samedi 30 mai 2015

Le chien d'or, Partie 3



Je ne pensais jamais faire tant de découvertes lorsque j'ai commencé à parler du chien d'or.
En même temps, je vous dirais que ce que j'appelle souvent le hasard n'a pas fini de me surprendre.

Un tout petit détail de rien peut nous mener très loin. La vie est ainsi faite. Tout nous parle. Mais il est rare qu'on puisse entendre. Il y a beaucoup d'évidences placées sous nos yeux dont on ne verra jamais que l'ombre. Et encore, on ne la verra peut-être pas. Je ferme cette parenthèse.

Reprenons le début: la photo d'un chien qui mord son os et en dessous, un message plutôt inquiétant.

Je suis un chien qui ronge l'os
En le rongeant je prend mon repos
Un temps viendra qui n'est pas venu
que je mordrai qui m'aura mordu.
 
Qu'est-ce qui m'a amené à vous montrer ce chien qui ronge l'os en ajoutant  le texte qui lui donne tout son sens. Pour vous l'expliquer, je recule encore dans le temps, loin, loin.
 
Ça vous arrive d'etre débordé? Moi si! Tout le temps, même si je suis retraité. Depuis plusieurs mois, je n'avais pas perdu le goût d'écrire des billets et visiter ceux que j'avais adoptés. Quoique... je constatais que d'autres médias sociaux semblaient plus à la mode.
 
Vous vous souvenez ce qui m'avait amené à ouvrir un blogue?un hasard. Un simple hasard comme on en vit tous les jours.
Je résume. J'écoutais la radio. Par curiosité,  voulant en apprendre davantage sur une dame interviewée sur les ondes, j'ai fait une recherche sur Google. J'ai été acheminé, par hasard, sur un lien. J'ai cliqué sur ce lien. A ma grande surprise, j'ai découvert que Zoreilles s'y exprimait avec la passion qu'on lui connait sur les propos de la dame en question.
 
Il y a longtemps que je n'avais pas entendu parler de Zoreilles. On s'était connus en arrivant par hasard le même jour comme animateurs d'un forum de discussion: la Place Publique de Sympatico . J'ai ouvert un blogue pour avoir une identité et faire en sorte que Zoreilles me reconnaisse. Je n'avais pas l'intention d'avoir mon propre blogue. C'est pour cette raison que je l'ai baptisé, sans trop réfléchir: "Détour improvisé".

Le thème du hasard et de la synchronicité s'est imposé de lui-même sans que je ne l'ai imaginé.
Il m'arrive parfois de vouloir revenir m'exprimer sur ce thème. Il y a tellement d'occasions d'être étonnés par des événements qui donnent l'impression d'avoir été organisés par le gars de vue. On ne s'arrête pas assez sur tous ces événements qui nous parlent.

Par ailleurs, je me suis éloigné de mon blogue sans l'avoir planifié, un peu par hasard. Puis tout dernièrement, j'ai senti le goût de revenir Chez Zoreilles, et d'autres amis virtuels. J'ai vu que plusieurs avaient disparu sans laisser d'adresse.
Au moment où j'annonçais mon retour, Zoreilles annonçait son départ. C'est un peu comme si j'avais eu un pressentiment. Je crois toujours aussi fermement aux vertus de la télépathie.

Instinctivement, j'ai pensé à tous ces amis qu'on voit pour la dernière fois sans le savoir. Il y a des occasions où on se demande si on a fait quelque chose qui a déplu tellement la coupure est subite. Un jour, celui que Laure et moi considérions comme notre meilleur ami, a coupé brutalement les ponts. Nous l'avons appelé à plusieurs reprises. Nous l'avons même rencontré par hasard et lui avons fait part de notre malaise. Il fut impossible de percer le mystère.

C'est ainsi que l'image du chien qui ronge l'os m'est venue à l'esprit. Cette image illustre bien ce sentiment qu'on appelle "la rancune". Et pour moi, c'est ce que je trouve le plus difficile à vivre. En contrepartie, le "pardon" est la vertu la plus noble. La rancune est le pire ennemi de l'amour et de l'amitié. L'art de pardonner, son meilleur atout. La rancune, c'est ce qui fait que dans certains coins du globe, des rivalités se développent et se perpétuent de générations en générations.

Ceci étant dit, je pense que le pardon ne doit jamais être une capitulation. Et comme québécois, nous avons plusieurs raisons de ne pas capituler devant les attaques répétées dont nous somme l'objet, particulièrement à cette période trouble au plan social et au plan de nos institutions. Il est difficile de savoir à qui faire confiance. Le mot "promesse" n'a plus aucun sens. Le mot "vérité" aussi.

Caricature La Presse

Si la rancune est un bien triste sentiment, elle ne doit pas nous amener à perdre notre capacité de nous indigner et de le faire savoir, sans blesser. C'est ce que Zoreilles a toujours fait. Il m'est arrivé parfois de le faire en regrettant un peu le ton polémique que j'avais adopté. Dans ces occasions, les commentaires de Zoreilles venaient toujours lui donner la vraie couleur que j'aurais voulu donner.

Voilà tout ce que le départ de Zoreilles m'a inspiré. Je la connais depuis longtemps et je n'ai jamais connu de malentendus avec cette artiste de la communication. Son talent pour exprimer ce qu'elle pense de façon claire et honnête m'a toujours fasciné. Cest précieux.








vendredi 29 mai 2015

Le chien d'or Partie 2

Suite du billet précédent

Il faut lever les yeux pour voir le chien d'or. (Photo Le Soleil, Patrice Laroche)
Le chien d'or en haut de l'édifice de la poste

 
Jamais, je n'aurais cru que le sujet pouvait être si vaste et susciter tant de commentaires.
L'article suivant de Le Soleil est d'ailleurs très révélateur.
Il s'appelle Le chien d'or, mais n'avait plus d'or que le nom. Le gouvernement fédéral a fait restaurer et redorer le bas-relief qui orne le fronton de l'ancien Hôtel des Postes, dans le Vieux-Québec, et qui a été une véritable icône de la capitale, bien avant le Château Frontenac
La restauration du Chien d'or a coûté 309 000$: Il a été convenu de l'envoyer au Centre de conservation du Québec pour une restauration, qui a coûté 9000 $ comparativement à 300 000 $ pour la maçonnerie.
 
Il est d'ailleurs tès amusant de voir tous les proverbes où l'on fait référence à des chiens.
Celle du qui ronge son os s'y trouve. Voir http://cafe.rapidus.net/cybele/citationchien.html
 
Mais revenons à mon dernier billet. Un commentaire d'un habitué de mon blogue m'a particulièrement intéressé:
Réjean Mélançon a écrit: 
Cela me fait tout drôle de retrouver cette histoire sur ton blogue.

J'aime beaucoup cette légende du chien d'or, d'autant plus que ma mère, qui est une Philibert, nous avait raconté, lorsque nous étions enfants, une histoire, qui courait à l'époque dans notre famille, sur le premier Philibert arrivé en Nouvelle France. Elle disait même que son ancêtre avait été pendu par l'intendant Bigot… du moins, le croyait-elle.

Une des nombreuses versions de l'histoire, disait que le fils de Nicolas Philibert, Pierre, avait tué l'officier Le Gardeur de Repentigny, après avoir retrouvé ce dernier aux Indes, pour venger le meurtre de son père. Mais il n'est pas dit qu'il avait été pendu par la suite. C'est fou ce que les légendes peuvent entraîner comme croyance, avec les années.

Mais la réalité pour ma famille est tout autre. Mon premier ancêtre Philibert en Nouvelle France, était d'une autre lignée, et il s'était établi dans la région de Maskinongé, à peu près à la même époque.
Le chien d'or et moi
 
Maintenant, j'en ai une bien bonne.
Lisez d'abord une anecdote que j'avais laissé sur mon dernier message:

 Le chien d'or m'a fasciné depuis le début, à l'occasion d'un conflit de travail. J'étais gestionnaire à la Commission de la Santé et de la Sécurité du travail (CSST). Un matin, une délégation de professionnels se présente a mon bureau, soit disant pour m'offrir un cadeau. J'ouvre l'emballage, intrigué. J'y trouve une tasse avec l'image d'un chien et l'écriteau suivant:
Je suis un chien qui ronge l'os
En le rongeant je prend mon repos
Un temps viendra qui n'est pas venu
que je mordrai qui m'aura mordu.



Je suis tombé immédiatement en amour avec cette tasse. Et j'ai bien ri. Je l'ai conservé précieusement.
Aprés avoir laissé ce commentaire, je me suis demandé où était cette tasse. J'ai posé la question à Laure, ma douce moitier. Alors elle m'a répondu, un peu confuse: Je t'en avais parlé. Tu me l'avais prêtée. Je l'ai apportée au bureau à Sherbrooke et un médecin m'a demandé si je voulais la lui donner. Whops!
 
Vous avez remarqué? Ce médecin l'a eu gratis. J'étais bien content de penser que ne nous n'avions pas payé pour lui donner. Hon! C'est pas gentil, je sais. Mais je suis un peu scandalisé par la situation actuelle. Les médecins facturent tout: les photocopies, les petits gouttes pour les yeux, sans parler des ristournes pour les médicaments qu'ils prescrivent.  On est chanceux de ne pas avoir à payer pour leur donner la main. Je me demande parfois où est rendu leur sens social, leur sens professionnel dans un contexte si pénible. Comme fonctionnaire, combien de fois j'ai travaillé sans rien demander? Régulièrement. Comme bien d'autres professionnels dont les enseignants.

 
 

J'ai été naif. J'ai cru un instant que le Dr Barette prenait vraiment à coeur les intérêts de la population. Mais je commence à en douter.

Je commence à croire que toutes les coupes du système de santé ne servent qu'à dégager de l'argent pour que les médecins en aient davantage. Puis, ce sera au tour des pharmaciens d'en obtenir plus.

Je ronge mon os. Que voulez-vous que je fasse de  plus?,

En principe, le médecin, ça devrait être mon médecin, mon ami, mon confident.

Mais, je parle de ce que j'observe globalement. Je connais plusieurs médecins exemplaires qui sont dévoués et partagent mes émotions. C'est le système que je critique, celui qui coupe au maximun à tous les niveaux dans le système de santé et ne cesse d'augmenter les rémunérations des médecins aujourd'hui et des pharmaciens demain.


 

jeudi 21 mai 2015

Un chien qui ronge l'os

Je suis un chien qui ronge l'os
En le rongeant je prend mon repos
Un temps viendra qui n'est pas venu
que je mordrai qui m'aura mordu.
D'où vient cette drôle de citation?
Que veut-elle dire?
Pourquoi j'en parle?
Il n'y a jamais de hasard. Alors comment ce souvenir m'est revenu à l'esprit ce matin? Si je vous disais qu'il y a un lien entre l'annonce de Zoreilles de fermer son blogue et cette citation, alors je provoquerais la confusion la plus totale. Et si j'étais en politique, on verrait partir les rumeurs  les plus folles.
Mais non, Zoreilles a toujours été et sera toujours une grande amie. Avec elle, il n'y a jamais eu le début de l'ombre d'un malentendu. On l'appelle Zoreilles parce qu'elle sait écouter. Elle le fait sans juger. Jamais! Je ne peux pas dire cependant qu'elle le fait sans interpréter. Elle interprète, mais avec une telle justesse que ses commentaires sont toujous désirés.

Alors que vient faire ce chien d'or dans le décor? Je vais y revenir. Mais prenons les choses du début.
Retournons à l'origine. Quand? 1736? 1688? 1561?
Comme le montre l'image du début, le chien d'or est daté de 1736.

Un détail architectural qui intrigue et inspire
Maison du chien d'or, Québec (carte postale)
Maison du chien d'or, Québec (carte postale)
Depuis 1688, le bas-relief du chien d'or est toujours demeuré au même endroit. À chaque fois que l'édifice où il se trouve a été modifié, on a toujours pris soin de le garder bien en vue des passants, à cet emplacement prestigieux de la haute-ville de Québec. Il a suscité curiosité et intérêt et sa renommée a débordé les frontières du pays. C'est ainsi qu'il a acquis une grande notoriété et une valeur patrimoniale exceptionnelle. Bien que son créateur soit inconnu, cette sculpture d'un chien d'or a une valeur intrinsèque car l'œuvre est trois fois centenaire, façonnée dans une pierre calcaire de Pointe-aux-Trembles et vraisemblablement dorée à la feuille d'or. Elle a traversé le temps depuis 1688 jusqu'à aujourd'hui et elle a été le témoin de tous les événements qui ont marqué l'histoire de ce secteur de la ville. (Voir l'Encyclopédie du Patrimoine de l'Amérique française)

le marchand Philibert
L'histoire est palpitante et savoureuse. Je vous conseille fortement de cliquer sur le lien qui précède pour en apprendre davantage.

Le 20 janvier 1748, Pierre-Jean-Baptiste-François-Xavier Legardeur de Repentigny, officier des troupes de la Marine, se présente chez lui avec un billet de logement. À cette époque, en l'absence de caserne, les citoyens sont contraints d'héberger les soldats en garnison à Québec.




Philibert refuse énergiquement d'offrir l'hospitalité, une bagare éclate et Philibert se fait tuer. Philibert habitait la maison où se trouvait la fameuse pierre du chien d'or depuis plusieurs générations. Mais avant qu'il n'y habite, plusieurs chicanes de voisins avaient eu lieu.
Une légende est née, un roman a suivi.
C'est pas nous qui avons inventé les chicanes.
Nous ne sommes pas les premiers à ronger l'os.

Et l'histoire a des a des racines beaucoup plus lointaines:

Une plaque semblable – chien et inscription – datant de 1561, apposée à Pézenas, ville située non loin de Montpellier, jette une nouvelle lumière sur toute cette affaire. En fait, la plaque que les visiteurs peuvent voir dans le Vieux-Québec, aurait été copiée sur celle de Pézenas et installée par le chirurgien Roussel sur sa résidence en souvenir de sa région natale. Détenteur de la maison par la suite, Jacquin aurait procédé à un agrandissement et c’est alors qu’il aurait ajouté lui-même la date de 1736 sur la plaque.

Le chien d'or et moi
Le chien d'or m'a fasciné depuis le début, à l'occasion d'un conflit de travail. J'étais gestionnaire à la Commission de la Santé et de la Sécurité du travail (CSST). Un matin, une délégation de professionnels se présente a mon bureau, soit disant pour m'offrir un cadeau. J'ouvre l'emballage, intrigué. J'y trouve une tasse avec l'image d'un chien et l'écriteau suivant:

Je suis un chien qui ronge l'os
En le rongeant je prend mon repos
Un temps viendra qui n'est pas venu
que je mordrai qui m'aura mordu.



Je suis tombé immédiatement en amour avec cette tasse. Et j'ai bien ri. Je l'ai conservé précieusement.
Je n'ai vu aucune malice dans ce cadeau. Le tout s'est déroulé dans un climat cordial. Pour moi l'humour est notre meilleur arme dans les situations les plus délicates.

Le chien d'or a aussi ses liens en France. Le premier à avoir habité la maison où se trouve le Chien d'or est un chirurgien originaire de Montpellier, ville où j'ai passé deux mois comme stagiaire en 1974. Un endroit de rêve. Le hasard a donc voulu que le Chien d'or me rappelle aussi cette période charmante. La vie est une succession de hasard qui lui donne du sens.

Le Chien d'Or et Zoreilles

Mais par quel sorte de hasard, la décision de Zoreilles de quitter son blogue m'a-t-elle fait pensé au chien d'or? C'est ce que vous pourrez voir dans mon prochain billet... En attendant, ne partez pas de rumeurs.

À suivre...








mardi 19 mai 2015

Les tours du hasard

La neige a neigé cet hiver en  Minganie

 
 
Qui aurait pu croire que l'on pourrait revoir ce genre de paysage qui me redonne la nostalgie de mon enfance? On voyait ça quand on était jeune. Mais avec le réchauffement climatique, c'est plus rare. Pourtant, une amie de Havre-Saint-Pierre a vu ça cet hiver. Elle nous  a envoyé cette photo.
 
Je ne pensais pas revoir ces routes si enneigées. Quand je parle de nostalgie, je pense aux décors fantastiques. Et tout de suite, il me vient à l'esprit ces congés d'école imprévus qui nous rendaient si heureux.
 
Il y a eu tellement de neige au moment où cette photo a été prise qu'il était devenu impossible de savoir où était la route. Elle se moulait complètement avec le reste du décor. Notre amie a dû s'arrêter plus d'une journée et se faire éviter par des inconnus de Rivière-au-Tonnerre. Tout était fermé. Il fallait donc s'en remettre à de bons samaritains.
 
Je ne pensais pas revoir cette neige et je ne pensais pas non plus revoir Havre-Saint-Pierre.
 
Laure et moi, nous avions toute une batterie d'arguments pour rassurer nos enfants et les convaincre que nous étions revenus pour de bon en Estrie. Notre  fille Véronique était tout sourire en pensant que l'époque des longs séjours sur la Côte-Nord était révolue.
 
Mais voilà, le destin en a décidé autrement. Nous avons été les premiers surpris. Et dans mon cas, je l'ai dit souvent, c'est l'histoire de ma vie. Je ne cherche à impressionner personne en m'exprimant ainsi. Je sais que je suis loin d'être  le seul à vivre sa vie ainsi. On dirait que certains décident tout et d'autres suivent le courant.
 
J'ai encore plein d'histoires à raconter, des histoires où le hasard a été le maître d'oeuvre. Il est difficile de prévoir ce que sera demain. Et c'est peut-être mieux ainsi. Parfois, le hasard réserve de belles surprises. Si vous relisez le dernier billet, par exemple, vous serez peut-être surpris d'apprendre que notre ami Michel continue de profiter de la vie. Il voyage et continue de faire des petites incusions dans sa demeure de la Minganie.
 
 

samedi 29 novembre 2014

Le dernier train

On passe une moitié de sa vie à attendre ceux qu’on aimera et l’autre moitié à quitter ceux qu’on aime (Victor Hugo)


 J'ai toujours choisi mes amis. C'est un privilège dont je n'ai jamais voulu me priver. Pour être plus clair, un ami c'est un être avec qui je n'ai pas à faire de concessions, m'expliquer sans arrêt. C'est une relation privilégiée. Il y a une chimie qui s'installe tout naturellement et procure un certain bien-être, une forme d'emballement face à tout ce qui nous passionne.

Je n'ai pas eu des tonnes d'amis. Mais j'en ai eus. Il y en a même eu un que je n'ai vu qu'une fois.  C'était un 2012. Laure et moi, nous revenons d'un colloque sur Bien vieillir au Québec. Une amie qui nous accompagnait s'est arrêtée chez son frère, à Drummondville. Dès le premier contact, alors que nous étions sur le seuil de la porte, il était clair que nous avions des atomes crochus et que nous étions faits  pour nous entendre.

Nos échanges nourris par ce que nous venions de vivre étaient riches et profonds. Le monsieur écoutait et partageait des expériences personnelles qui me rejoignaient profondément. Il s'intéressait par notre vie très active, nos expériences sur la Côte-Nord, nos projets. Il m'avait demandé à quelques reprises si notre santé était bonne. Bien sûr, lui disais-je. Un peu intrigué, j'ai fini par m'informer de la sienne même s'il m'avait l'air drôlement en forme. Il a dit toute bonnement qu'il était atteint d'un cancer incurable. Mais il ne voulait pas se laisser abattre et bien vivre les mois qui lui restaient. Nous lui avons parlé quelques fois au téléphone en souhaitant avoir l'occasion de le revoir. Mais la vie en a décidé autrement. Nous avons appris qu'il était décédé le mois dernier. Depuis notre rencontre, notre seule rencontre, Laure et moi nous pensions souvent à lui. Il avait pris une place de choix dans notre cœur.

Durant la même période, j'ai appris le décès d'une tante de qui nous avions été très près à une certaine période de notre vie. Puis, nous avons appris qu'un ami d'ici en Minganie avait appris être atteint d'un cancer du pancréas. Il a appris en septembre dernier, au retour de ses vacances au Pérou, qu'il avait peu de chance de vivre plus de 3 ou 4 mois. Il venait de prendre sa retraite, mais travaillait encore avec Laure en attendant de prendre définitivement sa retraite à la fin de l'année. Il l'avait bien préparé et avait beaucoup de beaux projets. On ne sait jamais ce qui nous attend.

Il avait mis beaucoup de soin pour rénover sa propriété en bord de mer. Une réussite. Un endroit où on a le goût de vivre. Appréciez par vous-mêmes.



Michel suit des traitements de chimiothérapie à Québec, soit à 1600 km de sa résidence, aller-retour. Pourtant, il tient a y revenir à l'occasion. Il a besoin de se décor. Il a besoin de revoir ses amis qu'il invite avec le souci de bien les recevoir.

La résidence de Michel





Michel et moi, septembre 2014

Ce qui m'épate, c'est cette attitude relativement sereine face à une situation aussi traumatisante, il faut le reconnaître.


Pendant que j'écrivais ces ligne, j'écoutais la radio. Par hasard, on a fait allusion à cette phrase de Lino Ventura : "On devrait avoir 30 ans pendant 30 ans, Et puis après ça s'arrête". Mais non, ce n'est pas comme ça. La vie n'est pas ainsi faite. Ce que je souhaite le plus, c'est de pouvoir vivre sereinement jusqu'au bout. Et heureusement, j'ai de beaux modèles qui me permettent de voir que c'est possible.

La vie nous parle. Elle est remplie de hasards qui nous livrent des messages. C'est souvent étonnant. Mais il faut être attentif et être en mesure de les capter. Chaque fois que je vois un ami ou une connaissance partir, je suis attentif. Déjà plus du tiers de mes collègues de collège ont quitté notre univers. J'aurais tellement d'anecdotes à raconter sur ceux que j'ai vu partir. Je pourrais en raconter sur des expériences personnelles où j'ai cru ma dernière heure arrivée, comment je me suis senti, ce que ça m'a apporté.


Je pourrais vous parler du commandant Robert Piché avec qui j'ai eu le privilège de m'entretenir par hasard, seul à seul, pendant plus d'une demi-heure. Il était d'ailleurs à la télé hier pour parler de son expérience face à la mort. Il dit que les menaces de mort qu'il avait reçus en prison lui avait permis de vivre de façon plus décontractée les problèmes de moteur de son avion au-dessus de l'océan. Pour lui, c'est peut-être ce qui lui a permis de sauver tous ses passagers alors que l'avion n'avait plus d'essence. Le commandant Piché croit que beaucoup de hasards n'en sont pas vraiment.

Chaque été, Michel nous invitait, festoyait en nous associant à une activité très significative pour lui. Il montait un magnifique tipi devant sa maison. Pour lui, cette toile avait des propriétés symboliques particulières liées à des croyances indiennes. Il faisait brûler de l'encens à l'intérieur. Si je me rappelle bien, le tout pouvait contribuer à nourrir notre âme




À l'été 2014, sans aucune raison apparente, la toile n'a pas été montée.



lundi 10 novembre 2014

Le Tim du Havre

En primeur, voici le Tim Horton de Havre-Saint-Pierre qui va ouvrir le 14 novembre 2014.
Un événement! Je dirais même une révolution! Il va embaucher 30 employés à temps plein et 10 à temps partiel. Laure n'a pas encore donné son nom. Notre amie Marie-Hélène nous dit que ses filles ne peuvent s'empêcher de compter le nombre de dodos avant la grande ouverture.

Tim Horton Havre-Saint-Pierre, novembre 2014

Le Tim Horton est très bien situé, derrière le supermarché Tradition et tout près d'un parc de jeu pour enfant, au bord de la mer. D'accord, avec la neige, c'est plus tranquille. En été, c'est tout fleuri.



Un endroit de rêve. Je dois dire qu'à mon avis la municipalité de Havre-Saint-Pierre améliore considérablement la qualité de ses installations depuis que j'habite ici, janvier 2009. Tout est bien pensé, avec goût, en harmonie avec le décor déjà tellement fascinant. Je trouve souvent dommage de voir comment les plus beaux sites d'une ville ne sont pas mis en valeur. Ici, on ne peut pas faire le même reproche. Au contraire! Les gens ont du goût, de la fierté. On le sent dans toutes les nouvelles réalisation.

J'avais souvent entendu parler du projet d'un Tim Horton depuis que nous habitons le coin. Mais on n'y croyait pas vraiment. Peut-être est-ce par fierté, mais j'avais souvent entendu dire que les cayens ne voulaient pas se faire envahir par des restaurants appartenant à de grandes chaînes  même une canadienne comme Tim Horton que Burger King voudrait bien acquérir. Il semble que la réalité soit toute autre selon un article du Nord-Cotier.

L’idée d’ouvrir un Tim Hortons dans sa communauté a commencé à émerger en 2008 dans l’esprit de Liette Boudreau. Elle a d’abord proposé un projet de comptoir à la chaîne, ce qui n’a pas été retenu. Elle est revenue à la charge avec le concept d’un restaurant traditionnel, mais une fois plus le géant du café ne s’est pas montré intéressé.
(...)
«On a monté une présentation avec toutes les statistiques de la région pour vraiment bien la vendre. On a parlé du projet Romaine, un des plus gros au Canada. On a même amené un représentant pour venir en parler», a raconté Liette Boudreau. Après une présentation convaincante, elle a tout de même reçu une réponse négative par lettre, sept mois plus tard.  
Ne reculant devant rien, Mme Boudreau a décidé d’inviter les gens de Tim Hortons pour une visite en Minganie, afin qu’ils puissent vraiment bien saisir l’engouement dans la localité. «Finalement, ils sont venus à notre insu. Après cinq ans, j’ai pris un message sur mon répondeur qui disait qu’il fallait un Tim qui ouvre dans la région», a-t-elle raconté. Lire la suite ici: http://lenord-cotier.com/index.php/2014/09/15/tim-hortons-le-cafe-coulera-a-havre-saint-pierre-en-novembre/

Il faut dire que la Minganie ne compte que 5600 habitants dons 3600 à Havre-Saint-Pierre.
Les autres municipalités en ont très peu et le territoire est `très vaste.


Municipalités :

Réserves indiennes :
  • Ekuanitshit (Mingan)
    • Population : 453 habitants
    • Superficie : 19,15 km²
  • Natashquan
    • Population : 766 habitants
    • Superficie : 0,21 km²
Minganie

La Minganie se trouve dans le comté de Duplessis. Elle est couverte de forêts à 80%.
La population est faible, mais le tourisme a un fort potentiel. C'est un paradis pour la chasse et la pêche. Les attractions spectaculaires ne manquent pas. Pensons simplement aux Iles Mingan, Anticosti, aux chantiers de la Romaine, aux baleines et aux loups marins, à la flore, aux sites touristiques fréquentés par les tout premiers habitants de la colonie au XVIè siècle, l'univers de Gilles Vigneault qui s'est inspiré tellement de tant de coins légendaires d'ici.

Ne pas trouver de Tim Horton dans la profondeur d'une jungle Africaine où règnent les lions et les éléphants, il n'y a rien de très étonnant, mais à Havre-Saint-Pierre, en Amérique du Nord, ça, il fallait corriger ça surtout que les touristes sont très nombreux en été.

On dit qu'il y aurait 30 000 visiteurs par an. Mais on souhaite doubler ce nombre à court terme, ce qui est très réaliste.

Au Canada, selon Wikepedia, la chaine Tim Horton dépasse la chaine MacDonald et Subway. Voir  http://fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Hortons


Partie 2: la faim ailleurs

La suite tient du hasard, celui qui m'a amené à bien des détours improvisés.
J'aimerais bien d'ailleurs publier toute une nouvelle série de billets sur ce thème qui continue de m'inspirer et me surprendre régulièrement.

Jipé Dalpé
Demain, c'est la fête de mon fils Jipé. Alors, j'ai décidé d'aller sur Facebook avant de revenir ici pour publié ce nouveau message. Et j'ai été étonné du lien avec ce que je venais d'écrire. Pendant qu'on s'émeut pour une chaine de restaurant, ailleurs les préoccupations sont beaucoup plus terre à terre.
voici le lien que j'ai trouvé sur la page Facbook de mon fiston né le 11 novembre.
http://www.demotivateur.fr/article-buzz/voici-une-histoire-qui-ne-prend-que-1minute-regarder-et-pourtant-elle-pourrait-changer-le-monde--1224












jeudi 2 octobre 2014

Le port de Havre-Saint-Pierre en septembre

Pendant que les bateaux
Font l´amour et la guerre
Avec l´eau qui les broie
Pendant que les ruisseaux
Dans les secrets des bois
Deviennent des rivières

Moi, moi, je t´aime
Moi, moi, je t´aime
Cette chanson de Gilles Vigneault était prédestinée. C'est la mélodie que Laure a interprété le jour de notre mariage. L'interprétation qu'elle en avait faite m'avait beaucoup touché. On peut écouter la mélodie en cliquant sur ce lien: Pendant que les bateaux

Les années ont passé. Mais pas le cours des ruisseaux qui deviennent des rivières avant de rejoindre la mer qui continue d'émouvoir.

 Le port de Havre Saint-Pierre a été très achalandé en septembre. Que d'émotions! Nous en avons vu des bateaux de croisière! Et il n'était pas nécessaire d'aller très loin. Il fallait juste ouvrir l'œil. C'est tout. Mais encore fallait-il le faire.

En venant dîner, Laure m'a demandé tout simplement:
- As-tu vu le bateau?
-Quel bateau?
- Ben voyons, regarde par la fenêtre.
J'ouvre la porte et voici ce que je vois sans sortir de la maison.

Il était si près. Et je ne l'avais même pas vu.
La vie, c'est comme ça. On peut avoir le nez collé sur une pure merveille, grosse comme une montagne et ne rien voir.

Mais heureusement, Havre-Saint-Pierre fait exception à la règle. C'est fou comme les gens savent apprécier la mer et tout ce qu'elle apporte. Il y a tellement de monde qui me disent que chaque matin, en passant devant la mer pour aller travailler, ils se disent: "Comme nous sommes chanceux! C'est fascinant la mer et tout le décor qui va avec!" C'est ce que j'appelle Garder un cœur d'enfant.

Cette année fut exceptionnelle. La température a été beaucoup plus chaude. Les bateaux de croisière se sont succédés régulièrement en septembre. Au fond, je n'avais pas d'excuse pour ne pas avoir tout vu venir. La page Facebook Rendez-vous Minganie est très bien documentée. Vous pouvez la voir sur le lien suivant et y trouver d'autres photos sur les bateaux de croisières:

https://www.facebook.com/pages/Rendez-Vous-Minganie/165551420190012
Vous pourrez voir des détails sur le bateau de croisière et les autres venus auparavant.

En septembre, nous avons pu voir le Cristal Serenity



Cristal Serenity près du Centre de santé Havre-Saint-Pierre

A droite, vous voyez l'hôpital que l'on désigne présentement sous le vocable CSSSM (Centre de Santé et de Services sociaux de la Minganie). C'est là que Laure travaille.  Il paraît que le Ministre de la santé veux lui trouver un nom plus modeste. Il me semble quand on a un aussi grand stationnement pour accueillir les bateaux, on ne doit pas lésiner sur le nom qu'on lui donne. Si le virus de l'Ébola prend de l'expansion, le bateau pourra transporter 1000 passagers par voyage. Mais il ne faut pas voir l'avenir aussi sombre.

Au début du mois, nous avons vu ce bateau du Groupe CTMA qui fait le trajet jusqu'aux Iles de la Madeleine en passant par Québec et Montréal. Une croisière de rêve à ne pas manquer, semble-t-il. Nous nous promettons d'y aller l'an prochain.

CTMA Vacancier



La foule au départ de la croisière devant la poissonnerie


Kevin Landry (à gauche)
 L'accueil de la foule à l'arrivée et au départ est toujours animée, chaleureuse empreinte de fierté et de joie de vivre. Et je dois souligner la contribution d'un grand auteur-compositeur interprète  du coin apprécié de tous: Kevin Landry. Il est toujours là dans les grandes occasions. Son cœur y est. Sa musique vivante et entrainante contribue toujours à mettre de l'ambiance. Et, en plus, il travaille à la mine.
Aussitôt le bateau de croisière parti, un bateau prend le relai pour aller prendre un chargement de fer et titane.

C'est une mine très renommée. C'est de la que vient le titane qui ont servi à la confection des pattes de la première fusée lunaire à s'être posée sur la lune. Elle vient de là. A la blague, on dit ici que ce fut plus facile de se rendre sur la lune qu'à Blanc Sablon où la route ne se rend pas encore.

Un bateau cargo permet de faire la liaison: le Bella Desgagnés mis en service l'an dernier en remplacement du Nordik Express. Nous étions montés à bord de ce bateau cargot au printemps 2012.
Voici le Bella Desgagnés tel que j'ai aperçu de ma fenêtre. Avez-vous remarqué tout ce qu'on peut voir en regardant par la fenêtre de sa maison. Il y en a qui espionne à travers la fenêtre pour beaucoup moins spectaculaire.

Bella Desgagnés 30 septembre 2014

Le groupe Desgagnés possède toute une flotte. Il a des traversiers, par exemple à Tadoussac.
Voici un cargo très imposant qui fait partie de sa flotte. Il a fait escale au port de Havre Saint-Pierre la semaine dernière, encore en septembre 2014.

Sedna Desgagnés

 Et ce n'est pas tout. Un autre navire de croisière qui s'est présenté en septembre

Sylver Whisper

J'aimerais bien vous présenter un autre bateau, mais je veux en garder pour une autre fois. Sinon, vous risquez de croire que je veux vous monter un bateau.

Retenez une seule chose: la mer risque de vous fasciner longtemps à Havre-Saint-Pierre. C'est loin. Mais ça vaut le détour. Le port fascine pour ses bateaux. Mais le plus merveilleux, ce sont tous ces touristes ravis avec qui nous pouvons faire connaissance. J'ai eu le bonheur de rencontrer un coupe d'Américains descendus droit du Cristal Serenity.  Ils étaient montés à bord à Boston. Ils habitent à San Francisco. Imaginez le plaisir que j'ai eu à échanger. Et mon anglais n'est pas féroce. Les Américains m'ont dit que je parlais très bien anglais. Mais je pense qu'il m'ont monté un bateau. Ou bien, ils sont très diplomates. 

mardi 26 août 2014

Les mystères du hasard

Toute notre vie, nous sommes bombardés de hasards parfois mystérieux. On peut décider de garder le cap coûte que coûte pour aller là où on a décidé d'aller. On peut aussi foncer là où le hasard semble vouloir nous guider. Le plus impressionnant, c'est que le même événement peut nous amener sur des chemins totalement différentes selon qui nous sommes.

Dans mon cas, le hasard a tout décidé ou presque. Tout au long de mes études, je n'ai choisi que les options de sciences et mathématiques. Toute ma carrière s'est déroulé dans le domaine de l'administration et des sciences humaines. Je n'avais jamais choisi, au collège, les options pouvant m'y préparer.

Vous comprendrez que, dans ce contexte, le cri du cœur de Lucien Bouchard affirmant qu'il n'avait jamais voulu aller en politique m'a beaucoup touché.

« Je ne voulais pas faire de politique. Toute ma vie, j’ai résisté à la politique ! », lance Lucien Bouchard, l’oeil brillant, sur le ton combatif qui l’a propulsé au sommet du firmament politique québécois.
 
« C’est trop dur, c’est trop ingrat, on en sort à peu près tout le temps mal, de la politique. Je n’étais pas sûr que j’étais fait pour la politique avec mon impatience, mon indépendance d’esprit, mon incapacité de vivre dans un encadrement où je ne suis pas le chef, et ainsi de suite », ajoute le politicien le plus charismatique depuis René Lévesque.Voir Le Devoir, Bête politique malgré lui"

 Et pourtant, il a été ambassadeur du Canada en France,  Il a été ministre de l'Environnement au sein du gouvernement progressiste-conservateur de Brian Mulroney, puis l'un des fondateurs et le premier chef du Bloc québécois. C'est ainsi qu'il est devenu chef de l'opposition officielle à la Chambre des communes (1993 à 1996). Il a ensuite été premier ministre du Québec de 1996 à 2001 avec le Parti québécois.. Je crois même que ce fut l'un des plus prestigieux. Chaque fois, c'est le hasard qui l'a amené là où il ne voulait pas aller.


En écoutant le documentaire qui décrit ce cheminement présenté à Radio-Québec le 25 août, vous comprendrez mon intérêt à ce sujet. C'est comme si je venais tout à coup de me réconcilier avec le fait de ne pas avoir suivi le chemin que je m'étais tracé. Ça me trotte souvent dans la tête.

On peut trouver plusieurs façon de concevoir le hasard. Il y a plusieurs bonnes raisons pour ne pas faire ce qu'on avait envie de faire. L'une d'elle réside dans une aptitude particulière à s'engager quand une situation vient nous chercher. Il y a environ deux semaines, une amie m'a remis ce texte mis en valeur dans un contenant plastifié pour le protéger. Elle y voyait quelque chose qui me rejoignait. Pour ma part, je trouve qu'il vient jeter un regard particulier sur le parcours que nous décrit Lucien Bouchard.

L'ENGAGEMENT

Tant qu'on ne s'est pas engagé, persistent l'hésitation et la possibilité de se retirer.
Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832
Un sentiment d'inefficacité peut nous habiter.

Il y a toutefois une vérité élémentaire, dont l'ignorance a déjà miné nombre de grandes idées et de plans merveilleux. Dès l'instant où l'on s'engage, la providence intervient, il se produit toutes sortes de choses qui, autrement,  ne seraient pas arrivées.
Toute une série d'événements jaillissent de la décision de s'engager, comme pour l'appuyer part toutes sortes d'événements imprévus, de rencontres et de secours matériels dont on n'aurait jamais rêvé.

Quoi que vous puissiez faire, quoi que vous rêviez de faire, entreprenez de le faire. L'audace donne du génie, de la puissance, de la magie.
Mais, commencez maintenant...

Johan Wolgang Von Goethe
Poésie et vérité, 1817