vendredi 20 juin 2008

Le hasard sonne

La servitude. C'est ça le téléphone. Il sonne : tu accours. Ou bien tu n'accours pas, mais tu te ronges les sangs de regrets ou de curiosité insatisfaite.
[Gabrielle Roy]


Curieusement, j'ai toujours dit que j'aimerais me passer d'un téléphone. Je n'ai pas de cellulaire. Le téléphone, c'est souvent un instrument du hasard. Tout le programme de la journée risque d'être changé par le téléphone.

Mes plans ont souvent été royalement changés par le hasard. J'aurais pu continuer ma route sans remords. J'ai plutôt souvent changé de route. Ai-je des regrets ou des remords ? Je vous ai promis d'y répondre dans un prochain message. Vous comprendrez cependant qu'il me faut d'abord mettre la table.

3 commentaires:

Zoreilles a dit…

Tu dis que le téléphone, c'est l'instrument du hasard? Moi, je te réponds que c'est un instrument de torture!

Mais je ne peux m'en passer non plus, évidemment, étant travailleuse autonome, j'ai intérêt à toujours répondre, et à être bien équipée en répondeur, même si les communications se font maintenant beaucoup plus par courriels que par téléphone.

Un cellulaire? Jamais de la vie! Certains clients me mettent de la pression mais je résiste avec toute la force de mes convictions! Vive la liberté.

Lise a dit…

Je me joins au club. Le cellulaire, non merci, c'est une prison. Pratique pour les gens qui doivent voyager seuls , de longues heures, au cas où...mais sinon, pourquoi faire ?

Dans le cadre du travail, comme Zoreilles dit, les courriels, le téléphone "ordinaire" avec répondeur ou boîte vocale sont suffisants. Sinon le moindre instant de paix devient impossible, au grand dam de ceux qui croient qu'il est inimaginable de vivre sans cellulaire.

Je vais revenir ici...

Jackss a dit…

Bonjour Lise,

Charmant détour que celui qui te mène ici. Le hasard fait souvent bien les choses. Et tes propos sonnent comme une musique à mes zoreilles. Je n'ai pu m'empêcher de faire la liaison. Puisse Zoreilles ne pas trop m'en tenir rigueur.

Je suis techno de nature. Je suis fasciné par les progrès fulgurants de la science. Mais je trouve que la solitude est une des meilleures expression de cette liberté à laquelle Zoreille fait allusion.

Pour moi, le cellulaire est souvent une entrave à la disponibilité qu'on accorde à un être cher. J'ai souvent un pincement de coeur quand je vois un enfant avec son père ou sa mère en conversation avec une boîte métallique.

Il y a des pensées profondes qui viennent habiter notre cerveau par je ne sais trop quel hasard. Ces pensées nous font vivre et nous mènent parfois très loin. Mais le cellulaire qui nous rattrape n'importe où peut couper assez vite la meilleure inspiration.