lundi 18 août 2008

Détour héréditaire


Photo Pierre Mestre


La mort n'est qu'un déplacement d'individualités. L'hérédité fait circuler les mêmes âmes à travers la suite des générations d'une même race.[Gustave Le Bon]

Faire un blogue comme celui-ci, ça nous fait forcément faire un détour intrérieur... Le titre de mon blogue le dit bien: j'improvise. Mais en même temps, j'organise, je découvre des liens, des liens dans ma vie, mon univers, mon passé, mon futur. Passé de l'imparfait et conditionnel futur...

Il y a un autre phénomène bien particulier qui m'intrigue: la puissance de l'hérédité. Le plus vieux de mes fils n'a presque jamais vu mon père. Il était d'ailleurs trop jeune pour s'en souvenir. Et pourtant, en le voyant j'ai souvent l'impression de voir mon père. Il reproduit ses mimiques, passe le même genre de réflexions, a des comportements très semblables.


Autre coïncidence.
Actuellement, mon autre fiston, Jipé Dalpé, a une chanson que l'on peut écouter: Dans l'Azur .

Par hasard, le thème de cette chanson porte sur le même thème que j'ai développé dans mes derniers billets: la mort affrontée avec sérénité. La vie que l'on vit à plein sachant qu'elle va prendre fin. Toute une coïncidence... Plus j'y pense, plus je suis frappé par la similitude qui me relie aux paroles de cette chanson que je n'ai pas écrite. C'est comme si une partie de moi avait voyagé dans les gênes de son auteur: mon fils. Hum...coïncidence! C'est fort!

Écoutez, vous verrez que c'est impressionnant comme coïncidence:
Entendre la chanson

Un extrait vidéo sur YouTube

Mais au fond, est-ce une coïncidence?


M'aurait-il plutôt volé mes idées?
Devrais-je me plaindre?
Ai-je des droits d'auteur sur la chanson?
Pas facile, la vie!

5 commentaires:

le rêveur a dit…

J’entends, j’écoute, je regarde et je rêve,
J’entends, j’écoute……………. Je suis là malgré mon silence et je pense. Souvent je pense à l’Azur. Bientôt la retraite et j’ai peur de manquer de temps, plus le temps passe et plus je vieilli et il me semble que je me découvre plus que jamais.
Tout mes sens sont aguets. Mes yeux s’ouvrent d’avantage à la vie. C’est comme si une certaine crainte m’habitais, celle de manquer de temps. Ce temps c’est comme le vent, il nous pousse dans le dos et nous donne parfois des frissons. Il semble parler, me réveille. Regarde tes pieds sur cette terre, regarde tes pas. Ce temps, le temps, je veux en faire mon ami.
Tout ce temps passé, notre jeunesse derrière nous et qui nous semblait acquise comme naturel. Je ne suis pas nostalgique, je réalise plein de chose sur le temps et la vie.
En vieillissant’ c’est comme si le temps nous sautait au visage et nous secouait un peu pour nous laisser réfléchir et nous faire réaliser que le vent souffle derrière celui-ci. Tant d’images et de souvenir me viennent comme une rafale. C’est comme une tornade dans ma tête, je réalise plus que jamais que je suis là.
je suis là.
J’entends, j’écoute, Je regarde et je rêve.
PS. Super la chanson de Jp, l'Azur. C'est toujours une grande joie que de lire mon cher Jack

Jackss a dit…

Je sais que tu es toujours là Le rêveur
J'aime bien ce nom que tu t'es donné. C'est bien.

Tout ce que tu dis, ça tient bien du rêve. Le rêve, c'est des idées, des projets, de quoi remplir sa vie. Et si tu manques de temps, je sens que tu as le goût d'utiliser à fond celui que tu auras.

Pour réaliser une chose vraiment extraordinaire, commencez par la rêver. Ensuite, réveillez-vous calmement et allez d'un trait jusqu'au bout de votre rêve sans jamais vous laisser décourager.
[Walt Disney

Pierre a dit…

Emprunt comme celui de cette photo où l'on distingue justement... mon frère. On reste en famille :-)

en tout cas merci pour les traces que vous avez laissé sur mon blog. Le vôtre est singulier, profond et intriguant sur bien des points...

Jackss a dit…

Merci de votre visite, Pierre

J’en suis touché et honoré. J'ai été séduit par la photo que j'ai empruntée pour la placer dans l'en-tête de mon billet.

J'ai aussi placé votre blogue dans mes favoris sur la page d'accueil de mon blogue. Et comme vous voyez, je n'abuse pas de cet espaces. Il n'y a que deux blogues que j'y ai affichés comme coup de coeur.

Votre blogue, c'est une belle ambiance pour l'àme, le coeur et l'esprit. Je trouvais important de laisser la trace pour reconnaître tout le mérite qui vous revient.

Zoreilles a dit…

Cette « parenté » qu'on trouve chez nos parents, nos enfants, n'est pas le fruit de notre imagination. Je me l'explique ainsi : on transmet beaucoup plus ce qu'on est que ce qu'on dit. Alors, évidemment, il y a des connivences, des manières de penser, de réagir, de réfléchir, d'agir, de vivre.

Ma fille aussi traite dans ses chansons des mêmes thèmes que moi, dans mon blogue. C'en est bouleversant parfois! On fait souvent la même lecture des événements, on en vient aux mêmes réflexions et pourtant on n'est pas du tout de la même génération.

C'est pourquoi quand des parents s'inquiètent de leurs enfants (mais je peux comprendre aussi) je leur dis toujours : « Fais confiance à tout ce que tu lui as transmis... »