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mardi 31 août 2010

Anticosti: l'impact Menier

...Suite du billet précédent


Ophélie, 1e année
Le prof idéal serait celui qui me laisserait manger un biscuit au chocolat pendant les mathématiques...

Maison du Dr Joseph Schmitt
au début du XXè sicècle

Cliquez pour mieux apprécier

Juste à côté de l'hôtel où nous logions à Port Menier, on peut encore admirer l'imposante maison du Dr Schmitt, telle qu'elle était à l'époque de Menier.

On a dit qu'il était impossible de coloniser et peupler l'Ile d'Antiscosti. Il faut dire qu'avant Menier, 29% de l'Ile était couvert de tourbières, comme on en trouve beaucoup près de Havre-Saint-Pierre. Et pourtant le recensement de 1881 indique qu'il y avait 660 habitants sur l'Ile. Il en reste aujourd'hui 240 pour 170 000 cerfs de Virginie en liberté.

Menier fit de l'Ile d'Anticosti une localité moderne. L'Ile avait son médecin, son hôpital, une église, 3 scieries, 2 fermes, des routes cartographiée, un chemin de fer, un bureau de poste, un poste de lélégraphie et de téléphonie, un magasin général, une meunerie, un poste de police, une porcherie, une beurrerie, des ateliers de plomberie, une forge, bref une microsociété indépendante et autosuffisante.

On a dit qu'Anticosti n'avait pas de potentiel touristique. On avait cru qu'Anticosti n'avait aucun potentiel agricole. Et pourtant, Menier a réussi tout un tour de force. Non seulement a-t-il installé une ferme sur l'ile pour y amener l'automie alimentaire. Mais il avait développé une agriculture moderne. L'ile comprenait deux fermes avec des terres enrichies avec des engrais fait de couches chaudes et de goémon (algues laissées par le retrait des marées).

Il a même réussi tout un exploit: Anticosti avait obtenu le premier prix agricole de Montréal en 1904. Il fallait le faire! Les fermes comprenaient 400 têtes de bétails en 1913. Il y avait des vaches, des porcs, des chevaux, des dindes, des oies, des moutons. Lorsqu'il voulait quelque chose, Menier y mettait le prix et il avait les moyens de le faire. Il avait même installé un système de rails permettant de nourrir 90 porcs à l'heure.

Bientôt, de nouvelles familles vinrent s'installer à l'Ile d'Anticosti. Menier avait besoin de leur aide. Il y avait du travail pour tout le monde. Et Menier, qui ne manquait pas de moyen les payait avec de la monnaie frappée à son effigie.

Quand on parcout l'Ile, on est surpris de trouver des vestiges d'outils et d'équipements agricoles imaginés et réalisés sur place. J'ai pu ainsi photographier, cette drôle de machine en ruine qui servait à compacter des cubes de foin pour les entreposer. On voit très bien les palettes qui servaient à compresser le foin à l'aide d'un moteur.


Baie Sainte-Claire

On retrouve ces équipements de ferme tout près du premier village que Menier avait choisi de dévelppement: Baie-Sainte-Claire (nom donné en l'honneur de sa mère). L'endroit était charmant. Mais il y avait un problème. La Baie était impraticable par bateau à marée basse et les récifs rendaient l'endroit trop risqué. Menier a donc fait déménager la centaine de maisons qui s'y trouvaient. Elles ont été relocalisées dans une localité que Menier appela village Port Menier.

Baie-Sainte-Claire
Maisons classées historiques

On n'a conservé que deux maisons qui sont déclarées aujourd'hui monuments historiques. De vraies cabanes au Canada.

Les deux fermes permettaient à la population de l'ile d'être auto-suffisante. L'économie était assez forte pour supporter le peuplement. L'infra-structure avait été mise en place. La voir ferrée permettait aussi à des industries de prospérer puisqu'elle permettait un bon accès à la mer. L'industrie forestière en a largement profité même du temps de Menier.

Cette industrie prospère encore. La chasse et la pêches sont également encore florissantes. Mais pour le reste, au plan social, il ne reste plus beaucoup de vie. Il n'y a plus de ferme, plus d'agriculture comme si ça ne pouvait exister. Tout a disparu. Et pourtant, Menier avait cru à ce potentiel, l'avait développée de façon admirable.

C'est comme si on voulait prouver que cette terre, de la grandeur de la Corse, était inhabitable. C'est comme s'il ne fallait pas rendre l'ile trop attirante pour les touristes.

Les routes ne sont pas couvertes d'asphalte, sauf à Port Menier. Les risques de crevaison sont très présents. Et il y a pire. On croise régulièrement des camions qui circulent à des vitesses folles. Les arbres en bordure de la route sont couverts d'une poussière blanche à faire pleurer.

C'est comme s'il y avait urgence d'attaquer le paysage avant qu'on ait conscience des dégats qu'ils font. Ce n'est peut-être pas le cas. Mais c'est le sentiment que j'ai ressenti. Et je me suis senti profondément agressé. L'ile éblouit par sa nature calme et tranquile. Et j'avais l'impression que des monstres sur roues venaient bêtement rompre le charme.

On nous a dit qu'il était impensable de faire recouvrir les routes d'asphalte parce que ça coûterait trop cher. On n'a pas l'équipement nécessaire et les coûts seraient trop exhorbitants s'il fallait faire venir l'équipement nécessaire. Mais pour creuser des puits de pétrole, les coûts ne semblent pas un problème. Voici le genre d'équipements qu'on a fait descendre sur l'Ile.

Machinerie de Forage
Ile d'Anticosti juin 2010


C'est drôle comment tout devient possible quand on a de l'argent à faire. Et partout où il y a de l'argent, les politiciens flairent de bonnes affaires où ils risquent de perdre leur âme.

Voir Les liens se multiplient entre l'industrie du pétrole et les libéraux L'appétit des pétrolières et les forages, sans préavis, à proximité des résidences et fermes privées ont quelque chose de carrément sauvage. L'Ile d'Anticosti est menacée dans ses fondements même. Henri Menier doit se retourner dans sa tombe.

On a beaucoup crtiqué Menier pour ses extravagances, entre autre son aventure anticostienne où il a englouti une partie de sa fortune. Il n'avait été que 6 fois sur l'ile. Mais on a oublié de parler de tout ce qu'il a donné aux infortunés habitants qui s'y trouvaient à son arrivée. Il a crée des industries, des infrastructures, du travail pour tout le monde, une hôpital, une école, des routes, un chemin de fer, etc. Rien à voir avec la désolation que laissent les compagnies minières, forestières et pétrolières lorsqu'elles plient bagage.

Et je suis loin d'avoir tout dit sur les démolitions bêtes dont nous gouvernement se sont faits les promoteurs, semble-t-il par soucis d'économie. On dit qu'on n'a pas d'argent quand ça fait notre affaire. Et le plus malheureux, c'est que les citoyens sont contre les projets tant qu'on ne leur offre pas d'argent.

Tant qu'il me restera quelque chose dans le frigidaire
Je prendrai le métro, je fermerai ma gueule, pis je laisserai faire
Mais y a quelque chose qui me dit qu'un beau matin
Ma Rosalie, on mettra du beurre sue note pain

Moi qu'avais des belles îles, des buttes et des sillons
Me voilà perdu en ville, tout seul dans des millions
Je vis sur les autobus, au Pizza King du coin
Les gens me parlent pas plus que si j'étais un chien

Tant qu'il me restera quelque chose dans le frigidaire
Je prendrai le métro, je fermerai ma gueule, pis je laisserai faire
Le frigidaire, George Langford(Ile-de-la-Madeleine)

Peut-on avoir du coeur si on a de l'argent? L'histoire qui suit vous en donnera une idée. Voici un texte savoureux d'une dame qui a rencontré Henri Menier par hasard, lors d'une soirée à l'opéra. Vous y découvrirez un côté charmant de la personnalité de Menier, homme du monde
http://pone.lateb.pagesperso-orange.fr/thyra.htm

Il s'agit d'un beau roman d'amour qui finit par un mariage? Il faut lire pour savoir.
Et je vous dirai bientôt pourquoi j'ai été si triste après avoir tout lu.

À suivre...

Je vous recommande d'aller faire un tour sur le blogue de Barbe Blanche. On peut y lire:
J'ai connu George à la fin des années soixante, lorsqu'il venait chanter à Gaspé. Je faisait l'éclairage de ses spectacles...

Nostalgie quand tu nous rattrape...

De très beaux souvenirs...


Voir Geoges Langford, la Butte

dimanche 11 juillet 2010

Non à tout!


Le Québec est une comme une vierge qui dit toujours Non! Comme dit la chanson: C'est une poupée qui fait Non, non, non! J'ai moi aussi eu cette manie jusqu'à avant hier.

Lorsqu'on nous le reprochait, je le prenais pour de la manipulation. Il me semblait que le Québec disait toujours Non parce que tous les projets qu'on lui proposait étaient inacceptables. Oui. On nous mettait nos refus sur le nez comme pour nous culpabiliser et ainsi nous faire plier sur de nouvelles propositions pas davantage acceptables.

Il y a eu bien sûr des référendums célèbres sur la souveraineté. On peut considérer que ce sont des rendez-vous manqués. Je suis de ceux qui pensent qu'on aurait dû dire Oui. Mais là n'est pas l'essence de mon propos aujourd'hui.

Je pense plutôt à tous les Non des dernières années. Par exemple:
  • au projet du Cirque du Soleil qui voulait s'implanter sur l'Ile de Montréal à Côté du Casino
  • au projet d'exploitation de mine d'Uranium à Sept-Iles
  • au projet du Suroit
  • aux barrages électriques
  • à la privatisation du Mont Orford
  • aux PPP
  • au ticket modérateur
  • à la hausse des frais de scolarité
  • au forage de puits de pétrole en pleine mer
  • aux accomodements raisonnables
  • Au Plan Nord et ses exploitations à outrance, me semblait-il
  • etc.

Il y a quelques jours à peine, par une belle journée ensoleillée, je voguais en direction des Iles de l'Archipel de Mingan, avec des amis. Ennivré par l'odeur de la mer, le ciel bleu qui mettait la mer en valeur, je montrais l'Ile d'Anticosti à l'horizon: un joyau de la Côte, un immense laboratoire à ciel ouvert.

Il y a là une flore et une faune à faire rêver le reste de l'humanité. L'Ile de la grandeur de la Corse, comprend une centaine d'habitants, 165 000 cerfs de Virginie, des renards et autres espèces en liberté sans prédateur ou si peu! Je dois d'ailleurs aller y passer bientôt 3 jours, en famille. Le trajet prend 15 minutes en avion. J'y rapporterai beaucoup de photos, c'est sûr.

Comme pour mettre un peu de pathos à mes élans oratoires, j'ajoute, à l'intention de mes nouvelles connaissances de voyage, que d'ici le mois de septembre 2010, on met le paquet pour la prospection des puits de pétrole. Avec la marée noire, les Américains voient de plus en plus d'intérêts à venir faire du forage sur l'Ile d'Anticosti et le golfe Saint-Laurent qui constituent un immense réservoire de ressources pétrolières. Même les sables bitumineux de l'Alberta deviennent tout à coup attrayants sur le plan écologique en comparaison des puits de pétrole dans le golfe du Mexique. Voir Avantages de la marée noire pour le Canada.

85% des réserves pétrolières mondiales sont contrôlées par 10 pays: ce sont, dans l'ordre, l'Arabie Saoudite, le Canada, l'Iran, l'Irak, le Koweït, le Venezuela, les Émirats arabes unis, la Russie, la Libye et le Nigeria.Il saute aux yeux que, de tous ces pays, c'est le Canada qui est le mieux placé pour approvisionner le marché américain. (Source La Presse)

Prospection au Québec
Cliquez pour plus de détails sur la prospection


Plus je parle, plus je m'émeus, plus je m'enflamme. J'ajoute que les compagnies pétrolières nous prennent en otage. Elles obligent tout le monde à se présenter régulièrement dans des stations services et y laisser plein d'argent. C'est du vol organisé. Je m'empresse de le dire avec émotion, comme si je voulais être le furur député du coin.

On n'a pas besoin de pétrole pour faire rouler les autos. L'énergie solaire pourrait combler le besoin en énergie. Mais, on ne le fera jamais. On remplacera l'essence par autre chose seulement le jour où on saura comment venir fouiller autant dans nos poches.


Mon interlocuteur, rencontré par hasard sur le bateau, m'écoute gentilment, poliement. Puis, sourire en coin, il ne peut se retenir. Il m'avoue être un ingénieur en pétrochimie. Il a travaillé 25 ans pour une compagnie de pétrole dont je tairai le nom par égard pour elle et lui. Je m'empresse d'ajouter qu'il s'agit d'un charmant monsieurs qui comprend très bien les risques de la situation actuelle, situation qui a évolué rapidement ces dernières années.

La vie est parsemée de hasards. L'anecdote que je viens de mentionner en est un. L'événement qui suit en est un autre. Peut-on croire qu'au moment où j'ai mis ce billet en ligne, le déversement dans le Saint-Laurent ne s'était pas encore produit? Il illustre très bien les risques énormes encourus si le Québec et le Canada poursuivent leur projets de développements intensifs d'exploitation pétrolière dans le golfe Saint-Laurent. Si un seul bateau crée tant d'émois, imaginez ce que sera la situation s'il y a une forte augmentation de pétroliers dans le fleuve. Et l'attitude particulièrement agressive de Terre-Neuve dans ce domaine n'a rien pour nous rassurer.

Déversement de pétrole dans le Saint-Laurent le 12 juillet 2010:
jusqu'à 100 000 barils. Il a fallu des fonctionnaires pour découvrir le problème.
Personne ne s'en était vanté.
Cliquez sur la photo pour l'article de La Presse

Un déversement de pétrole s'est produit lundi soir dans la voie maritime du fleuve Saint-Laurent à Sainte-Catherine, sur la rive sud de Montréal.

Mardi, Andrew Bogora, agent de communication de la Corporation de la voie maritime du Saint-Laurent, a précisé que le déversement était estimé entre 50 à 200 tonnes de combustible de soute. Les diverses autorités impliquées dans la gestion des conséquences de l'accident maritime survenu lundi soir, dans la voie maritime du Saint-Laurent demeurent incapables, jeudi matin, d'émettre une hypothèse sur le moment de la réouverture du trafic.

Une quinzaine de navires sont paralysés.La paralysie des activités des navires coûte présentement, au total, quelque 150 000 $ par jour aux armateurs. Si la fermeture de la voie maritime devait se prolonger, d'autres bateaux devront cesser leur navigation, ce qui fera gonfler ces frais quotidiens.

mercredi 26 mai 2010

Anticosti: place au pétrole

A l'eau les chevreuils! Place au pétrole.

L'Ile d'Anticosti est un joyau, un trésor de l'humanité. Elle représente 16 fois la dimension de l'Ile de Montréal. Elle est aussi grande que la Corse, comprend environ 480 habitants et 200 000 cerfs. Elle est visible, par beau temps, de ma maison de Havre-Saint-Pierre. Et je compte y aller cet été. On peut s'y rendre en 15 minutes en avion. Les cerfs en liberté approchent les visiteurs. On me raconte qu'ils viennent manger dans notre sac de chips si nous les laissons faire.



Le cerf de Virginie y a été introduit et s'est multiplié sur l'île, qui est reconnue pour sa chasse (plus haut taux de succès à la chasse au cerf de Virginie en Amérique du Nord, avec plus de 85 %). La population de cerf de Virginie est estimée entre 160 000 et 200 000 bêtes, alors que celle de l'orignal ne dépasse pas 1 000.

On parle beaucoup ces jours-ci de la catastrophe incroyable qui fait rage dans le golfe du Mexique. On parle très peu du scandale des compagnies de pétrole qui instalent des plate-forme de forage en pleine mer.

Pire encore, on garde sous silence le fait que Hydro-Québec a abandonné ses droits dans le golfe Saint-Laurent. On vient de vendre le tout au secteur privé. L'industrie pétrolière s'en vient. C'est ainsi qu'on dépossède en catimini un peuple qui n'a conscience de rien. Il me semble que les médias et les partis d'opposition ont été bien silencieux.

Pour mieux comprendre le drame qui se prépare, lisez ce qui suit. Il s'agit d'un extrait d'un billet que j'avais laissé l'année dernière.

CLIQUER POUR MIEUX VOIR

Quand on parle de la Côte Nord du Québec, on ne peut imaginer l'immensité du territoire. C'est gigantesque. Il faut voir. Havre Saint-Pierre, c'est le chef-lieu de la Minganie. Pour le coin, c'est une très grande ville avec ses 3600 habitants.

Avant 1996, la route s'arrêtait là. Pour aller plus loin, il fallait le bateau, l'avion, la motoneigne ou des moyens très rudimentaires comme les traîneaux à chien. À ce qu'on m'a dit ce dernier moyen de locomotion était très exaltant.

Maintenant, la route se rend jusqu'à Natashquan, la patrie de Gille Vigneault. Sise sur les rives du golfe du Saint-Laurent, la réserve se trouve à 140 kilomètres à l’est de Havre-Saint-Pierre. Population de Natashquan: 896 personnes.

Mais voilà que la Côte Nord se met à l'heure de la Planète. Les prospecteurs de pétrole rôdent. Tous les pays du monde rêvent de découvrir du pétrole! On déclare des guerres pour beaucoup moins. L'écologie est en danger. Mais les cerfs et la baleines sont bien mal placés pour se défendre. Les populations locales qui devraient aussi se sentir menacées y voient cependant trop souvent de bonnes occasions d'affaires. L'argent rend fou. Ce n'est pas nouveau.

Janvier 2004
Prospection ou baleine?
La réponse se trouve du côté de la division Pétrole et Gaz d'Hydro-Québec. L'été dernier, la société d'État a fait 350 kilomètres de prospection sismique dans les grandes forêts qui recouvrent l'île d'Anticosti, au beau milieu du golfe Saint-Laurent. Selon les résultats de cette prospection, divulgués à la fin novembre, on aurait trouvé dans le sous-sol d'Anticosti de grosses structures très poreuses, apparemment remplies de liquide.

Les hydrocarbures, une menace pour les baleines?

Robert Michaud est un expert des baleines du Saint-Laurent. Il les connaît presque par leur petit nom! Jamais il n'a été aussi inquiet pour l'avenir des baleines du Saint-Laurent. Et il n'est pas le seul. Autour de lui gravite toute une coalition d'écologistes, des regroupements de pêcheurs, des associa-tions touristiques et d'artistes. Tous se sont mobilisés contre une campagne de levées sismiques qu'Hydro-Québec a commandée à Geophysical Service Incorporated, de Calgary. GSI doit, en deux semaines, procéder à 1600 km de levées sismiques entre la Gaspésie, l'île d'Anticosti et les Îles-de-la-Madeleine, et cela, à travers le couloir de migration des grands rorquals bleus, les plus gros animaux vivants sur notre planète.

(...)Pour Paul Einarsson, c'est tout le contraire! Le Québec ferait une grave erreur stratégique en renonçant aux hydrocarbures pour protéger l'écologie.


Janvier 2008
La société suisse Pétrolia, basée à Rimouski, rachète les intérêts d'Hydro-Québec sur les permis de prospection de pétrole et de gaz dans l'île d'Anticosti, dans le golfe du Saint-Laurent. La société suisse Pilatus Energy, qui est devenue le plus important actionnaire de Pétrolia l'an dernier, a des options pour poursuivre des travaux d'exploration sur un terrain appelé Bourque.
Voir détails

21 mai 2010
La compagnie rimouskoise Pétrolia et son partenaire Corridor Resources lanceront en juin 2010 un programme de quatre forages d'exploration pétrolière à l'île d'Anticosti.

Voir détails Les forages et les essais de production se termineront vers la fin de septembre.

Pourtant, ceci ne respectent pas les ententes internationales avec l’Union mondiale pour la nature (UICN).

(...)Outre ces aspects, diverses activités et affectations à des fins industrielles, telles que l’exploitation forestière commerciale et l’octroie de droits gaziers et pétroliers, ont cours sur l’île.
Des permis pour la recherche de gaz et de pétrole sont valides sur une grande partie du territoire de l’île. Cela ne respecte pas les critères récents adoptés par l’UICN en octobre 2002, à Aman en Jordanie. Voir Aires protégés du Québec.

Tout ceci se passe au moment même où toute la planète regarde avec stupéfaction la catastrophe d'une plate-forme de forage dans le golfe du Mexique. Et les médias n'en parlent pas...

dimanche 25 janvier 2009

Plus besoin de freins

Je n'ai plus besoin de freins. L'auto ne part plus. À quoi ça sert des freins quand l'auto ne part pas? J'avais découvert un truc: foncer dans un banc de neige pour arrêter. Plus nécessaire!

La fourgonnette est comme un cheval rétif. Mais je la comprends. Mettez-vous à sa place. À chaque fois que j'ai de la difficulté à freiner, elle se retrouve le nez dans un banc de neige. Pas folle, elle refuse de partir.

Cette situation présente de nouveaux avantages. Tenez! Je dois absoluement passer à la banque demain. Je n'ai pas le choix: je devrai marcher.

Il parait qu'il n'y a rien de plus écologique et de meilleur pour la santé. J'y prendrai peut-être goût. Peut-être que je ne voudrai plus me déplacer qu'à pieds. Le fait de consommer moins d'essence contribuera à faire baisser le prix de l'essence.

Un prix d'essence trop élevé augmente l'appétit des pays producteurs. Il s'en suit des guerres, des tortures, des enfants soldats. Il parait même que la soif du pétrole a rendu fou un ancien président des États-Unis d'Amérique. On dit même qu'au Canada...
Je vous laisse le soin de deviner la suite.

Faites de la marche et non la guerre!




Je m'emballe un peu. Je sais. Je n'irai pas jusqu'à prôner le retour des chevaux ni des traîneaux à chiens. Mais j'en suis un peu nostalgique.


Demain, c'est la marche, la vraie marche. Depuis que je suis arrivé, ce qui m'impressionne le plus, c'est le bleu d'un ciel sans nuage. Pas de smog. Respirer l'air pur, c'est une sensation très agréable. On a le goût de prendre de profondes respirations.


Demain, je prends l'air. À pieds. Du moins, j'en ai l'intention. Avec le facteur refroidissement, on annonce - 41 degrés Celsius. Si vous voulez savoir de quoi a l'air un Sherbrookois qui prend de longues marches à une telle froidure, revenez visiter ce blogue... Invitez vos amis à venir le lire avec vous. (sourire)

Pendant que j'affronterai avec courage le froid dans ce qu'il a de plus cruel, Laure sera à son travail dans ce magnifique hôpital sur le bord de la mer. Elle voit la mer de sa fenêtre...