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jeudi 23 avril 2009

Le passé est bien passé...

Avant 1967, aucune route terrestre ne reliait Havre Saint-Pierre au reste du Québec. Il fallait longer la rive en bateau sur plus d'une centaine de kilomètres.

Il est assez étonnant de voir comment, avec peu de moyens, dans des régions difficiles d'accès, on trouvait vite le moyen de construire des églises qui sont encore parmi les plus beaux joyaux de notre patrimoine.

Cette photo de l'église de Havre Saint-Pierre date de 1950. Tout à côté, il y avait l'évêcher. Cet édifice magnifique qui servait d'évêcher, ne le cherchez pas. On a non seulement dénaturé l'église. On a aussi perdu tout l'environnement qui lui donnait du cachet. En 1923, un incendie avait détuit 13 habitations du village. Mais l'homme n'a pas besoin de catastrophes naturelles pour faire du dégat.

Dans ma belle ville de Sherbrooke, j'ai vu le même phénomère se produire. On a détruit des églises, leurs arbres matures presque centenaires pour faire place à des édifices commerciaux froids et laids, à mon avis. Il ne reste plus ni arbre ni verdure. Le quartier a perdu son âme. C'est bien triste. Fini la culture, le romantisme, les décors historiques. Place aux dollars et aux produits pharmaceutiques.

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Dès 1611, les Jésuites étaient en Acadie. Ils ont été suivis par les Récollets (1615), les Capucins (1632), les Ursulines (1639), les Sulpiciens (1657) et les Hospitalières de Saint-Joseph (1659). L'Église mit également en place les premières institutions éducatives, hospitalières et caritatives de la Nouvelle-France.
Ces religieux avaient joué un rôle inestimable dans notre société. Ils avaient mis en place des institutions de grandes valeurs. Les Collèges classiques qui produisaient des élites reconnus partout au Canada et dans le monde, on les a renié, déracinés.

Au début de la révolutions tranquille, le Gouvernement de Québec n'avait aucune dette. Ce n'est pas un hasard. En guise de reconnaissance, l'État a mis la main sur tout en invitant les relgieux à quitter les lieux. Le premier réflexe fut d'effacer toute trace de leur passage, en commençant par les crucifix. On fit appel aux tribunaux en cas de résistance.

Comme a déjà dit quelqu'un: Pardonnons-leur car ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient.
Collège classique St-Hyacinthe 1964


Il y avait environ 2 ans, j'ai aperçu une vieille religieuse costumée dans un supermarché. Je me suis approché, je lui ai tendu, la main et j'ai dit: Ma Soeur, je vous remercie pour tout ce que vous avez fait pour le Québec. Notre société ne serait jamais la même si vous n'aviez pas été là comme vous l'avez été, impliquées et généreuses. Elle m'a ragardé, intriguée. Après une légère pause, elle a dit: Merci, monsieur. Je ne suis pas habituée à entendre des choses comme ça. Elle devait avoir plus de 75 ans. Sa vie, elle l'avait presque toute donnée.

J'attire votre attention sur un autre aspect intéressant de la protection de notre patrimoine: le billet de Zoreilles sur l'exploitation mininière. On y parle de l'expoitation minière, les projets lancés presque en catimini sans vraiment bien inrormer les populations concrnées. Une fois, les mines fermés, les compangies quittent en se lavant les mains sur les conséquences sur le paysage et les populations laissées pour compte.

A voir sur le lien suivant: les mines de l'Abitibi.

Note: