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mardi 19 mai 2015

Les tours du hasard

La neige a neigé cet hiver en  Minganie

 
 
Qui aurait pu croire que l'on pourrait revoir ce genre de paysage qui me redonne la nostalgie de mon enfance? On voyait ça quand on était jeune. Mais avec le réchauffement climatique, c'est plus rare. Pourtant, une amie de Havre-Saint-Pierre a vu ça cet hiver. Elle nous  a envoyé cette photo.
 
Je ne pensais pas revoir ces routes si enneigées. Quand je parle de nostalgie, je pense aux décors fantastiques. Et tout de suite, il me vient à l'esprit ces congés d'école imprévus qui nous rendaient si heureux.
 
Il y a eu tellement de neige au moment où cette photo a été prise qu'il était devenu impossible de savoir où était la route. Elle se moulait complètement avec le reste du décor. Notre amie a dû s'arrêter plus d'une journée et se faire éviter par des inconnus de Rivière-au-Tonnerre. Tout était fermé. Il fallait donc s'en remettre à de bons samaritains.
 
Je ne pensais pas revoir cette neige et je ne pensais pas non plus revoir Havre-Saint-Pierre.
 
Laure et moi, nous avions toute une batterie d'arguments pour rassurer nos enfants et les convaincre que nous étions revenus pour de bon en Estrie. Notre  fille Véronique était tout sourire en pensant que l'époque des longs séjours sur la Côte-Nord était révolue.
 
Mais voilà, le destin en a décidé autrement. Nous avons été les premiers surpris. Et dans mon cas, je l'ai dit souvent, c'est l'histoire de ma vie. Je ne cherche à impressionner personne en m'exprimant ainsi. Je sais que je suis loin d'être  le seul à vivre sa vie ainsi. On dirait que certains décident tout et d'autres suivent le courant.
 
J'ai encore plein d'histoires à raconter, des histoires où le hasard a été le maître d'oeuvre. Il est difficile de prévoir ce que sera demain. Et c'est peut-être mieux ainsi. Parfois, le hasard réserve de belles surprises. Si vous relisez le dernier billet, par exemple, vous serez peut-être surpris d'apprendre que notre ami Michel continue de profiter de la vie. Il voyage et continue de faire des petites incusions dans sa demeure de la Minganie.
 
 

lundi 10 novembre 2014

Le Tim du Havre

En primeur, voici le Tim Horton de Havre-Saint-Pierre qui va ouvrir le 14 novembre 2014.
Un événement! Je dirais même une révolution! Il va embaucher 30 employés à temps plein et 10 à temps partiel. Laure n'a pas encore donné son nom. Notre amie Marie-Hélène nous dit que ses filles ne peuvent s'empêcher de compter le nombre de dodos avant la grande ouverture.

Tim Horton Havre-Saint-Pierre, novembre 2014

Le Tim Horton est très bien situé, derrière le supermarché Tradition et tout près d'un parc de jeu pour enfant, au bord de la mer. D'accord, avec la neige, c'est plus tranquille. En été, c'est tout fleuri.



Un endroit de rêve. Je dois dire qu'à mon avis la municipalité de Havre-Saint-Pierre améliore considérablement la qualité de ses installations depuis que j'habite ici, janvier 2009. Tout est bien pensé, avec goût, en harmonie avec le décor déjà tellement fascinant. Je trouve souvent dommage de voir comment les plus beaux sites d'une ville ne sont pas mis en valeur. Ici, on ne peut pas faire le même reproche. Au contraire! Les gens ont du goût, de la fierté. On le sent dans toutes les nouvelles réalisation.

J'avais souvent entendu parler du projet d'un Tim Horton depuis que nous habitons le coin. Mais on n'y croyait pas vraiment. Peut-être est-ce par fierté, mais j'avais souvent entendu dire que les cayens ne voulaient pas se faire envahir par des restaurants appartenant à de grandes chaînes  même une canadienne comme Tim Horton que Burger King voudrait bien acquérir. Il semble que la réalité soit toute autre selon un article du Nord-Cotier.

L’idée d’ouvrir un Tim Hortons dans sa communauté a commencé à émerger en 2008 dans l’esprit de Liette Boudreau. Elle a d’abord proposé un projet de comptoir à la chaîne, ce qui n’a pas été retenu. Elle est revenue à la charge avec le concept d’un restaurant traditionnel, mais une fois plus le géant du café ne s’est pas montré intéressé.
(...)
«On a monté une présentation avec toutes les statistiques de la région pour vraiment bien la vendre. On a parlé du projet Romaine, un des plus gros au Canada. On a même amené un représentant pour venir en parler», a raconté Liette Boudreau. Après une présentation convaincante, elle a tout de même reçu une réponse négative par lettre, sept mois plus tard.  
Ne reculant devant rien, Mme Boudreau a décidé d’inviter les gens de Tim Hortons pour une visite en Minganie, afin qu’ils puissent vraiment bien saisir l’engouement dans la localité. «Finalement, ils sont venus à notre insu. Après cinq ans, j’ai pris un message sur mon répondeur qui disait qu’il fallait un Tim qui ouvre dans la région», a-t-elle raconté. Lire la suite ici: http://lenord-cotier.com/index.php/2014/09/15/tim-hortons-le-cafe-coulera-a-havre-saint-pierre-en-novembre/

Il faut dire que la Minganie ne compte que 5600 habitants dons 3600 à Havre-Saint-Pierre.
Les autres municipalités en ont très peu et le territoire est `très vaste.


Municipalités :

Réserves indiennes :
  • Ekuanitshit (Mingan)
    • Population : 453 habitants
    • Superficie : 19,15 km²
  • Natashquan
    • Population : 766 habitants
    • Superficie : 0,21 km²
Minganie

La Minganie se trouve dans le comté de Duplessis. Elle est couverte de forêts à 80%.
La population est faible, mais le tourisme a un fort potentiel. C'est un paradis pour la chasse et la pêche. Les attractions spectaculaires ne manquent pas. Pensons simplement aux Iles Mingan, Anticosti, aux chantiers de la Romaine, aux baleines et aux loups marins, à la flore, aux sites touristiques fréquentés par les tout premiers habitants de la colonie au XVIè siècle, l'univers de Gilles Vigneault qui s'est inspiré tellement de tant de coins légendaires d'ici.

Ne pas trouver de Tim Horton dans la profondeur d'une jungle Africaine où règnent les lions et les éléphants, il n'y a rien de très étonnant, mais à Havre-Saint-Pierre, en Amérique du Nord, ça, il fallait corriger ça surtout que les touristes sont très nombreux en été.

On dit qu'il y aurait 30 000 visiteurs par an. Mais on souhaite doubler ce nombre à court terme, ce qui est très réaliste.

Au Canada, selon Wikepedia, la chaine Tim Horton dépasse la chaine MacDonald et Subway. Voir  http://fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Hortons


Partie 2: la faim ailleurs

La suite tient du hasard, celui qui m'a amené à bien des détours improvisés.
J'aimerais bien d'ailleurs publier toute une nouvelle série de billets sur ce thème qui continue de m'inspirer et me surprendre régulièrement.

Jipé Dalpé
Demain, c'est la fête de mon fils Jipé. Alors, j'ai décidé d'aller sur Facebook avant de revenir ici pour publié ce nouveau message. Et j'ai été étonné du lien avec ce que je venais d'écrire. Pendant qu'on s'émeut pour une chaine de restaurant, ailleurs les préoccupations sont beaucoup plus terre à terre.
voici le lien que j'ai trouvé sur la page Facbook de mon fiston né le 11 novembre.
http://www.demotivateur.fr/article-buzz/voici-une-histoire-qui-ne-prend-que-1minute-regarder-et-pourtant-elle-pourrait-changer-le-monde--1224












lundi 21 juillet 2014

Natashquan par La Romaine

C'est drôle comment les embêtements donnent souvent l'occasion de beaux échanges et de belles découvertes. Vous le savez, ce qui m'amuse beaucoup, c'est rôle du hasard dans ma vie. J'en suis même rendu à donner souvent des dates approximatives pour indiquer ce que je ferai. Ce matin, par exemple, j'ai un fils qui me demandait quand j'irais à Sherbrooke. Je lui ai répondu que c'était au début d'août, mais que je ne pouvais en dire plus car c'est souvent la vie qui décide pour nous.

Vous me direz que c'est une question de planification et d'organisation. Pas toujours!  Depuis des années, nous sommes près des chantier de la Romaine-1. Les visites des chantiers du barrage sont gratuites. Il suffit de réserver. Depuis longtemps, je me dis que c'est de la négligence de ne pas aller voir ça. C'est près d'ici, à une demie heure de route et le réservoir du barrage hydro-électrique est plein. J'ai donc réservé, 2 semaines à l'avance, pour le samedi 19 juillet à 13h30. On nous a dit de nous rendre à la guérite 15 minutes d'avance.

La Romaine-1 guérite
Nous étions là, une demie heure d'avance. Voici la fameuse barrière qui mène au chantier. C'est beau n'Est-ce pas? Nous l'avons admiré longtemps. Comme vous voyez la couleur de la guérite se mariait bien avec la couleur du ciel. C'est tout ce que nous avons pu admirer. J'ai pris une photo.

C'est vrai, il faut que j'apporte une nuance. Nous avons pu admirer aussi une jolie demoiselle portant un beau costume d'agent de sécurité. J'ai failli aussi la prendre en photo. Mais vous savez, je suis parfois un peu timide. Alors je me suis contenté d'écouter son message: l'autobus était brisée. Donc pas de visite possible ce jour-là. Dommage qu'Hydro-Québec n'ait pas pensé à utiliser des autobus électriques.

Nous étions une dizaine de personnes sur place. Alors ce fut l'occasion de lier connaissance. C'est le beau côté des embêtements de la vie. On fait vite connaissance avec des inconnus. Les gens qui attendaient venaient de Natashquan, la patrie de Gilles Vigneault. Ils nous ont décrit leur maison et nous ont invités à aller les voir quand nous passerions par là. Nous le ferons. Nuance: nous le ferons si le hasard le permet.

Maison paternelle de Gilles Vigneault
Ces gens-là nous ont dit que Natashquan a beaucoup changé. Il ne reste presque plus de Vigneault à Natashquan. On déserte l'endroit. Les habitations dépérissent. On ne rénove pas des sites historiques dont les maisons ancestrales de Gilles Vigneault et ses parents. Ce dernier est un peu trop vieux pour faire des batailles et est un peu découragé de la réaction des citoyens qui se sont scandalisés du fait que le gouvernement avait voulu investir dans la rénovation du patrimoine lié à Gilles Vignault. La municipalité a fait l'acquisition des installations mais n'a pas l'argent. De toute façon, selon ces gens, aussitôt que les gouvernements s'en mêle, c'est la folie au niveau des coûts.

Gallets de Natashquan
On nous a dit que la rénovation des gallets de Natashquan avait coûté 600 000$. Selon eux, des menuisiers sur place auraient pu faire le travail pour 100 000$. Mais rien ne se fait plus simplement. Il faut des appels d'offre et des procédures bien compliquées. On ne peut plus engager qui on veut. Les moyens pour éviter la corruption finissent souvent par coûter plus cher que le gaspillage qu'on veut éviter.

Je ne suis évidemment pas en mesure de juger de la situation. Mais je trouve bien triste qu'on ne soit pas plus en mesure de protéger notre patrimoine surtout celui qui concerne ce très grand poète qu'est Gilles Vigneault. Il aurait mérité de bien meilleurs égards, de son vivant.

Mais revenons à Havre-Saint-Pierre où les choses semblent un peu plus encourageantes. Je trouve que l'endroit ne cesse de s'améliorer. Et voyez ce que j'ai vu, presque dans ma cour ce matin.


Si vous regardez ce beau petit bateau, vous ne verrez pas de lien avec tout ce que je viens de raconter. Et pourtant, il y en a un. Vous ne le voyez pas? OK, je vais vous expliquer. La vie est trop drôle. On dirait que le hasard crée un genre de logique partout, même où il n'y en a pas.

Voici l'explication. J'ai noté le nom du bateau. Je me suis servi de Google pour essayer de voir ce que faisait ce bateau dans ma cour. Et j'ai trouvé: Astor. Un beau nom pour faire des jeux de mots.  Il y avait un lien qui racontait tout. Mais le plus drôle, c'est que dans l'en-tête du lien, il y avait une maginifique photo des gallets de Natashquan.

Je vous invite aussi à voir à droite deux magnifiques vidéos sur Havre-saint-Pierre. On entend même le commentaire d'un officier du tourisme de Nice dire  qu'à son avis, Havre-Saint-Pierre est la plus belle place à visiter au Canada. Rien de moins. Et c'est pas moi qui le dit.

Voici le lien: http://www.cruisesaintlawrence.com/FR/escales/croisieristes/horaire/8/Havre-Saint-Pierre.aspx

mercredi 16 juillet 2014

Compétition provinciale des pompiers 2014, l'eau en fête!

En ce mercredi 16 juillet 2014, le ciel joue au pompier. Il pleut, mes amis, à plein ciel. Aucun feu ne pourrait résister. Heureusement, ce ne fut pas le cas durant la compétition provinciale des pompiers 2014 qui s'est tenu à Havre-Saint-Pierre. Le ciel et la mer étaient d'un bleu à faire rêver.

La fête est maintenant terminée depuis presque deux semaines déjà et j'y pense encore. Je m'en voudrais de ne pas revenir sur le sujet.

Dans les grands centres et même ailleurs, on rêve de trouver un monde idéal. Pour certains, le paradis est un lieu très lointain. Pour d’autres, il n’existe pas. On peut imaginer que tous ceux qui ont découvert Havre-Saint-Pierre a l’occasion de la 22è Compétition provinciale des Pompiers, ceux-là ont probablement cru l’avoir découvert. Si loin, à une quinzaine d’heures  de Montréal, l’endroit a tout pour faire rêver. Le décor sauvage est charmant, époustouflant et bien caché entre Sept-Iles et Natashquan.



 

Pour mettre l’événement en valeur, Havre-Saint-Pierre avait un site incomparable. En plus d'être au bord de la mer, l’endroit dispose d’un climat enviable. Pendant que tout le Québec avait de la peine à supporter l’humidité, la Minganie bénéficiait d’une température oscillant autour de 24 degrés, sans humidité.

La Compétition a été bien préparée, bien imaginée, orchestrée avec une main de maître. On a fait la démonstration de ce que peut produire un milieu fier, tissé serré, jovial et ingénieux où l’entraide est un mode de vie. Dès l’ouverture des festivités, plus précisément la veille, une joyeuse parade a donné le ton.

En ce vendredi le 27 juin 2014, ce n’est pas la température qui rendaient nos vêtements humides. Je ne sais pas qui a eu cette idée, mais je l’ai trouvée géniale. On m’avait dit que la fête commencerait par une parade. Alors, je l’attendais, caméra en main. Chemin faisant, un monsieur installé sur sa galerie me demanda si ma caméra était à l’épreuve de l’eau. Je lui ai répondu que je ne le savais pas. Il m’a dit que je ne tarderais pas à le savoir. J’ai vite découvert qu’il y avait des fusils à l’eau et des boyaux et des machines à arroser partout.
La parade
La parade, bien sûr, c'était l'occasion de marquer l'ouverture des festivités. Et on ne l'a pas manqué. Elle devait emprunter tous les quartiers de la municipalité. Et tout le monde l'attendait dehors, bien équipé pour arroser, jeunes et vieux.



Compétition provinciale des pompiers 2014
Tout le monde s'arrosait. On arrosait les pompiers qui avaient toutes sortes de moyens ingénieux pour répliquer. Certains camions contenaient d'énormes réservoir d'eau où ils puisaient généreusement. On arrosait ses voisins, tout le monde. Je n'ai pas fait exception. Un pompier m'a vider une chaudière d'eau dans le cou.
 
Une telle activité met joyeusement de l'ambiance. Je vous jure que c'est un puissant moyen pour défouler et se parler. Tout le monde se parle. Il me semble qu'on devrait essayer ça dans une campagne électorale: permettre à tout le monde de s'arroser. On pourrait même arroser les docteurs. :-)
La compétition
Pour avoir un bon compte rendu des compétitions, des gagnants, il faut se rendre sur la page Facebook de l'événement bien alimenté par Béatrice Cormier. Il y a eu beaucoup de bénévoles (Juges, Terrain, médical, sécurité et autres bénévoles partout sur le site). C'est incroyable! Mais il faut rendre hommage à l'étonnante équipe qui a fait partie du comité d'organisation.

 
Cliquez sur page Facebook de la Compétition provinciale des pompiers 2014.

Michel Pronovost
 
L'événement déjà au-delà de toute attente a été rehaussée par l'animation remarquable de Michel Pronovost. Il faut lui lever notre chapeau car il en était à sa 18è compétition provinciale de pompiers, comme animateur. Il faut le faire!

Mais, vous l'avez remarquez, ce qui caractérise les pompiers, c'est leur plaisir d'arroser tout ce qui bouge. C'est aussi leur façon de manifester leur affection. Michel Pronovost a dû se sentir aimé car l'eau, il en a reçu en quantité.

En résumé, l'événement fut un succès parce que tout le monde y a contribué: les organisateurs, les animateurs, les participants (15 groupes de pompiers), les animateurs, les spectateurs, et toute la population de Havre-Saint-Pierre dont l'accueil a fortement impressionné les visiteurs. Bravo à tous!

Je voudrais aussi souligner le travail remarquable de Renaud Richard comme organisateur à Have-Saint-Pierre, son rôle pour les communications et le marketing.

Je retiens aussi un petit détail. La participation lors de la parade arrosée des pompiers a démontré qu'on peut créer un vrai gros partys avec des petits détails très simples. Dans ma jeunesse, un simple fusil à l'eau permettait de s'amuser longtemps. Un rien suffisait pour se distraire.

Tout au long de la fête, le vrai bonheur était au rendez-vous. Ce fut le Paradis!  La prochaine compétition se tiendra à Lachute en 2015.

En fin de semaine prochaine, du 17 au 22 juillet, un autre événement très populaire se tiendra à Havre-Saint-Pierre: le Festival de la famille. Le site a déjà tout été réaménagé en conséquence.

mardi 3 juin 2014

Compétition provinciale des pompiers 2014

Aujourd'hui, les pyromanes n'avaient qu'à bien se tenir. Il y avait des pompiers partout dans l'église de Havre-Saint-Pierre. En plus, ils étaient accompagnés de chevaliers portant fièrement l'épée à l'épaule. En ce beau dimanche du1er juin 2014, c'était la messe des pompiers. Un événement qui a rempli l'église. L'idée n'avait rien à voir avec la peur du feu. Je me sentais privilégié. C'est pas donné à tout le monde d'assister à la messe des pompiers. Même les jeunes et les jolies dames étaient au rendez-vous. Vous comprenez, des pompiers, c'est beaux, grands et forts.
Je me surpris à rêver de devenir pompier.

Il y avait de l'ambiance, des gens de tous âges qui respiraient la bonne humeur. C'est dans ce genre d'évènement que l'église prend tout son sens dans une petite municipalité isolée.
J'ai vécu quelque chose d'unique qui m'a fait comprendre ce que l'église pouvait apporter à sa communauté il y a plusieurs années.


Havre-Saint-Pierre, messe des pompiers 2014
Havre-Saint-Pierre, chorale de la messe des pompiers

La cérémonie voulait souligner un événement marquant qui fait l'objet de la fierté de tous les habitants de la municipalité:

la 22è édition de la Compétitions Provinciale Des Pompiers qui se tiendra les 27, 28 et 29 juin prochain.

Je vis ici temporairement. J'y ai passé avec Laure la majorité de mon temps depuis janvier 2009, mais je vous avoue que cette fierté, ce sentiment d'appartenance et d'entr'aide, je le ressens jusqu'au plus profond de moi-même. C'est précieux pour une collectivité. Je dirais que ça n'a pas de prix. La meilleur façon d'en parler, c'est de laisser ces images le faire:


Père Jean-Marie Akoun






Le site a sa page Facebook Vous pouvez cliquer sur le lien précédent pour y avoir accès.


Origine et signification

La paroisse a une longue histoire.

Un groupe de familles acadiennes des îles de la Madeleine s'installent, en 1857, à un endroit dit Pointe aux Esquimaux, sur la Côte-Nord, à quelque 200 km à l'est de Sept-Îles et à 870 km au nord-est de Québec, par la route. C'est ainsi que naquit Havre-Saint-Pierre.

En 1927, la dénomination est modifiée en Havre-Saint-Pierre. en 1924. Le père oblat Charles Arnaud y a célébré la première messe le 29 juin 1857, jour de la fête de saint Pierre, patron des pêcheurs. Considérée comme la plus grande agglomération de la Côte-Nord jusqu'en 1936, date de la fondation de Baie-Comeau, Havre-Saint-Pierre demeure la plus importante municipalité de la Minganie.

La Côte-Nord compte plusieurs églises fort charmantes dont la survie n'est pas assurée. Elles agrémentent le paysage et coûtent cher d'entretien. Les nouvelles vocations se font rares comme partout ailleurs. Nous avons longtemps envoyé des missionnaires en Afrique. Les temps ont bien changé. Le curé de Havre-Saint-Pierre, le Père Jean-Marie Akoum, vient du Burkina Fasso en Afrique. C'est à notre tour d'être un pays de mission pour les chrétiens venus d'ailleurs.

La messe de ce matin valait la peine d'être vécue. La communauté s'était mobilisée dans ce lieu de rassemblement. L'ambiance était à la fête. Tout le monde avait l'air content de participer à cette fête solennelle. C'était beau de voir tout ce monde à l'air bon enfant.

Je ne veux surtout pas lancer un appel au retour de la religion sur la place publique. Dieu m'en garde! Je crois que la société doit demeurer laïque. Notre identité, surtout dans les grands centres, se fonde sur trop de valeurs et de croyances différentes. Il y a une certaine magie à se donner des occasions pour partager une certaine forme de candeur avec celle des enfants.

Havre-Saint-Pierre, Compétition provinciale des pompiers 2014
Mémoires vives
Cette communauté de Havre-Saint-Pierre, elle a un cachet assez exceptionnel. Longtemps sans lien terrestre, ses habitants continuent une communauté tissée serrée. Sa population connait l'entraide, la débrouillardise et la joie de vivre. Elle est calme et près de la nature. C'est impressionnant de voir son rayonnement. Imaginez, une communauté de 3500 habitants, loin de toute concentration urbaine importante qui sait être connue si loin. Et les pompiers de Havre-Saint-Pierre ont un digne ambassadeur. Je pense au téléroman de Radio-Canada Mémoires vivres. Le héro de la série, Philippe De Grand Pré y joue le rôle d'un pompier de Havre-Saint-Pierre.

Depuis que j'ai écrit ce billet, j'ai reçu plusieurs messages et même des courriels qui démontrent le grand intérêt pour l'événement et la Côte-Nord. On a attiré mon attention sur un article du Journal Le Soleil de Québec très élogieux pour la région. Cliquez sur le lien précède.



Havre-Saint-Pierre, Centre de santé le 12 juin 2014
Chaque jour que je vis ici, à Havre-Saint-Pierre, ce que je vis, c'est du bonheur à l'était pur, du  bonheur tout simple, vrai, profond, gratuit. Je vis dans un univers qui me fait plein de cadeaux. Et je ne m'habitue pas. Tenez, hier par exemple...

Jeudi le 12 juin 2014

Il était environ 16h30. Tout à coup, il m'a pris une fantaisie, le genre de fantaisie qu'on ne trouve pas partout. J'ai décidé de prendre ma caméra et aller marcher sur le bord de la mer face à l'hôpital. Je me suis dit que ça serait amusant de photogrphier des baleines. On n'en voit pas tout le temps, mais avec un peu de chance, ça pourrait se produire.

Et bien, croyez-le ou non, le miracle s'est produit en très peu de temps. Je venais tout juste d'entreprendre ma marche au bord de la mer lorsque un bruit d'eau a attiré mon attention, à quelques pieds à peine de moi. Le temps de mettre ma caméra en position, j'ai aperçu un bout d'aileron.





Havre-Saint-Pierre, baleine juin 2014




Tyler Rudolph
Un jeune homme et son enfant étaient tout près, immobilisés sur une bicyclette. Il m'a demandé si c'était un roqual. Il avait probablement raison, mais, vous savez,  moi je ne suis pas tellement un expert en poissons, ni les petits ni les gros. Je lui ai dit que je n'étais pas originaire de la région même si je l'habitais depuis un bon bout de temps. J'ai ajouté que j'étais originaire de Sherbrooke. Nous avons fait connaissance. Il m'a dit être originaire de Winnipeg, s'appeler Rudolph Tyler. Il m'a permis d'apprendre que l'on pouvait obtenir des informations sur internet concernant ses occupations.

J'ai pu savoir ainsi qu'il était chercheur et biologiste. Il était donc normal qu'il en sache plus que moi sur les gros poissons.


Voici le lien:
http://www.abitibiexpress.ca/Societe/Environnement/2013-03-05/article-3193212/Chemins-mortels-pour-le-caribou-forestier/1

Nous vous invitons à consulter la page Facebook de la Compétition Provinciale des Pompiers 2014 en cliquant sur le lien qui précède.


 
vendredi le 27 juin 2014

Le grand jour de l'ouverture est enfin arrivée. Tout est calme pour le moment. La parade des pompiers débute ce soir à 19 heures dans les rue de la municipalité jusqu'au lieu du site. L'endroit est exceptionnel avec son bord de mer. Le beau temps est au rendez-vous pour toute la fin de semaine.



En soirée, le 27 juin, il y a eu une parade très joyeuse et fort instructive. Même si je m'en doutais, j'ai réalisé edirect que le métier de pompiers, c'est d'arroser. Et je vous jure que je me suis fait arroser joyeusement. Mais, en contrepartie, le plaisir des spectateurs, c'est d'arroser les pompiers. Croyez-moi: on ne gêne pas. Une vraie séance de défoulement. Je me suis même fait verser un plein seau d'eau dans le cou.

Compétition provinciale des pompiers 2014, la parade

vendredi 16 mai 2014

Le charme de la mer

Havre-Saint-Pierre 
À gauche: l'hôpital. À droite: la maison bleue où nous résidons. En face, l'Ile du Havre où a habité Louis Joliette. A gauche de l'Ile du Havre: la petite ligne bleue à l'horizon: l'Ile d'Anticosti. Dans le stationnement de l'hôpital: des autos et des camions. Le stationnement est réservé à ce type de véhicules. L'imposant édifice jaune face à la mer: le Portail Pélagie-Cormier, l'endroit d'où partent les excursions pour les îles de l'archipel Mingan. C'est là que Jean Charest avait présenté le plan Nord la première fois. Symboliquement, c'est de là que pouvait partir la plus grande menace pour la région si tout n'était pas fait convenablement.

Hier, Laure et moi avions le plaisir de prendre un bon repas aux fruits de mer au Restaurant La Promenade. Par la fenêtre panoramique du restaurant, un décor de rêve s'offrait à nos yeux. La mer, le ciel, la terre tout autour, tout étais en bleu avec des teintes de toiles de grands maîtres. On ne pouvait s'empêcher d'admirer cette luminosité tout à fait extraordinaire qu'on ne voit pas ailleurs. Je crois que c'est l'absence d'humidité et de pollution qui nous permet une telle ambiance.

Photo: Amélie Charest
Instinctivement, nous n'avons pu nous empêcher d'en parler et dire comment la vue de la mer était réconfortante. Nous avions tous les mêmes sentiments et la même réaction. Pourtant, nous venions tous de régions différentes. Nous sommes ici la majorité du temps depuis janvier 2009. Chaque jour, la mer m'émerveille. Je la contemple et il me semble que je n'ai besoin de rien de plus pour être heureux.

J'aime prendre des marches, faire mes courses à pied. Mais je suis comblé. Même sans sortir, j'ai la mer en vue. Ce matin, en regardant par la fenêtre, j'ai vu se profiler le Bella Desgagnés, ce bateau-cargo qui approvisionne tous les villages que la route ne rejoint pas encore. En plus, il permet de transporter des autochtones, des touristes et leurs véhicules si désiré.


Bella Desgagnés
Le Bella Desgagné ne reste pas là longtemps. Un écriteau précise ceci:
Stationnement exclusif au Centre de Santé.
Remorquage à vos frais.

Il poursuit sa route jusque devant le resto-Bar l'Écoutille, mon voisin d'en face.
J'ouvre la porte et je prends cette photo sans même sortir de la maison.

Bella Desgagnés, 15 mai 2014 face au resto-bar l'Écoutille
Le même endroit, il y a 6 semaines



Bon revenons à la journée d'hier, à la vue du Bella Desgagnés.
Je fais un zoom avec ma caméra pour mieux voir ce qui se passe sur le pont.
À ma grande surprise, je vois que ceux que je voulais espionner m'espionnaient déjà. On y voit un photographe et un caméraman.

Du pont du Bella Desgagnés
Un peu plus loin, il y a des préparatifs pour installer les embarcations maritimes en prévision de la belle saison.



Mais, il y a un vestige de l'hiver qui s'achève: la fièvre du hockey est bien perceptible.
Voyez le drapeau qu'on arbore fièrement.
Marina de Havre-Saint-Pierre: des partisans du Canadien de Montréal
Comment ne pas être heureux quand on vit dans un tel paradis?  Tout ce que la nature nous offre est tellement merveilleux. L'endroit est habité depuis fort longtemps. Il fut découvert en même temps que le Canada, en 1534. Il semble qu'il y avait des autochtones il y a 6000 ans. Et pourtant, malgré la beauté de la nature il n'y a que 3600 habitants. Logiquement, c'est difficile à comprendre quand on pense à tout le problème de surpopulation ailleurs sur la planète.

En même temps, on ne peut s'empêcher de réaliser que la nature est si belle et accueillante, c'est que l'homme n'a pas encore eu l'occasion d'y laisser sa marque. Il faut aller 225 kilomètres à l'ouest pour y voir des feux de circulation.
 
Petit détour improvisé de l'autre côté de l'Atlantique

Des nouvelles de notre fils Jipé en tournée en France



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