mercredi 10 septembre 2008

Sexe, et pire au hasard


Comme disait Confucius (philosophe chinois de l'antiquité), ce n'est pas en naviguant au hasard sur Internet, qu'on peut trouve le bonheur.

On peut trouver de tout sur Internet, même des sites de sexe. Je vous le jure, je l'ai vécu. Si vous ne me croyez pas, chercher Sexe sur Google. Vous allez resté surpris. C'est effrayant! Essayer même le mot infirmière en choisissant l'option IMAGE. Vous allez rester estomaqués.

J'ai déjà travaillé à l'hôpital, j'en ai vu des infirmières, j'ai déjà visité des malades. J'ai déjà été moi-même hospitalisé. Et je vous jure tout ce qu'on vous montre sur Google, c'est une déformation de la réalité. Trop beau pour être vrai! :-)) Mais l'imaginaire fait souvent le pont entre le rêve et la réalité.
Je suis stupéfais de voir tout ce qu'un jeune peut voir sur internet, la porte fermée. Quand nous étions plus jeunes, il n'y avait pas d'internet. On récitait le chapelet en famille, à genoux sous l'égide du Cardinal Léger. On écoutait l'émission du Père Ambroise à la télé. Le midi, c'était l'émission du Père Marce-Marie Desmarais L'essentiel, c'est le ciel. Les temps ont bien changé. Doux Jésus!

Bien sûr, on ne faisait pas que ça. On jouait aux docteur et aux gardes-malade. Ça c'était mon jeu préféré, plus instructif. Ma mère nous avait déjà surpris en plein jeu de rôle. Elle nous que ce jeu là, c'était laid. Je n'ai pas osé lui dire mais j'étais d'opinion contraire. Ici, les sceptiques ne peuvent pas être confondus. Ce serai risqué de donner des noms.


La première fois que j'ai été hospitalisé, je crois que je devais avoir 6 ans. Je devais être opéré pour les amygdales. Un bien grand mot pour un enfant de 6 ans. L'infirmière qui est venu m'installer dans mon lit d'hôpital m'a demandé pourquoi j'étais hospitalisé. Je lui ai répondu: Je vais être opéré pour les garde-malades. L'infirmière a tellement ri que je m'en souviens encore.

Si vous laisser vos enfants naviguer au hasard sur Internet, ils peuvent tomber sur n'import quoi

  • Des photos de personnages épeurants, capables de perturber leurs rêves, même leur donner des cauchemards.
  • Des recettes pour fabriques de bombes capables d'envoyer votre chat sur le toit de la maison et redescendre par la cheminée
  • Des sites avec des vidéocam commettant des indiscrétions dignes de Loft Story ou Occupation double. Vous pourriez même y voir vos propres enfants comme dans le film Ma fille mon ange



  • On peut vouloir vous voler votre argent en vous faisant tomber dans un guet-apent diapolique
  • On peut vouloir vous voler votre identité et pire encore. Il parait même que Harper a voler l'identidé de Bush sans qu'il s'en aperçoive.

Conclusion:
Ne naviguez pas sur Internet au hasard. Planifiez vos visites sur des blogues fiables, et de bonne qualité.
Mettez mon blogue dans vos favoris et évitez les autres blogues. Du moins pour l'instant.

Dans mon prochain billet, je vous parlerai des blogues que je vous recommande. Par exemple ceux que j'ai comme favoris à droite. Je vous dirai pourquoi je les ai choisis. D'ici là ne prenez pas de chance. Fuyez les zones grises.

Photo Pierre Maestre.

samedi 6 septembre 2008

L'absence remarquée

Ce billet fait suite au précédent.
Pour en faciliter la compréhension, je me permets de reproduire le dernier paragraphe du dernier billet

On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui
Pierre Desproges



Un jour, Daniel m'a appelé de sa chambre d'hôpital où il venait d'être admis d'urgence. Je me suis empressé de m'y rendre. On m'a expliqué qu'il était dans une section isolée et que je devais porter un masque pour aller le voir. Tabarouette! Que je me suis dit. Ça doit être grâve.

Pour moi tout ce décor était surréaliste. J'ai entamé la conversation, comme on le fait toujours en demandant à Daniel: Comment ça va ? Et, selon ce que veut l'usage, il m'a répondu: Ça va bien. Et à le voir, rien ne laissait croire que ce n'était pas le cas.

Daniel m'a expliqué le contexte qui l'avait amené à l'urgence et son passage rapide en isolation. Il m'en parlait de façon tellement décontractée que je n'ai pu m'empêcher de rire en imaginant la peur qu'il avait dû ressentir. Nous avons ri de bon coeur, parlant de choses et d'autres. Et je suis reparti de bonne humeur en lui promettant de revenir.

Deux ou trois jours plus tard, j'apprenais son décès. Je prenais toute la mesure du fait que la vie ne tient qu'à un fil. J'étais bouleversé et me sentait incapable de me rendre le voir au Salon funéraire. Il venait de la Gaspésie. Je ne pouvais rien lui apporter en lui rendant visite au Salon funéraire. Et de toute façon, je trouvais que c'était une coutume barbare que d'exposer un corps après le décès. Je trouvais même que c'était de l'indécence.

Le lundi, en revenant au travail, on m'a appris que toute la fin de semaine, la copine de Daniel avait demandé, au Salon, si j'allais venir faire une visite. Aux funérailles, elle a demandé à mes collègues de travail comment il se faisait que je n'était pas venu voir Daniel avant son dernier repos.

Cet incident a transformé à jamais ma façon de voir et d'agir lors d'un décès. Depuis ce temps, je me fais toujours un devoir d'être présent lors d'événements tragiques. Je sais qu'une présence dans ces occasions n'a pas de prix.




La Bohème
Ça ne veut plus rien dire du tout.

jeudi 4 septembre 2008

La bohème


La bohème, la bohème
Ça voulait dire on est heureux...


Cette chanson de Charles Aznavour, Jean-Philippe (Jipé Dalpé) l'a tellement chanté, qu'elle est devenue pour moi comme une chanson fétiche.

Le lien suivant donne les paroles et permet de les entendre par son auteur

On ignore parfois toute l'importance que l'on peut représenter pour des personnes de son entrourage. Une rencontre éphémère, un inconnu qui se trouve sur notre parcours de façon passagère, tout ça peut nous marquer longtemps. Il peut nous manquer alors que peu de temps auparavant nous ne nous doutions même pas de son existence.

Mais le plus étonnnant, c'est l'importance que nous pouvons représenter pour des personnes presque inconnues. J'ai pris du temps à le réaliser et j'en ai été chagriné. Je ne me serais jamais douté à quel point j'étais important pour une demoiselle que je n'avais rencontrée qu'une seule fois dans un party. Elle était belle, sympatique. C'était la copine d'un ami que je connaissais depuis peu: Daniel J.

C'était dans les année 70. Daniel J avait été engagé comme animateur occasionnel pour donner de la formation à tous les agents d'aide sociale du Ministère. J'en étais un. Il habitait la Gaspésie. Son contrat l'amenait à faire le tour des régions du Québec.


Ce bonhomme, dans la trentaine avait tout le physique du peace and love. Bien pris, d'un bon poids, il portait une bonne grosse barbe à la mode de l'époque. Il bégayait, sacrait, ce qui lui allait à merveille et le rendait sympathique.

Je me souviens encore d'un exemple qu'il nous avait donné pour parler des différentes perceptions qu'on peut avoir d'une même réalité:

Après une attaque dans une région du Moyen-Orient, on a retrouvé 40 veuves abandonnées dans un champs.

Un émir les voit et se dit: "Elles sont bien jolies. C'est le temps d'en choisier po-pour regarnir mon harem".

Un travailleur humanitaire les voit et se dit : "Quelle tristesse! Il faut tout de suite faire quelque cho-chose po-pour les aider. Il faut leur trouver un gîte, de la nourriture, même faire appel à de l'aide internationale s'il le faut".

Le pape les voit dans le journal et se dit: "Ta-tabarnak, faut faut faire quelque chose po-pour les con-convertir à la foi chrétienne et peut-être en faire des religieuses

Cet animateur social, tout le monde l'adorait du premier coup. Il était si drôle et si sympatique. Je l'avais vu la première fois dans une formation à Trois-Rivières. Puis, il a été engagé pour quelques mois d'animation en Estrie. C'est là que je travaillais. Instantanément, il est devenu un grand ami. Je le recevais périodiquement à la maison.


Un jour, Daniel m'a dit qu'il faisait du nudisme. Il avait vraiment tout du peace and love. Personnellement, j'étais plutôt pudique de nature. Je lui ai demandé s'il était vrai qu'il fallait tout enlever, vraiment tout tout. Il a confirmé. J'ai ajouté: "Enlever tout tout, sans exception ?" Oui a-t-il confirmé. Alors j'ai dit que je trouvais ça bien dommage parce que j'aurais voulu garder mes lunettes.


Un peu plus tard, Daniel m'a appelé de sa chambre d'hôpital où il venait d'être admis d'urgence. Je me suis empressé de m'y rendre. On m'a expliqué qu'il était dans une section isolée et que je devais porter un masque pour aller le voir. Tabarouette! Que je me suis dit. Ça doit être grâve.



La suite fera l'objet de mon prochain billet.

mercredi 3 septembre 2008

L'arbre aux parfums et l'Azur

Caracol

Aujourd'hui, par hasard, sur la page d'accueil de Sympatico, un lien nous renvoit au lancement de Caracol. On peut voir ceci:





Voilà une dernière fois la fameuse photo où Laure et moi nous nous sommes retrouvés, par hasard. Elle fait partie du feuillet qui accompagne le nouvel album de Carole. Elle illustre sa chanson L'Autel de l'absence. Pour plus de détails voir l'avant-dernier billet: Rendez-vous manqué.






Depuis l'ouverture de ce blogue, j'ai tenté de vous démontrer, avec preuves à l'appui, qu'un hasard peut parfois modifier le cours de notre vie. On ne sait jamais, mon apparition sur cette photo publique sera-t-elle peut-être le début, pour moi, d'une grande carrière cinématographique...

Permettez-moi pour l'instant de revenir sur terre. Le hasard a voulu que Caracol lance son album le même jour que mon propre fils: Jipé Dalpé. Je devrai donc être à ses côtés au Téléphone rouge à Sherbrooke le 8 septembre et au Cabaret Juste pour rire à Montréal, le 9 septembre.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir



cliquez ICI pour accéder à la page de Jipé et entendre l'Azur.

On serait directement passé au lit avec Jipé Dalpé. Lui se contente pour l'instant de doux préliminaires.
Dominic Tardif (Voir)
Pour voir l'article du journal en entier, cliquer sur Voir

dimanche 31 août 2008

Chance ou malchance

Ce texte n'est pas de moi. Je l'ai reçu par courriel. Celui-ci, je n'ai pu m'en défaire. Je l'ai mis de côté il y a fort longtemps. Je viens de le retrouver, par hasard, sur un back-up laissé sur un CD non identifié datant de quelques années. Et quand je l'ai vu, j'ai tout de suite compris, qu'il attendait depuis ce temps pour vous.


Un vieux paysan chinois avait un cheval. Un jour l’animal s’enfuit et ne rentre pas. Les voisins disent : « C’est pas de chance! » L’homme répond : « Chance ou malchance, qui pourrait le dire? »




Et voilà que 15 jours plus tard, le cheval revient à la ferme suivi d’une dizaine de chevaux sauvages. On dit au paysan : « Tu as bien de la chance. Il déclare : « Chance ou malchance, qui le sait? »

Le fils du paysan saute sur une des montures, part à fond de train et se casse la jambe. Pour sûr, c’est de la malchance. Mais le père branle la tête : « Chance ou malchance, on verra bien»



La guerre civile faisait rage dans la province. Une bande de soldats passe dans le village, emmenant de force tous les jeunes gens en âge de porter un fusil. Seul, le garçon à jambe brisée ne part pas. « Chance ou malchance, qui pouvait le dire? »



En effet, souvenons-nous de cette parabole : « Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être ». On ne sait jamais si tel événement est chance ou malchance : il faut attendre la fin de l’histoire, et peut-être la fin de la vie. Alors, en se retournant, on verra mieux ce qu’il en était.

- Rapporté par D.H. Munich


J'aime bien cette histoire. La morale est belle. Quand il nous arrive un pépin, on se console souvent en se disant que ce qui est arrivé, c'est peut-être mieux comme ça. Et on espère que l'avenir nous donnera raison.



Mais il arrive aussi qu'on veuille forcer la main du destin. On a tous vu dernièrement comment l'été était bien mal parti. La pluie est venue gâché les vacances de plusieurs personnes qui les attendaient depuis longtemps. Aux bulletins de nouvelles, mon imaginaire a été frappé par des vacanciers qui partaient vers le sud: la Floride et Cuba, en particulier. J'en ai entendu dire le sourire en coin: Si le soleil ne vient pas à nous, nous irons le retrouver où il est.

Le lendemain, le soleil s'installait au Québec et on annonçait des ouragans en Floride et à Cuba.

Mon prochain billet:


Quand on aimerait laisser le Destin choisir à notre place.


samedi 30 août 2008

Rendez-vous manqué

Dernier billet d'août

Pour du bonheur, ça prend des rêves.
Mais, il y a un risque: avoir le coeur ou l'âme brisé. C'est le prix à payer.
Ça nous arrive tous un jour où l'autre, on met tous nos rêves dans une liasion prometteuse, dans un projet si emballant qu'on a mal à dormir. Mais soudain, réveil brutal. On se retrouve devant un rendez-vous manqué. L'instant est parfois si cruel qu'on veut mourir. Pour vous mettre dans l'ambiance, cliquer sur Faut-il mourir ou vivre.


C'est pour illustrer cette réalité que la photo ci-haut fut prise. Elle paraîtra sur le feuillet du prochain album de Carole Caracol, autrefois du groupe Les DobaCaracol. Cette photo représente une mariée seule. Au grand damn de tous, le marié ne s'est pas présenté. Les parents du mariés, représentés par José Facal et Martine JeanRenaud, les véritalbes parents de Caracol,sont dans tous leurs états. J'ai l'honneur de représenter le père du marié qui ne s'est pas présenté. Laure est à ma gauche. Nous préférons éviter tout regard pour ne pas être foudroyés.

Comment nous sommes-nous retrouvés là ?

Il faut relire ici un de mes anciens billets pour avoir la réponse. Vous vous souvenez de la photo de gauche? Pour relire le billet à ce sujet, vous pouvez cliquer sur le lien: L'Avenir, cet inconnu.

La clé de l'énigme. La photo sur laquelle nous nous retrouvons en haut du billet sera reproduite dans un feuillet accompagnant le nouvel album de Caracol. La sortie de l'album est prévu pour les 8 et 9 septembre 2008.

Pour plus de détails, cliquer sur L'Arbre aux parfums


Quoi faire aujourd'hui le 8 septembre 2008

Vous pourrez avoir accès à de bien belles compositions et rêver.

Détail intéressant sur le mot damn que j'ai utilisé plus haut:


« Franchement, ma chère, c'est le cadet de mes soucis. » est la réplique finale de Rhett Butler (Clark Gable) à Scarlett O'Hara (Vivien Leigh) dans le film Autant en emporte le vent datant de 1939.

Sa version originale, Frankly, my dear, I don't give a damn. a été élue officiellement plus grande réplique du cinéma américain en 2005, alors qu'elle aurait pu être censurée lors du tournage par le code Hays.

vendredi 29 août 2008

Où suis-je ?


Le hasard à voulu que dans une semaine, ma photo soit dans tous les magasins Archambault. Encore faut-il que vous soyez capables de me reconnaître. Ça, c'est comme le point de départ pour me trouver. Il vous faut nécessairement franchir deux étapes primordiales:

  1. Reconnaître mon visage sur la photo.
    Cette étape ne sera pas évidente. Il y a plein de photos dans le magasin. Les photos ont toutes quelque chose en commun ou presque: tout le monde essaie de faire le beau ou la belle.
  2. L'étape suivante va consister à vous dire où trouver la photo.

  3. L'étape 3 va consister à vous expliquer à quoi rime la photo.


Étape no1. :
Je ne suis que sur une seule des photos suivantes. Essayer de trouver laquelle.












N'oubliez pas: je suis sur une seule de ces photos. Il ne faut laisser aucune hypothèse au hasard.




Tant qu'à être chez Archambault, pourquoi ne pas écouter cette musique sublime. Cliquer ICI.

jeudi 28 août 2008

Retour dAlsace


Centre-ville Ribeauvillé, Alsace

Pendant tout le voyage en Alsace, j'ai tenu un journal de bord. Je l'avais d'ailleurs commencé dans l'avion, notant les moindres réactions de l'informaticien en prières.

Après mon retour, j'ai découvert La Place Publique, le forum de discussion de Sympatico. Un jour, par hasard, je me suis ms à raconter mon voyage avec l'idée de livrer l'essentiel. Je pensais le faire en deux ou trois messages. Finalement, l'expérience a duré quelques mois. Un trip!


Tous les soirs, je racontais un épisode. Des participants du forum se mêlaient à la discussion. Je me laissais prendre au jeu jusqu'à très tard dans la nuit. Vers une heure du matin, apparaissait toujours un chef cuisinier qui animait un forum de cuisine sur Sympatico. J'étais flatté de sa présence. J'adorais son sens de l'humour, ses allusions à sa vie amoureuse. Un Grand Chef amoureux, de l'émotion à pleins chaudrons.

J'ai appris qu'il enseignait à Ottawa, qu'il avait son émission de télévision et qu'il avait gagné plusieurs médailles d'or dont une à Vancouver. Mais, il a avoué qu'il ne récitait jamais son chapelet. Il laisse ça aux informaticiens!


Un soir, alors que nous échangions en direct sur le forum, j'ai prononcé le mot St-Hyacinthe. Le mot fut magique. Le chef m'a dit qu'il était originaire de St-Hyacinthe. Cette révélations fut à l'origine de la découverte d'une série de coïncidences tout à fait inattendues.

J'ai ajouté un détail:


  • J'ai travaillé à l'hôpital de St-Hyacinthe.

  • Ma grand-mère aussi a travaillé à l'hôpital, répond le Grand Chef.

  • Ah oui? Moi, j'ai travaillé à l'information, comme garçon d'ascenseur et aux cuisines.

  • Ma grand-mère aussi a travaillé aux cuisines, précise le Chef.

  • Aux cuisines? Je l'ai probablement connue. Moi, c'est avec madame Tessier que je travaillais

  • Madame Tessier? C'est ma grand-mère!

  • Une femme extraordinaire! Elle m'a montré pleins de trucs qui me servent encore.


    Le Grand Chef, ou sa copine, n'aurait pas été plus surpris si je leur avait dit que madame Tessier était ma mère ou que moi, j'étais son père. Mes les coïncidences n'allaient pas jusque là. Et il ne faut pas essayer tout savoir. Par exemple, est-ce que le chef s'est servi de produit Maple Leaf dans son restaurant?

    L'image que j'ai de madame Tessier, c'est celle d'une femme très douée, énergique, chaleureuse qui avait dans la quarantaine. Le Chef n'avait pas connu sa grand-mère si jeune. L'image qu'il avait en tête, lui, c'était celle d'une vieille dame plutôt tranquille. J'ai pu lui expliquer qui était sa grand-mère, si douée en cuisine. Le Chef avait sûrement hérité de son talent.


Toute cette histoire m'a donné comme un frisson d'émotions. Imaginez, presque tous les jours, vers une heure du matin, depuis des mois, j'ai une conversation virtuelle avec un chef réel d'Ottawa et sa grand-mère m'a enseigné la cuisine pendant longtemps.

Si je n'avais pas pris ma retraite, je n'aurais pas été en Alsace, je n'aurais pas eu de voyage à raconter, je n'aurais jamais connu le petit fils de madame Tessier devenu un Grand Chef médaillé d'or. Et je ne serais pas en train d'écrire ce billet.