Ces couples qui durent
Avant de donner le résultat du sondage, voici un autre coup du hasard.
Aujourd'hui même, sur la page d'accueil de Sympatico, on annonçait un article sur Ces couples qui durent. Cliquez sur le lien précédent pour avoir accès à l'article. On parlait aussi du coup de foudre (Voir dans le Blogue de Sourcil Jaune, son lien est à droite)
Aujourd'hui même, sur la page d'accueil de Sympatico, on annonçait un article sur Ces couples qui durent. Cliquez sur le lien précédent pour avoir accès à l'article. On parlait aussi du coup de foudre (Voir dans le Blogue de Sourcil Jaune, son lien est à droite)
Résultats du sondage:
Qu'avaient en commun les couples qui avaient célébré leur 40è anniversaire de mariage, selon le curé qui en a été le célébrant?
- Le hasard: 25%
- L'amour: 8%
- Les mêmes valeurs: 25%
- Savoir pardonner: 25%
- Capacité d'évoluer dans la même direction: 16%
Bien sûr, on aurait pu dire: toutes ces réponses ou en ajouter. Par exemple, grandir en couple en protégeant chacun sa bulle. J'ai adoré tous les commentaires que vous avez faits. C'est vrai, j'ai trouvé ça touchant pour ne pas dire émouvant. On aspire tous au bonheur, au grand amour qui dure toujours. Voir l'amour autour de soi peut autant être source d'espoir que de tristesse.
Mais quelle réponse a donné le curé à l'occasion d'un 40è anniversaire de mariage à la question : Tous ces gens avaient quoi en commun ? savoir pardonner.
Mais quelle réponse a donné le curé à l'occasion d'un 40è anniversaire de mariage à la question : Tous ces gens avaient quoi en commun ? savoir pardonner.
Tous, tant que nous sommes, même si nous sommes très attachés l'un à l'autre, un jour ou l'autre on va dire une parole ou poser un geste qui va blesser. C'est inévitable. Je dirais même que plus on aime, plus la blessure risque d'être douleureuse.
La relation amoureuse pourra avoir toute les qualités du monde, le lien ne tiendra pas si on ne sait pas pardonner. Un poids va rester quelque part en nous. Avec le temps, le poids va devenir de plus en plus lour et il va finir par nous détruire. C'est ce que je pense profondément.
La relation amoureuse pourra avoir toute les qualités du monde, le lien ne tiendra pas si on ne sait pas pardonner. Un poids va rester quelque part en nous. Avec le temps, le poids va devenir de plus en plus lour et il va finir par nous détruire. C'est ce que je pense profondément.
Cet été, j'ai reçu chez moi l'abbé Jules Beaulac un de mes anciens prof. du séminaire de St-Hyacinthe. Il a un blogue lui aussi et me dit qu'il reçoit en moyenne 300 courriels par jour. Cet abbé est un des personnages les plus extraordinaires que j'ai connu. Un personnage vrai, authentique, intense, passionné. Il a du charisme et il aime le monde, tout le monde. Il passe de trois à quatre heures par jour à répondre à ses courriels « et à entretenir son blogue ».Quand j'étais étudiant, il était ce qu'on appelait à l'époque: un directeur de conscience. Il m'avait suggéré de tenir mon journal tous les jours. Pour lui, c'était une bonne façon d'apprendre à s'exprimer par écrit, communiquer ses sentiments, jeter un regard critique sur ce qu'on vivait. Il lisait toutes les pages de mon journal, les commentait, corrigeait mes fautes de français ou mes tournures de phrase.
Il tenait lui aussi son journal. Et son livre a été réalisé justement à partir de ses notes au quotidien. Il a travaillé 15 ans dans un pénitencier comme aumônier. Il m' a raconté le fait vécu suivant.
Cliquez pour voir le texte plus gros.
Ce texte est un extrait que j'ai copié directement de son livre. Je vous le recommande.
Quand vous aurez lu le livre, vous ne verrez plus jamais les prisonniers, les marginaux, les délinquents même les plus violents de la même façon. Un contact aussi humain que celui qui anime l'abbé, je n'ai jamais vu ça. Il m'a raconté un fait qui m'a touché.Beaucoup de prisonniers raffolaient des petites croix en or. L'abbé leur disait que pour en avoir, il fallait prendre rendez-vous avec lui et venir la chercher dans son bureau. Il bénissait la croix avant de la remettre et il est arrivé que des prisonniers avec un bonne carapace pleure en la recevant.
À l'occasion, il offrait un service particulier aux prisonniers: se faire le messager du pardon. Après l'avoir amené à réfléchir sur l'importance du pardon, avec son autorisation, il lui est arrivé d'aller rencontrer sa victime. Il expliquait que le prisonnier souffrait, regrettait son geste et avait besoin de se faire pardonner pour calmer sa souffrance et recommencer à vivre.
Il y a quelques années, il y avait eu un reportage sur lui. On l'avait présenté comme un cyber-curé. Je ne veux pas partir en croisade. Peu importe les convictions, les croyances ou les valeurs qu'on a, il y a des réflexions et des attitudes qui nous aident à avancer.
Dans une société où on manque terriblement de modèles, l'abbé Beaulac en est tout un. Une vraie source d'inspiration même pour ceux que la religion irrite au plus haut point.
Son blogue: http://www.public.sogetel.net/jbeaulac/

