samedi 16 avril 2016

Où sommes-nous rendus?

Signe des temps, on dirait que même les oiseaux sont désorientés et ne savent plus où aller.
Voyez ce que j'ai vu par ma fenêtre à la fin de janvier. Et ce que vous voyez sur la photo n'est qu'un mince aperçu de ce que nous avons vu.


Les oiseaux partaient et revenaient par milliers comme s'ils se cherchaient. Ca me faisait penser à ce que j'observe à l'automne quand les oiseaux partent pour le sud. On dirait qu'ils ont voulu quitter les États-Unis plus tôt cette année, soit parce qu'ils avaient leur voyage de ce qu'ils y voyaient, soit ils étaient mêlés par la température.

Les oiseaux ont leur façon de nous parler, refléter notre univers, la façon dont on se sent souvent à l'intérieur de nous-mêmes. Nous vivons à une époque où nos repères semblent s'anéantir l'un après l'autre.

J'ai écrit ces lignes au début de février. Et c'est déjà  le printemps. Je prépare mon jardins, j'ai fait des semis. C'est la période de l'année où je vois revenir les oiseaux. Ils se tiennent tout près au moment où je mets mes premières graines en terre. Il y a même une famille qui semble avoir noté mon adresse.

Chaque année, en préparant, je ne peux m'empêcher de penser à cette parole de Jésus de Nazareth nous appelant à avoir foi en l'avenir: "Les oiseaux ni ne sèment, ni ne récoltent et pourtant ils vivent". Chaque fois, je ris un peu parce que je sais que si je faisais comme les oiseaux en allant piger dans le jardin du voisin ou de la voisine, je risquerais de me mettre dans le trouble.

Mais je laisse tout de même les oiseaux se servir. Ils ont le droit de  vivre, de traverser la frontière à leur guise. Les humains n'ont pas tous le même droit. Je suis le premier à toujours trouver essentiel que tout pays qui se respecte protège ses frontières. J'ai toujours pensé qu'on ne pouvait accueillir en trop grand nombre des gens qui ne partagent pas les mêmes valeurs que nous.

Le geste du pape François m'a amené à réfléchir.


http://www.france24.com/fr/20160416-crise-migratoire-lesbos-religion-pape-francois-patriarche-bartholomee-orthodoxe

Peut-être est-ce une bonne chose de perdre nos repères. Peut-être devons-nous en chercher d'autres...

samedi 16 janvier 2016

Comme si tout était écrit d'avance

Il y a deux façons de vivre sa vie:
l'une, c'est de faire comme si rien n'était un miracle. 
 
L'autre, comme si tout l'était. (Albert Einstein)

Il est tout aussi vrai d'écrire:
Il y a deux façons de vivre sa vie:
l'une, c'est de tout planifier d'avance.

L'autre, c'est de réagir instinctivement à ce que la vie met sur notre route .

C'est ce que m'inspire la mort de René Angélil.
On a parfois l'impression que notre vie est comme une histoire écrite d'avance. C'est vrai, on a souvent l'impression que tout s'enchaîne selon une logique savamment calculée.

A titre d'exemple, prenez mes deux derniers billets qui prennent tout leur sens aujourd'hui. Je m'explique.

Fin d'août 2014:
Alors que Laure occupe une fonction de chef de service à l'Hôpital de Havre-Saint-Pierre, à 14 heures de route de notre domicile habituel, Michel Marceau apprend qu'il est atteint d'un cancer incurable. Son médecin rend un diagnostic implacable: il a environ 3 mois tout au plus à vivre. Il ne devrait pas voir l'année 2015.
Comme pour défier le destin, il a vu tous les jours de 2015 jusqu'à la dernière journée. Il est décédé le 31 décembre 2015.


Tout au long de l'année 2015, Michel a continué à avoir des rêves et à les réaliser. Il a fait le tour de la Gaspésie, s'est rendu à Cuba et a décidé d'aller voir Céline Dion à Las Vegas.

Il y va avec sa famille et sa compagne. Il fait parvenir un mot à Céline Dion, lui parle de son projet en faisant un parallèle entre sa situation et la sienne. Il est en fin de vie et sa compagne a 30 ans de moins que lui. Il lui indique le numéro du  siège qu'il va occuper pour la représentation au Caesars Palace où se produit Céline.

Contre toute attente, Céline prend connaissance du mot de Michel. Elle est touchée et, à l'insu de Michel, elle lui prépare une surprise.
Elle descend de la scène au milieu du spectacle. Michel est loin de se douter qu'elle va le retrouver. Il se trouve chanceux de voir Céline passer près de son siège. À sa grande surprise, elle se rend jusqu'à lui et chante 3 mélodies à ses côtés.

Inutile de dire que cet événement a marqué Michel jusqu'à la fin de sa vie. Michel est décédé 2 semaines avant René Angélil.

Cette anecdote est bien réelle. On peut la décoder de plusieurs façons. Mais il faut remarquer que la séquence des événements avait son importance. Si Michel avait réservé sa place ces jours-ci, rien de cela n'aurait pu se produire. René Angélil est décédé hier et tous les spectacles de Céline sont annulés jusqu'on 23 février prochain. C'est comme si René Angélil avait attendu la visite de Michel avant de partir.

Michel Marceau et Céline au Caesars Palace
Il est surprenant que Michel ait réservé un billet pour aller voir Céline alors que ses jours étaient comptés. Sa vie pouvait basculer d'une journée à l'autre. Il est surprenant qu'il ait eu l'idée de prévenir Céline. Il est surprenant que Céline ait pu prendre connaissance du mot que Michel lui avait envoyé. Il est surprenant que Céline ait décidé de faire un spécial pour lui au beau milieu de son spectacle. C'est fou de réaliser tous les hasards qui ont permis au rêve de Michel Marceau de se réaliser.

Ce conte de fée est à l'image de la vie de Céline Dion et René Angélil. Ce dernier a découvert Céline Dion alors qu'elle n'avait que 15 ans. Il fallait un visionnaire pour penser qu'il ferait d'elle la plus grande star de son époque, autant en français qu'en Anglais. Rien ne pouvait laisser présager que tout ça allait se produire. Au contraire, au moment ou il a pris connaissance du démo de Céline qui traînait sur une cassette bien ordinaire placée sur son bureau, il pensait mettre fin à sa vie artistique. Il pensait s'inscrire en Droit à l'Université.

Angélil est né au Québec, mais il provient d'une famille libano-syrienne. Son nom est une adaptation de son prénom: Abd al-Jalil, qui aurait été transformé en Anjalil pour devenir ensuite Angélil.
René Angélil est né le à Montréal au Québec.  Ses parents, catholiques melkites, se sont mariés le en l'église Saint-Sauveur à Montréal, église où sera également baptisé René[4]. Son père, Joseph Angélil (1900-1967), est né à Damas en Syrie et sa mère, Alice Sara (1915-1997), est canadienne d'origine syro-libanaise[5]. (Source: Wikipedia)

Il a permis à plusieurs québécois de penser qu'ils pouvaient avoir un rayonnement international exceptionnel. Parallèlement, il faut remarquer la puissance du message à ce moment où le Canada s'apprête à accueillir 25 000 réfugiés syriens.

René Angélil a toujours défendu son appartenance québécoise et ce, contre vents et marées. Au début de sa carrière d'impressario avec Céline aux États-Unis, on avait exercé beaucoup de pressions pour que ce soit une équipe américaine qui contribue à la carrière de Céline.

L'histoire du couple René Angélil-Céline Dion est tellement extraordinaire qu'un producteur d'Hollywood n'aurait pu imaginer meilleur scénario. On dirait que tout a été arrangé par le gars des vues. La synchronicité est renversante.

Il faut réalisé que, sans être aussi spectaculaire, nous vivons aussi chacun à notre façon toute une série d'évènements. Il nous arrive tous de vivre des situations dramatiques dont on se serait bien passé. Mais quand on regarde ces mêmes situations en rétrospective, on s'aperçoit souvent qu'on devait passer par là pour profiter de belles occasions.

René Angélil croyait que le ciel lui était tombé sur la tête quand Ginette Reno a mis fin à son contrat avec lui. Pourtant, il faut réaliser que c'est cette mauvaise nouvelle qui lui a permis son association avec Céline Dion. On dit souvent qu'il n'y a pas de hasard. Il y a un peu de vrai en ce sens qu'il y a une foule d'opportunités qui se présentent à nous régulièrement. Mais il faut être attentif. Il y a plein de petits miracles qui nous entourent chaque jour. Ce qui fait toute la différence d'une personne à l'autre, c'est notre capacité de les voir, garder notre capacité d'émerveillement. Comme disait Le Petit Prince: L'essentiel est invisible pour les yeux.

Tout comme René Angélil, notre ami Michel Marceau avait tout préparé avant de partir. Il avait prévu les moindres détails de ses funérailles dans un verger. Il avait fait imprimer le texte suivant sur du beau carton glacé:

C'est ça la mort
Je suis debout au bord de la plage
Un voilier passe dans la brise du matin, et part vers l'océan.
Il est la beauté de la vie.
Je regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon côté dit: "Il est parti? Parti vers où?"
Parti de mon regard, c'est tout!
(...)
Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit "Il est parti"
Il y en a d'autres qui le voyant à l'horizon et venir vers eux...
s'exclament: "Le voilà!"
 C'est ça la mort
William Blake


jeudi 31 décembre 2015

Fin ou début

Suite du billet précédent

Bon voyage Michel!

La fin d'une année, le début d'une autre. Quel beau symbole Michel nous a laissé en choisissant ce jour pour partir. Nous venons tout juste d'apprendre qu'il nous a quittés aujourd'hui le 31 décembre à 17h.

 À la fin d'août 2014, il avait appris qu'il était atteint d'un cancer incurable et qu'il ne verrait probablement pas l'année 2015. Laure était à ce moment son chef de service. Nous avions le plaisir de faire partie de son cercle d'amis.

J'ai été étonné par son courage. Il a profité à fond de tout le temps qu'il lui restait à vivre, se permettant même faire plusieurs voyages et de réaliser un rêve, celui de voir Céline Dion en spectacle. Il a même informé Céline de son projet et à sa grande surprise, elle est venue le voir au milieu de son spectacle. C'est incroyable tout se qu'on peut faire quand on veut vivre à fond toutes les heures que la vie nous réserve.
Voir Il réalise son rêve avant de mourir. Lien anglophone

Il est resté lucide presque jusqu'à la fin.
Michel voulait vivre le plus possible en 2015. Il aura vécu jusqu'à la dernière journée. Il s'est permis plusieurs voyages passionnants. Il vient d'entreprendre son dernier. Il sait maintenant ce que nous aimerions tous savoir, si vraiment il y a quelque chose après cette vie. Il me semble que ce serait bien si nous pouvions en savoir un peu, avoir même une toute petite idée de presque rien sur ce qui nous attend ou ne nous attend pas.


Bonne année 2016 à tous et profitez bien de tout ce que vous offre la vie de plus beau.
Il y a toujours des gâteries à notre portée même à travers des épreuves difficilement acceptables à prime abord.

Bon voyage, Michel

Michel, derrière sa maison près de Havre-Saint-Pierre

mercredi 16 septembre 2015

Céline Dion et notre ami Michel



Aujourd'hui, en allant chercher une pizza, j'ai eu toute une surprise. Pour meubler le temps, j'ai jeté un coup d'oeil sur Le Journal de Montréal. Je n'ai pas eu besoin de l'ouvrir. En manchette, sur la première page, j'ai tout de suite vu notre ami Michel Marceau en compagnie de nulle autre que Céline Dion.

Vous vous en souvenez peut-être, j'avais déjà écrit un billet sur une visite que nous avions fait dans la magnifique demeure de Michel.,

Il travaillait avec Laure, sur la Côte-Nord, en 2014. Il avait dû quitter à l'automne pour des raisons de santé. Il a par la suite appris qu'il avait un cancer incurable: un cancer du pancréas.

Son courage m'a étonné. Son médecin lui avait dit qu'il ne se rendrait probablement pas en 2015. Loin de se décourager, il n'a cessé de voyager, visiter ses amis. Il a visité la Gaspésie. Je le trouvais audacieux, dans sa condition. Il a fait quelques voyages de Québec, Rougemont (où il habite) et Havre-Saint-Pierre. Il a donc parcouru des milliers de kilomètres.

Mais il était prêt à beaucoup plus. Il s'est rendu à Las Végas pour voir Céline Dion.


Il ne savait pas, ses proches avaient été en contact avec l'entourage de la chanteuse avant le voyage.
Le samedi soir, comme ils étaient assis dans le théâtre au Caesars Palace à regarder le spectacle, Céline Dion s'est approchée de Michel Marceau dans le public et elle a chanté une chanson directement à son intention.
http://www.journaldemontreal.com/2015/09/15/il-realise-son-reve-de-voir-celine-dion-avant-de-mourir

C'est fou les ressouces qu'on peut avoir quand on sait les utiliser. On ne contrôle pas notre vie, mais on peut contrôler nos réactions. Michel est un modèle pour moi. J'aimerais avoir le même contrôle sur ma façon de vivre ma vie jusqu'au bout. Michel ne prend pas seulement en mains son bien-être, il continue à s'occuper du bonheur de ceux qui l'entourent. Bravo, Michel!

Voici une partie du billet que j'avais laissé en novemre 2014.
 J'ai toujours choisi mes amis. C'est un privilège dont je n'ai jamais voulu me priver.

Je n'ai pas eu des tonnes d'amis. Mais j'en ai eus. Il y en a même eu un que je n'ai vu qu'une fois.  (...) Un cancer l'a terrassé avant que je n'aie l'occasion de le revoir. Puis, nous avons su qu'un ami d'ici en Minganie  était atteint d'un cancer du pancréas. Il venait de prendre sa retraite, mais travaillait encore avec Laure en attendant de la prendre définitivement à la fin de l'année. Il l'avait bien préparée et avait beaucoup de beaux projets.

Il avait mis beaucoup de soin pour rénover sa propriété en bord de mer. Une réussite. Un endroit où on a le goût de vivre. Appréciez par vous-mêmes.



Michel suit des traitements de chimiothérapie à Québec, soit à 1600 km de sa résidence, aller-retour. Pourtant, il tient a y revenir à l'occasion. Il a besoin de se décor. Il a besoin de revoir ses amis qu'il invite avec le souci de bien les recevoir.

La résidence de Michel






Michel et moi, septembre 2014

Ce qui m'épate, c'est cette attitude relativement sereine face à une situation aussi traumatisante, il faut le reconnaître.







samedi 11 juillet 2015

Sherbrooke est Raïf

La ville de Sherbrooke a donné un appui inconditionnel très fort au saoudien Raïf Badawi.
Deux immenses banderoles ont été affichée devant l'hôtel de ville de Sherbrooke le 9 juillet 2015.

Hôtel de ville de Sherbrooke, juillet 2015


 La cérémonie s'est déroulée , jeudi après-midi, en présence du maire Bernard Sévigny, d'Ensaf Haidar, conjointe de Raïf Badawi, et de Mireille Elchacar, coordonnatrice à Sherbrooke d'Amnistie internationale. Banderole aux couleurs d'Amnistie internationale
On peut lire sur les banderoles jaune et noire les mentions « Sherbrooke est Raïf » et « Raïf Badawi citoyen de Sherbrooke » . Elles seront installées de façon permanente sur la façade de l'édifice.
« La population sherbrookoise est très solidaire envers Raif Badawi. D'ailleurs, tous les vendredis midi, Sherbrooke reçoit un rassemblement de sympathisants à la cause. Comme la famille de M. Badawi a choisi de s'installer à Sherbrooke, il nous apparaissait important d'officialiser notre désir de l'accueillir dès que possible », a déclaré le maire Bernard Sévigny.
http://ici.radio-canada.ca/regions/estrie/2015/07/09/003-sherbrooke-raif-badawi.shtml

 maire Bernard Sévigny, d'Ensaf Haidar, conjointe de Raïf Badawi
Raïf Badawi a été condamné à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet pour avoir publié sur son blogue des propos jugés offensant par l'Arabie Saoudite.

Sa conjointe et ses enfants ont trouvé refuge à Sherbrooke où ils ont trouvé hospitalité et solidarité. Depuis ce temps, Raif Badawi est demeuré en prison en Arabie Saoudite.

 Il n'a pas la citoyenneté canadienne, mais le maire de la ville lui a accordé symboliquement le statut de citoyen de la ville de Sherbrooke.


Banderoles de Raif Badawi

Extraits des textes de Raif Badawi

«La question est simple: la femme travaille au même titre que l'homme dans le domaine public; elle a autant besoin que l'homme de travailler, parfois même beaucoup plus que lui. Alors, allons-nous enfin abandonner notre discours machiste stérile, et fermer la porte aux grandes excuses? Ou allons-nous continuer, comme nous le faisons aujourd'hui, à nous en prendre aux Saoudiennes qui ont besoin de gagner leur vie?»
- tiré du texte «La femme à ses côtés», écrit en septembre 2011

«Je ne suis pas pour l'occupation d'un pays arabe par Israël, mais, en revanche, je ne veux pas remplacer Israël par une nation islamique qui s'installerait sur ses ruines, et dont le seul souci serait de promouvoir une culture de mort et d'ignorance parmi ses fidèles, à une époque où nous avons désespérément besoin de ceux qui en appellent à une culture de vie et de développement, propre à cultiver l'espoir dans nos âmes.»
- tiré du texte «Pour une culture de la vie!», écrit en septembre 2010

Raif Badawi 2012
«Il n'échappe à aucun observateur que nos musulmans d'Arabie saoudite ne respectent pas les croyances d'autrui; pire, ils considèrent les autres comme des apostats, tout non-musulman étant infidèle et, dans un cadre plus étroit, tout musulman non hanbalite [la frange plus conservatrice des quatre écoles de pensée religieuse de l'islam sunnite] étant dissident. Alors, comment pouvons-nous, avec de tels individus, bâtir une civilisation humaine, et avoir des relations normales avec six milliards de personnes, dont plus de quatre milliards et demi ne sont pas de confession musulmane?»
- tiré du texte «À propos de l'anniversaire du 11 septembre», écrit en septembre 2010.

À noter que l'Hôtel de ville de Sherbrooke est classée comme  Patrimoine national.
Voir le lien qui précède pour plus de détails.
La ville de Sherbrooke est une ville où il fait bon vivre. Elle a déjà gagné le prix de la ville où la qualité de vie était la meilleure au Canada.

Elle ne manque pas d'ambition et manifeste un esprit d'innovation reconnu au plan international et ce à plusieurs point de vue.

Elle a été sélectionnée dans le palmarès 2015 des 21 villes intelligentes (Smart21) primées par l’organisme international Intelligent Community Forum. Les candidatures de 400 villes dans le monde ont été analysées pour en arriver à ce palmarès. Elle ambitionne devenir parmi les 7 plus intelligentes au monde. Rien de moins.

Voir Sherbrooke, ville intelligente







jeudi 9 juillet 2015

Au delà du réel

Quand quelqu'un commence une phrase par "Tu ne me croiras pas, mais...", c'est louche.
Et, effectrivement, on a de bonnes raisons de ne pas le croire.

Vous ne me croirez pas, mais ma fête m'en a fait vivre de bien bonnes. Et c'est tout vrai. J'ai des témoins, notamment mon frère, Laure et mes enfants. L'intérêt de ce que je vais vous raconter tient au fait que le hasard s'est encore manifesté de façon curieuse. Les coîncidences sont surprenantes. Mais je le dis tout de suite, je ne tire aucune conclusion. Je ne fais que constater. Ne doutez de mes esprits.

Jipé
J'avais de la visite. Deux de mes enfants étaient à la maison pour fêter mon 71è anniversaire de naissance. Nous discutions de choses et d'autres lorsque tout à coup, je leur ai demandé à brule-pourpoint s'ils avaient déjà entendu parler de la mécanique quantique.

Un peu surpris,ils m'ont demandé où je voulais en venir. Alors, j'ai fait une tentative d'explication. Mais plus je parlais, plus mes enfants riaient et bientôt, Véro a dû essuyer des larmes. Imaginez, je disais, entre autre, qu'on pouvait-être se trouver à deux endroits différents en même temps. Devinez de quoi j'avais l'air.

Sur la photo ci-contre, Jipé se rendait au spectacle de la St-Jean. Il a participé à un spectacle avec Claude Dubois, Martine St-Claire et Marjo.

Alors vous comprenez que dans son univers, la mécanique quantique, ça cadre pas tellement. Par hasard, j'ai parlé de Claude Dubois la semaine dernière sur le billet que j'avais déja écrit sur ma rencontre-choc avec Louise Marleau en 2010. Il est encore dans les 4 plus consulté.

Puis, le téléphone sonna. mon frère Yves m'appelait pour me souhaiter bonne fête. Nous avons le même âge jusqu'au 17 juillet.

Véro
Au cours de la conversation, il me demanda si j'avais entendu parler de la mécanique quantique. Alors, je lui ai dit de ne pas bouger. Je voulais être sûr d'être cru. Je lui ai dit que j'allais passer le récepteur à Jean-Philippe pour qu'il lui demande de quoi nous parlions.

Yves m'a dit qu'il avait passé presque deux jours à se documenter sur la question après avoir entendu le sujet traité à l'émission de Radio-Canada Les Années-lumière.

J'ai expliqué à Yves que depuis deux jours, j'avais fait beaucoup de recherches sur le sujet. Mais la coîncidence était curieuse parce que rien ne m'avait amené à le faire. Je n'avais pas écouté l'émission de radio, je n'avais rien lu récemment là-dessus. J'avais déjà entendu parlé du phénomène, mais c'était il y a deux ans environ. La curiosité récente était sortie comme de nulle part. On peut donc se demander si c'est un phénomène de télépathie entre Yves et moi qui avait joué. Évidemment, on ne peut l'affirmer, mais c'est tout de même une drôle de coincidence.

Yves s'est empressé de m'envoyer une vidéo de youtube que je vous invite à écouter.
C'est un peu long, mais très bien vulgarisé. Si le sujet vous intéresse, vous serez gâtés.


Brian Greene
Dans son second livre paru en 2004, « La Magie du cosmos », Briane Greene traite avant tout de la nature de l’espace et du temps en détaillant les expériences qui ont été à la base des dernières découvertes sur leur nature.  La théorie des cordes nécessite en effet pour être viable une redéfinition de la manière dont nous percevons l’espace qui nous entoure. Cette redéfinition ne va pas sans heurter notre bon sens commun car elle suggère l’existence de dimensions supplémentaires cachées.
Ce livre de près de 700 pages est un véritable tour de force en matière de vulgarisation scientifique. C’est un ouvrage de réflexion et de méditation sur la réalité de nos perceptions. Un exercice de conceptualisation soutenu par des bases mathématiques très sérieuses.
En fait, ce qui étonne le plus dans cette théorie, c'est qu'elle ne fait pas appel aux lois de la physique traditionnelle. C'est comme si elle permettait de découvrir un univers invisible mais tout aussi réel. Au tout début, la mécanique quantique suscitait beaucoup de scepticisme. Enstein y accordait très peu d'importance, disant que cette théorie était trop incomplète pourqu'on s'y intéresse.

Mais, de nombreuses recherches on prouvé l'existence de phénomènes relatifs à la mécanique quantique. À la fin de mon dernier billet, vous verrez que j'ai eu aussi des commentaires de notre ami Réjean qui s'intéresse au sujet depuis longtemps.

Voici d'ailleurs ce qu'il en disait:
Tu me demandes :

«Réjean, est-ce que, par hasard, tu t'intéresserais à la mécanique quantique

Bien sûr que je m’y suis intéressé. J’en ai d’ailleurs parlé sur mon blog, à 3 reprises.

Les physiciens quantiques nous apprennent que c’est la conscience des humains qui crée leur réalité dans le monde de la matière, ou, pour dire les choses différemment, sans la conscience, il n’y aurait pas de matière, il n’y aurait que de l’énergie. Tout cela a été largement démontré en laboratoire.

Ils nous disent aussi, qu’avant ce qu’ils appellent, le Big Bang, toutes les particules de matière étaient soudées les unes aux autres, et que de ce fait, malgré les distances énormes qui les sépare, désormais, elles sont demeurées néanmoins liées par des liens énergétiques. Il n’y a rien de séparé dans l’univers; tout ne fait QU’UN.

Les physiciens quantiques, en faisant un lien entre la conscience et la matière, affirment même, que notre réalité extérieure est une projection de notre conscience; nous serions les créateurs de notre propre réalité.

Ce que nous pensons, ce que nous croyons, peut devenir une réalité dans notre vie.

Les scientifiques ont essayé d’éliminer le concept de Dieu pour expliquer la réalité matérielle. Mais à quoi aurait servi ce vaste univers, supposément issu du hasard, s’il n’y avait eu au préalable une conscience, pour l’observer.
Tout  ça, c'est bien intéressant, mais je crois que  certains vont trop loin. C'est le cas du créateur de Facebook:

A la tête de Facebook et de ses projets fous, le visionnaire Mark Zuckerberg imagine l'avenir de l'humanité. Avec une armée d'ingénieurx à son service, il pourrait bien changer le monde.

L'événement est passé inaperçu pour l'essentiel dans les médias traditionnels, mais c'est bel et bien une vision résolument futuriste que Mark Zuckerberg - fondateur et patron de Facebook - a présenté aux membres du réseau social lors de sa dernière séance de
questions-réponses. Télépathie, intelligence artificielle, vie éternelle, réalité virtuelle : les projets de Facebook vont tous azimuthes. Les objectifs sont ambitieux, puisqu'il s'agit par exemple de permettre d'envoyer des messages, des photos ou autres par la simple pensée. La télépathie serait selon Mark Zuckerberg le nec plus ultra des technologies de communication.

Plus près de nous, les travaux de Facebook sur des projets concrets d'intelligence artificielle sont en cours. A Paris notamment, des équipes du réseau social planchent sur la reconnaissance des contextes à l'intérieur des vidéos. Les polémiques récentes sur
Google Photos montrent qu'il reste du chemin à parcourir pour mettre au point des technologies fiables de reconnaissance d'objets ou de gens dans des images. Pour Facebook, l'ultime objectif serait de combiner ses travaux en matière d'intelligence artificielle avec ses projets de réalité virtuelle.

Je crois que l'on finira par démontrer que peu importe l'incroyable capacité de l'interlligence artificielle, elle ne pourra jamais dépasser celle de l'homme. Un machine va toujours demeurer une machine. Ce qui différencie l'homme de l'ordinateur le plus évolué, c'est sa capacité d'être conscient qu'il existe. C'est peut-être qui fait qu'on a souvent pensé que l'homme avait une âme indépendante du corps.





dimanche 28 juin 2015

Le téléphone

En relisant mon dernier billet, j'ai failli tomber en bas de ma chaise. J'ai constaté subitement que ça faisait 30 ans déjà que mon père était décédé. 30 ans. Dans 30 ans, j'en aurai 100. J'ai toujours été fasciné par le temps qui fuit.

Quand j'ai eu 15 ans, je me rappelle que j'ai eu un choc. Je me suis dit: 4 fois 15, ça fait 60. J'ai réalisé qu'il me fallait seulement 4 fois mon âge pour avoir 60 ans. Mon père est décédé à 61 ans. Pour moi, il était vieux. Imaginez, j'ai déjà 10 ans de plus. Et il me semble que je ne suis pas vieux. En même temps, je réalise que le compte à rebours est commencé et qu'il me reste très peu de temps pour faire tout ce que je veux faire.

Imaginez que, par un drôle de hasard, le téléphone cellulaire a aussi 30 ans. Il date de 1985. À cette époque, son coût d'utilisation annuel était de 10 000$. Cliquez sur le Cellulaire a 30 ans pour plus de détails.

Je n'ai jamais tellement aimé ce petit bidule qu'on appelle téléphone. Je ne suis pas du genre à posséder un téléphone cellulaire. Je n'aime pas être rejoint n'importe quand, n'importe où, par n'importe qui. Je suis scandalisé quand je vois quelqu'un au restaurant parler au cellulaire au lieu d'être totalement disponible à sa copine, ses enfants, ses amis.

Je n'ai donc jamais offert de téléphone en cadeau, sauf une fois. Et ce n'était pas un cellulaire. Je n'aurais jamais eu les moyens. C'était tout de même un téléphone sans fil, la grande nouveauté de l'heure. Et vous verrez que ça ne m'a pas porté chance.

Printemps 1985

 Mon père me téléphone de Thurso, près de Montebello. C'est là qu'il habitait. Il pleurait. Il m'a dit qu'il venaitt d'apprendre qu'il avait un cancer incurable. Il venait de sortir de l'hôpital Notre-Dame à Montréal. Sur le coup, je ne l'ai pas cru. Je croyais qu'il s'ennuyait et qu'il avait le goût de nous voir, Laure, les enfants et moi. Les obligations familiales et professionnelles rendaient le défi très difficile, compte tenu de la distance.

Il a fallu deux mois avant que j'apprenne,<i> par téléphone </i>, que c'était vraiment sérieux. J'ai su que mon père avait vraiment été hospitalisé et qu'il était atteint d'un cancer incurable. Sans perdre un instant, je l'ai appelé. Je l'ai assuré que je serais là le lendemain. J'ai pris congé.



La dame qui en prenait soin m'a guidé jusqu'à sa chambre de la maison de Thurso qu'il habitait. Mon père qui d'habitude avait toujours un beau teint, était pâle et visiblement affaibli. À ma vue, son visage s'est épanoui. Il s'est assis dans son lit. Il s'est allumé une cigarette, en s'excusant de le faire. C'est un cancer du poumon qui l'avais terrassé.
En peu de temps, il est entré dans le vif du sujet: sa situation, son moral. .

Il a jasé pendant des heures. Il a fait le tour de toute sa vie, ses peines, ses rendez-vous manqués, ses regrêts. Il m'a parlé de ses parents, ses frères, ses soeurs, en les nommant. Il a parlé de ma mère, ses enfants, ses relations avec nous. J'étais devenu comme son confesseur.

Mon père et ma mère 1967
Mon père m'a parlé de sa décision de ne pas se faire traiter.  Il voulait qu'on garde un bon souvenir de lui, ne pas laisser le souvenir de quelqu'un qui a perdu ses esprits après de longs traitements et assommé de médicaments. Et il ne voulait pas étirer son agonie dans la souffrance. C'est fou à dire, mais je le regardais avec admiration. Je le trouvais  beau et digne.

La lumière du jour pâlissait. Nous avions parlé pendant des heures. J'ai dit à mon père qu'il devait se reposer un peu. Je suis descendu dans le salon. À ma grande surprise, il m'a suivi dans l'escalier. Il a allumé la télévision, changé de poste. Il m'a raconté des histoires et ri de bon coeur. De toute évidence, il venait de croiser le bonheur. C'est ainsi que je l'ai laissé.

Environ 3 jours plus tard, c'était le 22 mai 1985: la fête de Laure. Je lui avais acheté un téléphone sans fil environ un mois auparavant. Il était prêt à l'emploi dans une boîte de cadeau. Aussitôt après avoir mis la pile en place, le téléphone sonna.

Le téléphone était pour moi. C'était un appel de l'Hôpital de Lachute. On m'annonçait que mon père venait de décéder. Le hasard nous a secoué. Ce téléphone n'a jamais plus sonné pour nous. Nous l'avons jeté.

La vie est pleine de mystères. On ne croit la plupart du temps que ce que l'on voit et comprend.  Et pourtant, il est évident qu'il y a plein de phénomènes qui nous dépassent, des phénomènes qu'on ne peut expliquer. Il y en a dont on ne veut pas parler pour ne pas passer pour fou.

Le livre La source noire en raconte beaucoup. Il parle, entre autre, de ces gens qui semblent attendre pour mourir d'avoir réglé quelque chose ou vu quelqu'un avec qui il reste des choses à régler. On aurait dit que c'était le cas pour mon père. Il a perdu connaissance peu de temps après mon départ. Il n'a jamais pris conscience par la suite.

Autre phénomène totalement inexplicable: une bible ouverte. En venant visiter ma mère, nous avons trouvé sa bible ouverte dans la salle à dîner. Elle était ouverte à la page où se trouvait le texte lu pendant l'évangile lors des funérailles de mon père. Pourtant ma mère n'y était pas. Ma soeur Micheline, présente aux funérailles, a pu vérifier le mystérieux phénomène. C'est peut-être un hasard, mais vous admettrez comme moi que c'est pour le moins intriguant.

Sur un ton plus léger, je me porte bien pour le moment. Je me compte même très chanceux. Je viens de terminer mon jardin. J'ai travaillé fort. Je dois tout de même admettre que je sens le poids des années se faire sentir. En fait, j'ai un sérieux mal de reins. Faudrait peut-être que je consulte un médecin.



Carricature La Presse 28 juin 2015

- Les pilules bleues, c'est pour vos reins, les rouges, c'est pour votre coeur
- Je n'ai pas de problème au coeur!
- Quand vous verrez le prix des pilules bleues, vous en aurez un!

dimanche 21 juin 2015

Mon père

Aujourd'hui, c'est la fête des pères et je ressens beaucoup d'émotions.
Être père, ce n'est pas rien.

Dans plusieurs familles, on se réunit aujourd'hui pour témoigner son amour et son admiration pour son père. On prend un bon repas et on met le focus sur l'image du père, son importance, l'amour, la fierté et l'attachement qu'il inspire. Mais ce n'est  pas toujours ainsi, hélas. Parfois, c'est l'occasion de réaliser que son père a quitté la maison ou qu'il a quitté ce monde.

Mon père et moi - 1967
Je n'ai pas connu beaucoup mon père. Je n'étais pas toujours à l'aise avec lui. Mais je l'aimais profondément et je le sentais attaché. Mon père est un homme qui a beaucoup souffert. J'ai eu une relation tout à fait privilégiée avec lui, en particulier la dernière fois que je l'ai vu. J'avais passé toute une journée avec lui deux ou trois jours avant sa mort. J'étais loin de me douter que sa fin était aussi proche. Il m'a dit des phrases qu'on ne peut oublier. Il a trouvé le moyen de rire à plusieurs reprises. Il m'a parlé beaucoup de ma mère, la personne qu'il avait aimé le plus au monde, selon ses dires. Il souhaitait probablement que je lui fasse le message.

Il m'a dit, entre autre, qu'il envisageait sereinement la mort. Il avait ajouté: Je suis sûir que Dieu existe. Ça ne se peut pas avoir souffert autant pour rien dans cette vie. Il me semble que ça doit servir à quelque chose! J'ai manqué ma vie, mais je ne veux  pas manquer ma mort.


Nicole (à droite)
Son dernier Noël - 1956
Quand mon père etait revenu à la maison en 1965, après 9 ans d'absence totale, ma soeur Nicole était décédée depuis déjà 8 ans.
Je ne sais pas s'il connaissait la nouvelle avant de revenir. Depuis qu'on avait perdu sa trace, on ne savait même pas s'il était toujours vivant. Je le cherchais. J'avais déjà écrit à certains de ses amis d'enfance que je ne connaissais pas pour leur demander s'ils avaient de ses nouvelles et pouvaient m'en donner.

Je me souviens bien de la dernière fois que j'avais vu mon père. Nous étions pensionnaires à l'Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe. La vraie maison où nous avons grandi, c'est là.

Dans la section de droite au sous-sol, c'est là que j'étais pensionnaire avec Yves. Juste au dessus, c'était l'étage des filles. C'est la que Nicole et Micheline étaient pensionnaires. L'entrée, vis à vis le clocher, c'était celle du parloir. C'est là qu'on pouvait avoir de la visite le dimanche lorsqu'il n'y avait pas de sortie.

Hôtel-Dieu Saint-Hyacinthe
C'est donc par là que s'était présenté mon père, seul, étant séparé de ma mère. Je me souviens très bien que papa avait tenu Nicole dans ses bras pendant tout le temps de la visite. Il pleurait comme un enfant. Nicole était remarquable. Elle ne passait jamais inaperçue. Et mon père l'aimait tellement!
Le plus tragique, c'est que ce fut la dernière fois que mon père a pu voir Nicole.

J'étais ému et je le voyais sous un côté humain qui me laissait croire ou du moins espérer qu'il revienne un jour avec ma mère. Malgré ses divergences conjugales, ma mère n'a jamais parlé en mal de notre père. Mais lorsqu'elle parlait de lui, elle y faisait toujours allusion ainsi: Celui que vous connaissez...



Selon mes souvenirs, c'est la dernière fois que je l'ai vu avant qu'il ne réapparaisse de façon aussi soudaine que mystérieuse. Il disait avoir habité le Grand Nord, la terre de Baffin. Il disait avoir été cuisinier dans l'armée, avoir connu des saisons avec 6 mois de soleil et 6 mois de nuit. C'est ce qu'il disait.

Nous ne savions pas si c'était vrai.
Mon père disait-il la vérité lorsqu'il parlait de ses aventures dans le Grand Nord? Mais oui, c'était vrai. Nous en avons eu la preuve. J'ai retrouvé des photos de lui dans le grand nord après son décès.

Peu importe la situation, je pense que notre père a toujours une image importante pour nous. C'est dans la nature de l'être humain d'y être attaché et d'y trouver des sources d'inspirations, peu importe l'expérience que nous avons eue avec lui. Quand mon père est décédé, j'ai eu une peine qui je n'aurais jamais pu imaginer. C'est dommage que ce soit toujours à cet instant que l'on réalise l'importance de celui qui vient de partir.

Mais si on ne peut réécrire l'histoire, on peut penser que l'inverse de cette réalité est à notre portée.
Je ne peux rien faire pour ma relation avec mon père puisqu'il est parti. Mais j'ai à coeur de donner le meilleur de moi-même pour que mon souvernir soit inspirant et réconfortant lorsque je serai parti à mon tour. La vie est une roue qui tourne et se prolonge d'elle même de façon mystérieuse.

Bonne fête des pères à tous!