids va rester quelque part en nous. Avec le temps, le poids va devenir de plus en plus lour et il va finir par nous détruire. C'est ce que je pense profondément.


Cet été, j'ai reçu chez moi l'abbé Jules Beaulac un de mes anciens prof. du séminaire de St-Hyacinthe. Il a un blogue lui aussi et me dit qu'il reçoit en moyenne 300 courriels par jour. Cet abbé est un des personnages les plus extraordinaires que j'ai connu. Un personnage vrai, authentique, intense, passionné. Il a du charisme et il aime le monde, tout le monde. Il passe de trois à quatre heures par jour à répondre à ses courriels « et à entretenir son blogue ».

Quand j'étais étudiant, il était ce qu'on appelait à l'époque: un directeur de conscience. Il m'avait suggéré de tenir mon journal tous les jours. Pour lui, c'était une bonne façon d'apprendre à s'exprimer par écrit, communiquer ses sentiments, jeter un regard critique sur ce qu'on vivait. Il lisait toutes les pages de mon journal, les commentait, corrigeait mes fautes de français ou mes tournures de phrase.

Il tenait lui aussi son journal. Et son livre a été réalisé justement à partir de ses notes au quotidien. Il a travaillé 15 ans dans un pénitencier comme aumônier. Il m' a raconté le fait vécu suivant.

Cliquez pour voir le texte plus gros.
Ce texte est un extrait que j'ai copié directement de son livre. Je vous le recommande.

Quand vous aurez lu le livre, vous ne verrez plus jamais les prisonniers, les marginaux, les délinquents même les plus violents de la même façon. Un contact aussi humain que celui qui anime l'abbé, je n'ai jamais vu ça. Il m'a raconté un fait qui m'a touché.

Beaucoup de prisonniers raffolaient des petites croix en or. L'abbé leur disait que pour en avoir, il fallait prendre rendez-vous avec lui et venir la chercher dans son bureau. Il bénissait la croix avant de la remettre et il est arrivé que des prisonniers avec un bonne carapace pleure en la recevant.
À l'occasion, il offrait un service particulier aux prisonniers: se faire le messager du pardon. Après l'avoir amené à réfléchir sur l'importance du pardon, avec son autorisation, il lui est arrivé d'aller rencontrer sa victime. Il expliquait que le prisonnier souffrait, regrettait son geste et avait besoin de se faire pardonner pour calmer sa souffrance et recommencer à vivre.

Il y a quelques années, il y avait eu un reportage sur lui. On l'avait présenté comme un cyber-curé. Je ne veux pas partir en croisade. Peu importe les convictions, les croyances ou les valeurs qu'on a, il y a des réflexions et des attitudes qui nous aident à avancer.

Dans une société où on manque terriblement de modèles, l'abbé Beaulac en est tout un. Une vraie source d'inspiration même pour ceux que la religion irrite au plus haut point.

Avez-vous l'impression qu'on manque actuellement de modèles. Vous en avez?