samedi 11 octobre 2008

Détour au dessus de l'océan Atlantique

J'aurai voulu organiser une rencontre avec lui, je n'aurais jamais pu y arriver. D'ailleurs mon agenda ce jour là avait été planifié,organisé, réglé au quart de tours plusieurs semaines à l'avance.

Un autobus devait nous conduire dans un musée de Québec sur l'histoire retraçant le sort réservé aux malades mentaux au Québec depuis le début de la colonie. Il s'agissait d'un colloque international se tenant à Québec. Le 400è anniversaire de Québec avait favorisé ce choix.

Mais le hasard en a décidé autrement. L'autobus n'est jamais venu. Je suis revenu à l'intérieur du Château du Mont-Ste-Anne. C'est alors que j'aperçois le Commandant Robert Piché assis seul dans le Lobby de l'hôtel. À côté de lui, il y a un fauteuil vide. Le commandant parle au cellulaire. Je le regarde. Aussitôt qu'il referme son cellulaire, je fonce en sa direction, lui donne la main et prend place dans le fauteuil qui n'attendait que moi.

Imaginez, j'attendais un conducteur d'autobus et voilà que je me retrouve aux côté d'un pilote d'avion. Je suis seul avec lui pendant au moins 1/2 heure, peut-être 3/4 heure. Le fait dêtre seul me donne une chance impensable autrement: une conversation vraie, riche, profonde centrée sur le vécu du commandant et du mien. J'en ai eu des frissons.

Photo Pierre Maestre
Et vous savez de quoi nous avons parlé? Du sens de la vie, de la mort, de la sensation de mort éminente, de synchronicité. Et la plupartde ces thèmes, ce n'est pas moi qui les ai abordés le premier.

Le commandant est un homme chaleureux, extrêmement humain, cultivé. Mes histoires semblaient l'intéresser autant que les siennes m'intéressaient. Il m'a donné la chance de rattacher mes expériences les plus fortes aux siennes, faire un pas de géant dans mon cheminement personnel. Et dire que j'attendais l'autobus.

Il parle avec enthousiasme de ce que la vie lui a appris de plus précieux, comment des événements tragiques lui sont apparus comme miraculeux, comment arès coup il réalise que ces événements ont influençé le cours des choses pour le reste de sa vie. La liberté est pour lui le bien le plus précieux que nous possédons, il l'a compris, condamné à 10 ans de prison. Il a raconté comment cette liberté pouvait permettre à l'homme d'avoir une foi inébranlable en l'avenir si on est déterminé à s'en servir des les situations les plus désespérées.

Imaginez, je lui ai aussi parlé de mon blogue, de vous, de certaines réflexions que vous êtes venus partager avec moi.

Quand je l'ai quitté, j'ai dit que ma rencontre avait été aussi magique que providentielle. Je pourrais écrire un livre complet sur cette rencontre, les leçons de vie que j'en ai tirées. En lui donnant la main, j'ai dit souhaiter avoir la chance de le rencontrer à nouveau. Il ma fait un clin d'oeil et il a ajouté: "Je suis sûr qu'on se reverra. J'en suis sur".

Et dire que tout ça est arrivé parce qu'un autobus ne s'est pas présenté là où il devait être, selon mon agenda.

Si vous n'avez pas les moyens de vous payer un billet d'avion, voyez ce que vous pouvez obtenir avec vos Air-Miles.

dimanche 5 octobre 2008

Foi en Dieu: effet placebo ?

Est-ce que la foi en Dieu peut vraiment soulager la douleur ? Par Jonathan,28 Septembre 2008
Cliquer sur l'image pour reportage intégral, en anglais.

Pendant des siècles, les croyants ont enduré des souffrances avec courage impressionnant. Maintenant, les scientifiques affirment avoir découvert que la foi en Dieu peut vraiment soulager la douleur. De nouveaux travaux de recherche à l'Université d'Oxford tendent à démontrer que les martyrs chrétiens ont été en mesure de tirer parti de leur religion afin de réduire l'agonie, par exemple, d'être brûlé sur le bûcher.

Dans une étrange expérience, d'universitaires à l'Oxford Center pour la science de l'esprit "torturé '12 catholiques romains et 12 athées à l'électricité comme ils ont étudié une peinture de la Vierge Marie. Et, en utilisant la plus récente du technique de balayage du cerveau, ils ont également découvert que les catholiques ont été en mesure d'activer une partie du cerveau associée à la conditionnalité de l'expérience de la douleur .

Le texte rapporté ici est une traduction faite en bonne partir par un logiciel de traduction. Je ne porte aucune critique. À la fin de l'article un lecteur a laissé le commentaire suivant: l'image d'un pot de cornichons aurait eu le même effet. Là encore, je ne porte pas de jugement. Mais un chose est certaine. Il y a des moments dans la vie, où on sent le besoin de croire. Ça aide d'avoir des croyances.

La véritable question est semblable à la question de la poule et de l'oeuf. Est-ce qu'on croit parce qu'on a besoin de croire, à défaut de mieux. Ou est-ce que le besoin de croire a été volontairement inscrit dans la nature de l'homme par son créateur?
Ce n'est pas le chant du coq qui fait lever le soleil.

Celui qui trouverait la bonne réponse et pourrait la démontrer serait riche. Je crois que ce sont des questions fondamentales qu'on va toujours se poser. Personnellement, quand j'ai un creu, une grande inquiétude, de la tristesse, je me plais à croire que Dieu existe. Et l'Ave Maria a toujours eu sur moi l'effet d'un calmant. Et j'aime croire que l'effet n'est pas simplement dû au hasard. J'aimerais en être sûr. Mais ça demeure du domaine du mystère, de l'inconnu. Je cherche. Tant que l'on cherche, on laisse allumée la flamme de l'espoir, si petite soit-elle.

Ce vidéo est très riche en belles émotions:

samedi 4 octobre 2008

Télépathie ou hasard?


J'imagine que vous connaissez ce phénomène:

Vous pensez à quelqu'un et dans la minute qui suit le téléphone sonne. Ça m'est arrivé souvent de dire à quelqu'un: J'ai pensé que c'était toi qui m'appelais parce que je pensais justement à toi.

J'ai eu plusieurs expériences de télépathie, notamment avec ma charmante soeur Micheline dont je vous ai parlé dans le billet précédent.

Un matin, alors que j'habitais à la maison avec ma mère, mes frères et soeurs, je me suis levé, comme en sursaut. J'ai dit à Micheline:
Tu m'as demandé si je pouvais aller te reconduire à l'hôpital tout de suite? Elle m'a regardé avec de grands yeux, étonnée. Puis elle m'a dit: "Non, jy 'ai juste pensé. Je n'ai rien dit et tu viens de dire exactement mot à mot ce que j'ai pensé dans ma tête."

Micheline me disait la semaine dernière que la même chose venait de se reproduire avec une de ses amies. Elle a pensé mot à mot ce que son amie venait de penser.

Il y a quelques mois, un ami était venu m'aider dans des travaux de rénovations. La radio était allumée. Je sais qu'il n'aime pas écouter la radio quand il travaille. Alors, je lui ai dit. O.K., je vais fermer la radio et je vais chanter. Il m'a prié de ne pas le faire. Il avait déjà travaillé ailleurs avec quelqu'un qui chantait toujours la même chanson. Cette chanson ne lui partait plus de la tête. Alors, pour rire, j'ai commencé à chanter: It's now or never, une chason d'Elvis Presley, mort depuis longtemps. L'ami en question resta abasourdi. C'était justement la chanson à laquelle il venait de faire allusion.

Des histoires de ce genre, j'en connais des tonnes. Vous devez en connaître vous aussi.

Je vais vous faire une confidence. J'avais failli vous parler du phénomène à un certain moment donné. J'en avais même glissé un mot dans un billet et je l'ai effacé. Je me suis dit: "On va mettre en doute mon équilibre mental." J'ai été relancé dernièrement par quelqu'un de mes connaissances très incrédule en la matière. Il faut se prendre de bonne heure pour lui parler de ce type de phénomènes sans avoir à affronter un regard qui en dit long sur le fond de sa pensée.


Cette personne, c'est mon frère Yves. Il m'écrivait cette semaine:

Suite à ma visite sur ton blogue je te conseille vivement le livre suivant écrit par une psychologue titulaire d'un doctorat en psychologie, qui rapporte des recherches sérieuses sur la télépathie. Je l'ai lu et c'est passionnant. Pour elle "La télépathie n'est plus à démontrer : elle est un fait !"Fecteau, Danielle (2005). Télépathie. Montréal : Les Éditions de L'homme


Voilà un domaine qui commence maintenant à être démontré de façon assez concluante. Un appareil existe même pour contrôler un téléphone par la pensée. C'est à la fois passionnant et inquiétant comme phénomène.



Il y a aussi présentement des recherches qui tentent à démontrer que des expériences de télépathie impliquant un humain et un animal par exemple.

Si toutes ces histoires sont vraies. Si toutes ces recherches sont sérieuses, si la pensée peut se transmettre par télépathie, alors il n'y a qu'un pas à faire pour qu'une pensée passe d'une personne à l'autre dans un rêve.

Il n'y a plus qu'un pas pour expliquer le fait qu'on puisse rêver à quelque chose de réel qu'on ne connaissait pas.


Le lien suivant est impressionnant. Il montre un lien étrange qui s'est crée entre deux scientifiques et une lionne qu'ils ont élevée avant de la retourner à la brousse. Cliquez sur ce lien:

Voir la finale du film Vivre Libre (Born Free) Fait vécu

vendredi 3 octobre 2008

Le hasard à toutes les sauces

J'utilise le mot "hasard" à toutes les sauces.
Pour être plus précis, il faudrait que j'utilise le mot le plus approprié dans la liste suivante:

accident, aléa, aubaine, chance, circonstance, coïncidence, concours de circonstances, conjoncture, contingence, coup,coup de chance, coup de dés,coup de pot, coup du sort, destin, destinée, déveine, étoile, événement, fatalité, fortune, impondérables, imprévu, incertitude, malchance, manque de pot, occasion, occurrence, tribulation, veine.

Vous vous imaginez toute la réflexion que je devrais faire pour trouver le terme le plus juste. Alors, la plupart du temps, je choisis un mot de la liste au hasard.

Une coïncidence a voulu que Jipé Dalpé et Caracol lancent leur nouvel album en même temps, les deux mêmes jours consécutifs. Sur un feuillet de sa pochette, Caracol avait prévu une photo où la mariée se retrouve seule dans l'église, le marié ne s'étant pas présenté. Un impondérable a fait en sorte que ceux qui devaient représenter les parents du marié (qui ne s'est pas présenté) ne se présentent pas pour la séance de photo. À tout hasard, on a fait appel à Laure et moi. Nous sommes sur une des photos du feuillet. Et voici une photo souvenir de l'occasion. Je suis à gauche, avec le grand chapeau noir. Il s'agit ici d'une simple photo souvenir, publiée nulle part.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir


J'ai déjà montré la photo en question sur mon blogue. J'avais ajouté à la blague: "On ne sait jamais, la photo va peut-être m'ouvrir un carrière en cinéma". La veine que j'ai ne va pas jusque là. Il y a des limites à ce que notre destinée peut nous permettre.

Mais ce matin, Laure et moi nous avons reçu un mot gentil de Caracol. Elle nous invite à faire partie de son vidéo clip, costumés comme sur la photo, pour sa chanson Le Mépris.

Quand je dis qu'on ne sait jamais ce qui peut nous arriver. Le contraire est aussi vrai. On imagine parfois que quelque chose va nous arriver alors que les probabilités sont presque nulles. Une psychologue m'a déjà raconté qu'elle avait eu un cliente en thérapie. Elle était tellement sure qu'elle allait gagner 1 million à la loterie que son entourage l'avait convaincue de se faire traiter. Elle a gagné 1 million pendant qu'elle était en traitement. Ça complique l'intervention d'un psy, ça!

Quand j'étais au collège à St-Hyacinthe, tous les étudiants étaient invités à se rendre à l'aréna pour écouter un discours du Gouverneur Général du Canada. On nous avait dit que Radio-Canada serait sur place. Imaginez, nous aurions les caméras de Radio-Canada braquées sur nous.

Ma soeur Micheline prenait ça très au sérieux. Elle voulait être belle, bien maquillée. Alors je me suis permis de rire. Les chances qu'elle passe à la télé étaient presque nulles. L'aréna devait contenir 10 000 personnes. Et si par hasard, on voyait Mimi, ce serait dans une foule où personne ne la remarquerait. Or, le soir au téléjournal, on a vu Mimi en gros plan suffisamment longtemps pour bien la voir.

Pour rire:

J'ai laissé un sondage à droite. Il consiste à choisir dans la liste votre dessert préféré. Ce test élaboré par un(e) psychologue. Il permet de définir votre personnalité. Retenez donc le choix que vous avez fait. Je donnerai l'analyse psychologique des réponses obtenues.

mercredi 1 octobre 2008

Retard au travail Prise2

Mieux vaut passer sa vie incompris que de passer sa vie à s'expliquer


Le hasard fait parfois bien les choses

Il sait parfois transformer un drame en bénédiction du Ciel. Un exemple: vous retrouvez votre auto passablement abimée en vous levant le matin. On voit qu'elle a subi tout un choc. Et vous vous dites: "Merveilleux, c'est ce que ça me prenait!". Réaction folle? Tout dépend des circonstances. Il n'y a pas de malheur en soi quand il tombe au bon moment.


Voici le contexte.


Laure et moi, nous filions le grand amour. C'était le début, c'était le printemps. Les oiseaux chantaient de bonheur le matin. Et nous avions trop bien dormis. Au réveil, nous avons constaté avec effroi que nous avions passé tout droit, et pas juste un peu. Laure était enseignante. Elle enseignait le latin, le français et l'histoire dans un collège classique tenu par des religieuses.

Comment une fille qui enseigne le latin chez des religieuses à de jeunes étudiantes bien sages pouvait-elle justifier son retard dans des circonstances aussi spéciales.??? Parler du chum, du printemps, des petits oiseaux? Ça n'aurait pas bien passé. Alors, dans les circonstances, l'auto très abimée, c'était comme une situation miraculeuse. Et j'avais vite retracé la cause: un autobus qui avait reculé sur mon auto à partir du parc de stationnement de l'autre côté de la rue.

En arrivant dans l'entrée du Collège, je suis descendu avec Laure, montrer mon auto comme pièce à conviction. C'est avec une grande émotion que les religieuses ont accueilli l'explication. Les religieuses se confondaient en paroles réconfortantes disant que nous étions bien chanceux de ne pas avoir été blesssés.

La morale de cette histoire.

Soyez toujours prévoyant. Achetez-vous une auto accidentée. Laissez-là dans la cour. Ça pourra vous servir si un jour vous êtes très en retard pour entrer au bureau.

lundi 29 septembre 2008

Mon Dieu! Je suis en retard.

Un jour ou l'autre, tout le monde se trouve par hasard en retard au travail ou à l'école.
Le plus difficile, c'est de trouver une bonne raison. Une raison crédible.



Les meilleures raisons:

Mon cadran n'a pas sonné
J'ai passé tout droit
Mon auto ne partait pas

J'ai dû passer chez le dentiste



J'ai dû m'occuper de mon bébé toute la nuit

Je suis resté pris dans un banc de neige

  • Je n'ai pas dormi de la nuit

  • Ma gardienne était en retard.

  • Le réservoir a eau chaude s'est vidé dans le sous-sol

  • J'ai dû courir pour attraper mon chien dans la rue.

  • J'ai été acheté un paquet de cigarettes à ma tante Jacqueline.


Explication du genre "J'ai vu un voleur entrer par la fenêtre du voisin d'en face. J'ai passé par la fenêtre à mon tour et j'ai dit: "Voleur, tu n'as pas d'affaire ici". Le voleur n'a pas eu peur. Je lui ai dit: "Je vais appeler la police".

Le voleur avait un bâton de baseball. Je lui ai dit qu'il n'avait pas le droit de me frapper avec un baton de baseball. Il m'a dit qu'il avait le droit puisqu'il était mineur. Je lui ai demandé de me montrer sa carte d'assurance-maladie. Pour le reste, je ne me souviens plus de rien".

Je vous donne l'occasion de m'en trouver d'autres.
Après, je vous raconne la meilleure que j'ai trouvée.

dimanche 28 septembre 2008

Choisir sa carrière

Il y a des gens qui ont vite décidé ce qu'ils désiraient faire dans la vie et ils l'ont fait. Moi, c'est le hasard qui a presque tout décidé. Je me plais à penser que c'était pour le mieux. C'est probablement mon ange gardien qui truquait tout.

Lorsque j'ai fait mes études secondaires et collégiales, on n'avait pas 56 options. On avait 2 choix: cours de formation générale ou scientifique. J'ai pris la 2è option. Je n'ai fait aucun cours de sciences humaines: pas de psychologie, de sociologie, d'anthropologie, de sexologie, rien de ça. Il m'a fallu tout apprendre tout seul.


Ce qui m'intéressait, c'étaient les carrières scientifiques: la chimie, la biologie, les grosses maths comme on disait, etc. J'ai eu un plaisir fou à étudier toutes ces matières. Heureusement! J'ai travaillé en sciences humaines et en administration toute ma vie. Toutes ces matières me passionnaient. Prenez, par exemple, les mathématiques. Dites-moi, y a-t-il quelque chose de plus excitant sur la terre que les mathématiques?

C'était en 1963. Nous avions eu un examen d'algèbre assez difficile. Presque toute la classe a échoué. Mais pas moi. Chanceux ? Pas vraiment. Compte tenu de la situation tout le monde a dû reprendre l'examen. Même moi. Presque tout le monde a réussi le nouvel examen, sauf moi. Malchanceux ? Non plus.

Peu de temps après, le 2 février 1963, le séminaire de St-Hyacinthe a passé au feu. Toute la partie centrale a été rasée par les flammes. C'est là que se trouvaient les relevés de notes. Le feu a tout brûlé! Tout! Plus personne n'avait de notes. Nous avons eu un mois de congé pour pleurer. Pauvre petite échec de maths toute brûlée, toute seule, incognito.



C'est ainsi que j'ai pu terminer mes études sans échec. J'en ai parlé à personne. Un fou! Vous auriez vu ça lors de mon entrevue d'admission à l'Université dire que j'avais déjà eu un échec, mais qu'il avait passé au feu.
Merci!

Jipé Dalpé est en 8è position à la satation radiophonique CKOY.
Merci à tous ceux qui ont voté pour lui.

samedi 27 septembre 2008

Protéger son image

Dans la vie, un mot, un geste, une parole au hasard, sans trop réfléchir, peuvent influencer toute l'image qu'on se fait de nous. Le petit détail agaçant va nous suivre partout.
La seule façon de l'éviter, c'est marcher dans la ligne ou le long des murs. L'autre option: être conscient du risque, l'accepter et vivre avec. C'est mon choix.

Où j'ai un problème cependant, c'est au plan politique. Le candidat à une élection de quelque niveau que ce soit doit constamment surveiller son image. Il doit remettre son sort entre les mains d'un faiseur d'images. Rien ne doit être laissé au hasard. Le moindre détail peut tout faire chavirer et pour longtemps. La moindre erreur, la même phrase, le même geste qui se prête à la carricature va être mitraillé à l'infini sur nos écrans.

Même une parole logique, fondamentalement vraie, sera déformée pour rendre son auteur ridicule, dangeureux. Etc.

Une des conséquences: ne plus savoir ce que sont et pensent ceux qu'on doit choisir pour nous représenter. Personnellement, pour la première fois de ma vie, je ne sais plus à qui donner mon vote. Je ne sais plus à quel sein me vouer. Vous le savez vous?

Dans La Tribune d'aujourd'hui, on reprend une carricature qui a poursuivi Gille Duceppe depuis 3 élections. Il avait porté un bonnet pour visiter une usine d'alimentation. Il faut dire que l'image est drôle.