Affichage des articles dont le libellé est l'austérité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est l'austérité. Afficher tous les articles

vendredi 29 mai 2015

Le chien d'or Partie 2

Suite du billet précédent

Il faut lever les yeux pour voir le chien d'or. (Photo Le Soleil, Patrice Laroche)
Le chien d'or en haut de l'édifice de la poste

 
Jamais, je n'aurais cru que le sujet pouvait être si vaste et susciter tant de commentaires.
L'article suivant de Le Soleil est d'ailleurs très révélateur.
Il s'appelle Le chien d'or, mais n'avait plus d'or que le nom. Le gouvernement fédéral a fait restaurer et redorer le bas-relief qui orne le fronton de l'ancien Hôtel des Postes, dans le Vieux-Québec, et qui a été une véritable icône de la capitale, bien avant le Château Frontenac
La restauration du Chien d'or a coûté 309 000$: Il a été convenu de l'envoyer au Centre de conservation du Québec pour une restauration, qui a coûté 9000 $ comparativement à 300 000 $ pour la maçonnerie.
 
Il est d'ailleurs tès amusant de voir tous les proverbes où l'on fait référence à des chiens.
Celle du qui ronge son os s'y trouve. Voir http://cafe.rapidus.net/cybele/citationchien.html
 
Mais revenons à mon dernier billet. Un commentaire d'un habitué de mon blogue m'a particulièrement intéressé:
Réjean Mélançon a écrit: 
Cela me fait tout drôle de retrouver cette histoire sur ton blogue.

J'aime beaucoup cette légende du chien d'or, d'autant plus que ma mère, qui est une Philibert, nous avait raconté, lorsque nous étions enfants, une histoire, qui courait à l'époque dans notre famille, sur le premier Philibert arrivé en Nouvelle France. Elle disait même que son ancêtre avait été pendu par l'intendant Bigot… du moins, le croyait-elle.

Une des nombreuses versions de l'histoire, disait que le fils de Nicolas Philibert, Pierre, avait tué l'officier Le Gardeur de Repentigny, après avoir retrouvé ce dernier aux Indes, pour venger le meurtre de son père. Mais il n'est pas dit qu'il avait été pendu par la suite. C'est fou ce que les légendes peuvent entraîner comme croyance, avec les années.

Mais la réalité pour ma famille est tout autre. Mon premier ancêtre Philibert en Nouvelle France, était d'une autre lignée, et il s'était établi dans la région de Maskinongé, à peu près à la même époque.
Le chien d'or et moi
 
Maintenant, j'en ai une bien bonne.
Lisez d'abord une anecdote que j'avais laissé sur mon dernier message:

 Le chien d'or m'a fasciné depuis le début, à l'occasion d'un conflit de travail. J'étais gestionnaire à la Commission de la Santé et de la Sécurité du travail (CSST). Un matin, une délégation de professionnels se présente a mon bureau, soit disant pour m'offrir un cadeau. J'ouvre l'emballage, intrigué. J'y trouve une tasse avec l'image d'un chien et l'écriteau suivant:
Je suis un chien qui ronge l'os
En le rongeant je prend mon repos
Un temps viendra qui n'est pas venu
que je mordrai qui m'aura mordu.



Je suis tombé immédiatement en amour avec cette tasse. Et j'ai bien ri. Je l'ai conservé précieusement.
Aprés avoir laissé ce commentaire, je me suis demandé où était cette tasse. J'ai posé la question à Laure, ma douce moitier. Alors elle m'a répondu, un peu confuse: Je t'en avais parlé. Tu me l'avais prêtée. Je l'ai apportée au bureau à Sherbrooke et un médecin m'a demandé si je voulais la lui donner. Whops!
 
Vous avez remarqué? Ce médecin l'a eu gratis. J'étais bien content de penser que ne nous n'avions pas payé pour lui donner. Hon! C'est pas gentil, je sais. Mais je suis un peu scandalisé par la situation actuelle. Les médecins facturent tout: les photocopies, les petits gouttes pour les yeux, sans parler des ristournes pour les médicaments qu'ils prescrivent.  On est chanceux de ne pas avoir à payer pour leur donner la main. Je me demande parfois où est rendu leur sens social, leur sens professionnel dans un contexte si pénible. Comme fonctionnaire, combien de fois j'ai travaillé sans rien demander? Régulièrement. Comme bien d'autres professionnels dont les enseignants.

 
 

J'ai été naif. J'ai cru un instant que le Dr Barette prenait vraiment à coeur les intérêts de la population. Mais je commence à en douter.

Je commence à croire que toutes les coupes du système de santé ne servent qu'à dégager de l'argent pour que les médecins en aient davantage. Puis, ce sera au tour des pharmaciens d'en obtenir plus.

Je ronge mon os. Que voulez-vous que je fasse de  plus?,

En principe, le médecin, ça devrait être mon médecin, mon ami, mon confident.

Mais, je parle de ce que j'observe globalement. Je connais plusieurs médecins exemplaires qui sont dévoués et partagent mes émotions. C'est le système que je critique, celui qui coupe au maximun à tous les niveaux dans le système de santé et ne cesse d'augmenter les rémunérations des médecins aujourd'hui et des pharmaciens demain.